Abonéobio : Le blog du bio

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Lundi 30 mars 2015

Des médecins se mobilisent contre les pesticides

 

Les médecins le reconnaissent, les pesticides sont nocifs pour la santé. Face à une hausse des maladies chroniques, ils se mobilisent pour exiger de revoir les autorisations sur l'usage des pesticides. Un appel signé de 1200 médecins a été présenté le 30 janvier 2014. Pour eux, il est évident que les preuves s'accumulent contre les substances chimiques en forte augmentation (pesticides et perturbateurs endocriniens), à mettre en corrélation avec le développement des cancers (dont celui de la prostate), du diabète, de l'obésité, des allergies, mais aussi des troubles hormonaux, infertilité et puberté précoce, des maladies neurologiques, ... L'Inserm, dans son expertise publiée en juin 2013, rappelait dernièrement que «près d’un millier de molécules ont été mises sur le marché en France ; les risques liés à ces molécules ne peuvent être évalués faute de données toxicologiques et épidémiologiques suffisantes.» Des données existent démontrant le lien entre l'exposition professionnelle aux pesticides et le risque accrue de certaines pathologies, telles que la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate, cancer du sang (leucémie), certains cancers hématopoïétiques (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples) mais aussi des fausses couches, malformations congénitales, des tumeurs au cerveau, des atteintes qui touchent le développement des neurones, des malformations cardiaques...Les médecins des Antilles ont également signé cet appel, étant fortement touchés par la présence de la chlordecone notamment. L'ensemble de nos sols est contaminé, du fait de notre consommation championne du monde de pesticides, (90 % est pollué par les organophosphorés). Nos corps ont ingéré ces poisons. En Bretagne, une étude de 2009 portant sur l'analyse des urines des femmes a démontré que seulement 1.6 % ne contiennent pas de traces de pesticides ! Même à petite dose, ils agissent sur notre corps avec un effet cumulateur et un effet cocktail. De plus, leurs effets impactent plusieurs générations !

la petition des médecins contre les pesticides

Aujourd'hui nos lois européennes ne nous protègent pas suffisamment. S'il existe des données, aucune méthode n'a été validée à ce jour, à l'échelle de l'Europe, pour affirmer de manière irrévocable qu'un pesticide est bien un perturbateur endocrinien. Alors, pour protéger leurs patients, qu'ils soient agriculteurs ou simples consommateurs, ces médecins signataires de l'appel demandent à l' Etat Français :

1) De reconnaitre de nouveaux tableaux de maladies professionnelles agricoles dont l’apparition est liée à l’exposition aux pesticides.

2) De protéger la population :

  • En cessant les épandages aériens : L'Europe les a interdit mais ponctuellement les Préfectures peuvent y déroger.
  • D'imposer des restrictions pour réduire les risques aux abords des habitations
  • De séparer les activités de conseil et celles de ventes des pesticides notamment auprès des agriculteurs
  • D'interdire leur usage dans les espaces non agricoles. De nombreuses communes s'en passent très bien, il suffit de généraliser ces bonnes pratiques. Selon le dernier projet de loi (vote le 23.01.14), l'interdiction totale des pesticides est reportée en 2020 et la commercialisation des pesticides pour les particuliers interdite en 2022.
  • D'indiquer sur l'étiquette d'un produit alimentaire, les pesticides qui ont été utilisés pour la culture et la fabrication
  • De s'engager à très court terme à supprimer tous les résidus de pesticides perturbateurs endocriniens dans les produits que nous consommons


l'épandage aérien de pesticides en France

3) De garantir la protection des consommateurs et agriculteurs, ainsi que la préservation de l'environnement, lors de l'attribution de l'autorisation de mise sur le marché des pesticides. Le collectif demande que des laboratoires indépendants, désignés par l'ANSES, puissent faire des tests règlementaires préalables, à la charge des demandeurs. Et qu'ensuite, l'autorisation de mise sur le marché, soit prononcé conjointement par les ministères de la santé, de l'agriculture et de l'environnement. A consulter sur le site du ministère de l'agriculture actuellement une liste de 17 demandes de mise sur le marché de pesticides soumises à la consultation du public jusqu'au 19 février (http://agriculture.gouv.fr/Note-de-presentation-des-projets,23751)

4) D'assurer au niveau européen, la défense :

  • "De l’assimilation des perturbateurs endocriniens à des substances sans seuil pour que les perturbateurs endocriniens avérés (catégorie 1) et fortement suspectés (catégorie 2) soient couverts sous le régime réglementaire de la substitution obligatoire et les perturbateurs endocriniens faiblement suspectés (catégorie 3) fassent l’objet d’une vigilance ou de restrictions dans leurs usages (produits alimentaires par exemple).
  • De leur caractérisation par des tests toxicologiques recherchant des effets à faibles doses et par effet cocktail (tels que préconisés par le rapport Kortenkamp (11) pour la commission européenne)".

5) De donner la possibilité à l'ensemble de la population de choisir une alimentation bio, en augmentant les surfaces agricoles sans pesticides.

les cours d'eau pollués par les pesticides

En savoir plus :

1) Le texte de l'appel des médecins: http://www.alerte-medecins-pesticides.fr/ (dont déjà 37 médecins en pays de la loire, la liste ici http://www.alerte-medecins-pesticides.fr/?page_id=544 ). Chacun pouvant inviter son médecin à rejoindre l'appel !

2) Le Rapport du Sénat, octobre 2012 (www.senat.fr), "Pesticides, vers le risque zéro", reprenant 5 constats alarmants :

  • Sous évaluation des risques et dangers des pesticides sur la santé
  • une autorisation de mise sur le marché (et le suivi ensuite) des pesticides qui nécessite une révision de sa procédure.
  • Face aux dangers et risques, pas de protection à la hauteur
  • La nécessité de mieux cerner les limites des modèles et des pratiques industriels, commerciaux et agricoles.
  • La révision du Ecophyto 2018 : La quantité des pesticides devait être divisé par 2 d'ici à 2018, sauf que le constat actuel est une augmentation au lieu d'une réduction

Le petit guide Bio Cosmétique ASEF

 

Pour sensibiliser l'ensemble de la population à l'importance de l'usage de cosmétiques sains, l'association ASEF vient d'éditer le petit guide Bio Cosmétique. Proposé gratuitement dans les salles d'attente des médecins, il permet au consommateur de mieux comprendre ce qui se cache derrière nos flacons d'hygiène et de beauté aux packaging colorés et séduisants : qu'il s'agisse d'un savon, d'un shampoing, d'un gel douche, d'une crème visage ou gel à raser, d'un parfum ou d'un déodorant, ...chacun de ces cosmétiques peut contenir de 20 à 50 ingrédients, dont certains peuvent agir négativement sur notre santé, provoquant irritations, allergies, perturbations hormonales (stérilité, ...). Des études scientifiques ont également démontré les risques cancérigènes... Mieux vaut prévenir que guérir, aussi l'Association Santé Environnement France réunissant 2500 médecins Français, réalise des études et anime des conférences sur tous les sujets en lien avec la santé et l'environnement (ondes électromagnétiques, alimentation, qualité de l'air, ...). Elle est également l'auteure de plusieurs petits guides bio, dont le guide vert des bébés bio et ce dernier "Le petit guide santé du Bio-Cosmétique". De quoi faire le tri dans sa salle de bain et comprendre combien il est important de prendre soin de sa famille en sélectionnant des cosmétiques bio. A recommander particulièrement aux mamans et aux papas qui s'interrogent sur la manière de protéger leur bébé, aux futurs parents et à ceux qui envisagent une grossesse prochainement.

guide pratique bio cosmetique asef

Des conseils pour avoir une chevelure de rêve (sans recours aux anti-poux toxiques), un maquillage naturel (avec un focus sur le vernis et ses polluants), une peau bronzée sans risque, mais aussi pour mieux choisir son déodorant en évitant les sels d'aluminium et les parabènes, oublier la tendance fish-pédicure en lisant les risques sanitaires, et profiter d'un lexique avec quelques explications de base sur des substances dangereuses pour la santé, tels que les ethers de glycol (voir l'article précédent sur aboneobio sur le phénoxyéthanol), le triclosan, les phtalates, les alkyphénols, les parabènes, ....

Lire le guide en ligne : http://fr.calameo.com/read/002546570731619a52bba

Pourquoi l'association ASEF ?
Fondée dans les Bouches-du-Rhône, en 2008, par deux médecins, le Dr Pierre Souvet et le Dr Patrice Halimi, qui voulaient mieux comprendre ces cas de stérilité, d'asthme, de cancers, d'allergies... En 10 ans, les allergies ont doublé. En 25 ans, les cas de cancers sont multipliés par 2, et le cancer affectant les enfants s'accroit de 1 % chacune année. Sans parler de la hausse fulgurante des malformations congénitales et de la stérilité. La pollution au quotidien est au coeur de cette épidémie et les professionnels de la santé se sentent investis d'un rôle important d'informations auprès de leurs patients.

A ce jour, l'association ASEF a déjà publié huit guides verts pour aider à supprimer les polluants de notre quotidien. Ces ouvrages sont accessibles gratuitement en téléchargement sur le site de l'association (www.asef-asso.fr), et disponibles en papier recyclé dans les salles d'attentes des cabinets médicaux et dans les maternités :

  • Petit guide santé du Bio-Cosmétique
  • Petit guide santé du Bio-Sportif
  • Petit guide santé du Bio-Ménage
  • Petit guide vert du Bio-Air intérieur
  • Petit guide vert du bio-bébé
  • Petit guide vert p'tits gourmets
  • Petit guide vert bio-alimentation
  • Petit guide vert du bio-jardinage

http://www.asef-asso.fr/ma-beaute

La liste INCI suffit elle à dire que le cosmétique est sain ?

 

Aujourd'hui les cosmétiques, qu'ils soient conventionnels, bio ou naturels, sont régis par la même règlementation. L'étiquette est obligatoire et le règlement cosmétique 1223/2009 impose des mentions et indications spécifiques. Les fabricants en charge de la mise sur le marché de ces cosmétiques sont responsables de leur formulation et de leur innocuité (avec des tests obligatoires tels que la tolérance cutanée et oculaire et d'autres facultatifs). Un cosmétique par essence est en contact avec la peau. Sa composition est susceptible de passer le derme, d'où l'importance de bien choisir la vingtaine de cosmétiques présents dans notre salle de bain, en moyenne. Une étude sortie en septembre évoque la présence de perturbateurs endocriniens (des leurres hormonales) dans 40 % des 15000 produits cosmétiques analysés. Mais alors comment bien choisir ses produits de soin ? Certains ne jurent que par l'analyse de la liste INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients), cette petite liste, en bas du flacon ou de l'emballage, qui précise la liste de l'ensemble des ingrédients présents, classés dans l’ordre décroissant de leur quantité dans la formule . Sauf que, sauf que ... :

dosage-composition-cosmetique-bio

  1. L’industriel fabricant d’une matière première est le déclarant du nom INCI : ce qui entraine qu’une même matière première sur 2 fournisseurs peut avoir deux noms INCI différents ou bien que le même nom INCI désigne deux matières premières légèrement différentes.


  1. Le nom INCI est construit sur une composition moléculaire définit chimiquement ou sur une définition botanique lorsqu’il s‘agit d’une extrait végétal. La lecture ne permet alors pas de distinguer l'origine de la matière première, est elle synthétique ou naturelle ?. L'impact ne sera pas le même pour l'organisme. Les procédés d'obtention de la matière première sont ils maitrisés ? Y a t’il des résidus polluants dans cet ingrédient ? (de type nitrosamine par exemple dans la DEA de Coprah ). Quel solvant a été utilisé pour obtenir cet extrait de Rose ? Un solvant pétrolier ou une glycérine végétale ?. Et là, comment savoir ? En effet le nom INCI ne renseigne en rien ces différents points.


  1. La seule et unique solution aujourd’hui est de vérifier si le produit bénéficie d'une labellisation ou d’une certification, et s'intéresser au cahier des charges ; seule une labellisation bio garantie un procédé d'obtention propre du début de la chaine jusqu’au produit fini : ingrédients issus d’une agriculture biologique, extrait ou ingrédients chimiquement transformés de façon propre, analyse des ingrédients, formulation et fabrication sous contrôles strictes... Le label bio est donc un plus qui confirme que le fabricant s'engage à respecter des règles éthiques mais cette différence ne se voit pas sur la liste INCI. Les noms des ingrédients de la composition étant les mêmes quelque soit leur origine.


Aujourd'hui on constate que les grands laboratoires déposent de nouvelles molécules, qui vont rentrer progressivement dans la composition de leurs produits. Ces molécules brevetées sont exclusives et leur permettent de communiquer sur l'efficacité de leurs produits. En lisant la liste INCI, le consommateur n'aura aucune information sur le procédé d'obtention et la façon dont ces molécules ont été produites. Elles peuvent même être issues de mélanges de molécules pas très propres. ...et le consommateur est berné !

Alors comment faire pour choisir ses cosmétiques ?

  1. En choisissant un cosmétique certifié / labellisé Bio
  2. En s’assurant de l’éthique effective de l’entreprise, fabricant ou pas
  3. En étudiant le système de commercialisation (s'agit il d'une distribution en réseaux courts, spécialisés ou GMS (grandes surfaces) ?. Le conseil lors de la vente est très important
  4. Pour les chimistes en herbe, s’intéresser à la liste INCI, attention toutefois aux sites d'information, où la présentation est un peu simpliste sur un sujet compliqué.

Le guide des meilleurs ingrédients malins

 

La maison regorge d'ingrédients utiles que nous avons bien souvent oubliés d'utiliser : citron, vinaigre, bicarbonate, huile d'olive, ou chlorure de magnésium...notre cuisine cache de précieux alliés. Les éditions Leduc proposent un guide pratique pour s'approprier ce qui étaient précédemment des recettes de grand-mères : "Les meilleurs des ingrédients malins" Il réunit les 5 best-sellers précédents : citron, vinaigre, bicarbonate, chlorure de magnésium, huile olive, vous pourrez pratiquement tout faire avec eux, ou presque. J'ai notamment apprécié les recettes pour retirer les verrues si tenaces : appliquer 2 fois par jour une macération d'écorces de 4 citron (7 jours dans 25 cl de vinaigre). Puis mélanger dans un petit flacon1 ml d'huile essentielle bio de citron, 1 ml d'huile essentielle de cannelle, 1 ml d'huile essentielle de sarriette, et appliquer 1 goutte de ce mélange, 2 fois par jour, tant que la verrue n'a pas disparue. En complément vous pouvez péparer des infusions d'écorces de citron (bio !) , et en boire 2 à 3 tasses par jour pendant 14 jours minimum.

les meilleurs ingrédients malins astuces

Autres astuces à essayer pour supprimer les vers intestinaux : boire le jus d'un citron pressé, le reste sera broyé (pépin, écorce, zeste) et faites le macérer dans un bol d'eau sucrée avec du miel de lavande pendant 2 heures. Boire le jus filtré le soir au coucher pendant 7 jours. Le matin, mélangez 5 gélules d'ail avec du jus de citron (1/2 verre). Mangez une pierre de sucre puis avalez la décoction à jeun. Renouveler le lendemain. Sur le chapitre consacré au vinaigre, le lecteur apprendra à utiliser cet ingrédient apprécier pour faire son ménage bio, à soulager quelques bobos du quotidien (bleus, bosses, boutons, démangeaisons, articulations douloureuses, ...), à reconnaitre toutes les variétés de vinaigre (et il en existe beaucoup ! vinaigre aux agrumes, à l'ail, au basilic, à la ciboulette, à la lavande, à la menthe, au fenouil, à la figue, au petit lait ...) et à préparer quelques recettes (sardines en escabèche, rollmops express, ...).

Si, comme moi vous avez du mal à respirer dans une voiture neuve, voici une astuce à tester pour désodoriser et assainir l'intérieur des voitures : mettre du bicarbonate sur les tapis de sol, au fond du coffre et dans les vides poches. Laissez agir de 1heure à la demi journée. Aspirer ensuite et c'est devenu sans odeur. Toute une partie du guide est dédiée aussi aux taches à traiter avec le bicarbonate, appelé le génie du foyer. Savez vous qu'il est aussi un allié de premier choix pour les pieds odorants ? Mettez du bicarbonate à l'intérieur, le soir et hop ça repart le lendemain sans odeur ! Pour mes plantes, j'ai appris dans ce guide que le chlorure de magnésium était un excellent substitut aux engrais car le magnésium participe à la formation de la chlorophylle, il permet aussi de mieux résister pendant les période chaude sans arrosage. Et enfin, une dernière astuce piochée dans la partie sur l'usage de l'huile d'olive : si votre enfant rentre avec un chewing gum collé dans les cheveux, pas de panique et pas besoin de ciseaux : frottez la mèche avec du papier absorbant imbibé d'huile olive, et peignez ensuite. L'intrus sera collé sur le peigne. Si vous voulez avoir des yeux de biche et des cils glamour, un massage avec 2 gouttes d'huile d'olive les aidera à s'épaissir.

Un guide complet avec 480 pages, en format pocket comprenant un index pour se repérer dans les différentes applications de ces ingrédients 100 % naturels (et très économiques !)

Dans la même collection (Malin) d'autres guides à disposition : http://www.editionsleduc.com

La Maison-poison quand nos intérieurs nous polluent

 

Nous passons l'essentiel de notre temps dans des intérieurs, vingt deux heures en moyenne dans une journée. Nous pensions être à l'abri des pollutions ? Il n'en est rien : l'air intérieur est 5 à 10 % plus pollué que l'air extérieur ! Plus de 18 millions de personnes victimes d'allergies en France, et les cas d'asthme ne cessent de se développer et c'est notamment parce que nous sommes exposés à cette pollution chimique invisible à l'intérieur de nos maisons, de nos bureaux et de nos voitures. Faire appel au service d'un professionnel pour piéger les substances nocifs de notre intérieur permet de prendre conscience de leur dangerosité. Dans le documentaire proposé par France 5 "La maison poison quand nos intérieurs nous polluent", une maman découvre que l'asthme de son fils est aggravé par les travaux récents fait dans l'appartement (parquet stratifié, peintures, ...) et par le mobilier acheté (lit, canapé, ...), et les bougies parfumées disposées. Le tout émet notamment du formaldéhyde, substance nocive qui se cache dans les tissus des canapés, les colles de bois agglomérés, les peintures, ...qui joue le rôle de conservateur, durcisseur, et liant..pratique pour les industriels et ajoutés à toutes les sauces. Sauf qu'il est classé cancérogène certain par le CIRC depuis 2004 et pourtant toujours autorisé par l'Europe. Alors faire le ménage ça aide à retrouver un intérieur sain ? Pas vraiment ! Au lieu d'assainir, l'usage aux produits ménagers classiques dégradent la qualité de l'air. En clair, plus on fait le ménage et plus on pollue l'air respiré !.

la maison poison quand nos intérieurs nous polluent

Pourquoi ne pas imposer une étiquette claire sur les produits ménagers ? Aujourd'hui il est simplement demandé d'afficher les pourcentages des grandes familles de composants. Pourtant une étude grandeur nature sur les émissions de polluants, commandée par le ministère de l'écologie, démontre que le fait de faire le ménage avec des produits nocifs plus accroitre de 2 à 3 fois la concentration de substances nocives dans l'air intérieur ! Ils ont retrouvé plus de 30 COV différents (Composés Organiques Volatils ) et à 91 % du formaldéhyde, ainsi que du terpène (ce qui donne l'odeur de frais des produits d'entretien, désodorisants ou bougies), et de l'ammonium quaternaire sert de désinfectant dans les détergents, les nettoyants, les lingettes notamment des salles de bains et des toilettes (des petites pièces où l'on se trouve très exposé à la respiration de produits chimiques) A noter que l'utilisation de plusieurs détergents est plus nocif encore (c'est l'effet cocktail avec une "fabrication" de nouveau formaldéhyde quand des substances réagissent les unes par rapport aux autres). Alors faut il choisir des produits écologiques ? Oui mais pas n'importe lequel ! Les produits vendus en grandes surfaces arborant l'écolabel restent insuffisants. Le reportage indique clairement que l'Ecolabel n'a pas supprimé la présence de substances chimiques (certes pas de formaldéhyde) car les COV ne sont pas proscrits ! On tolère jusqu'à 6 % de COV dans les produits sous écolabel. Réduire ne suffit pas à rendre des produits sains.

etiquetage des polluants sur les peintures

En attendant un étiquetage clair sur les produits d'entretien, on peut apprécier celui proposé dans les rayons des magasins de bricolage, sur les peintures notamment. Depuis qu'une loi est passée, les rayons se remplissent de produits étiquetés. En septembre 2013 l'ensemble sera obligatoire. Il suffit d'opter pour des produits qui affichent un A+. Si le consommateur averti change sa manière de consommer, les fabricants vont bien être obligés de changer aussi leur manière de produire. Car il existe des solutions comme nous l'indique le documentaire. Une société a mis en place une technique à base de feuilles qui capturent les polluants chimiques à l'intérieur du meuble. Il suffit de 5 à 6 feuilles au sein d'une armoire, à 2 euros l'unité. Sauf que les fabricants plaçant ce type de produits devraient assumer le fait de reconnaitre précisément que leur mobilier contribue à la pollution intérieure. Ce chef d'entreprise attend que son innovation soit développée par un industriel. En attendant, le consommateur qui achète un pot de peinture référencé A+ doit aussi savoir que les tests ont été faits au bout de 28 jours pour simuler un effet longue durée. Ce qui veut dire que l'évaluation de l'émanation instantanée qui se dégagera lors de l'application de la couche de peinture n'a pas été effectuée. Et c'est à ce moment là que les risques sont les plus importants : le conseil pratique consiste à aérer au maximum la pièce pendant 7 jours (personnellement j'ai testé aussi en mettant des oignons partout dans les pièces concernées). De plus l'étiquetage reste partiel puisqu'il ne se limite qu'à 10 composants ! Le projet initial portait sur l'analyse de la concentration de 165 COV, mais entre temps le lobbying de l'industriel est passé par là. Le reportage épingle notamment l'association AIMCC qui regroupe 7000 entreprises du bâtiment, bois, ... et qui ne voulait pas de cette étiquette, qu'elle voulait rendre discrète et dissimulable (cf le mail interne présenté dans le documentaire). D'autres ont décidé d'agir comme le groupe PPG qui propose une peinture Ripolin à base de résine naturelle, et pour laquelle il a fallu trouver des sources d'économie (et notamment dans un emballage réduit) pour alléger le surcout de 2 à 3 fois par rapport à l'achat d'une résine synthétique ) pour sortir un produit efficace, moins polluants, à prix identique.

Comment peut-on produire des biens de consommation, les vanter dans des publicités, tout en sachant qu’ils ne sont pas neutres pour la santé ? interroge la réalisatrice. « Je souhaitais démonter les mécanismes qui font que les décrets de protection des citoyens consommateurs tardent à exister, puis à être appliqués. Une lenteur qui arrange les pouvoirs économiques et qui est bien souvent couverte par les autorités. Comme pour l’amiante, les responsables auront peut-être un jour à répondre de leurs agissements. » D’autant que le documentaire démontre que, en matière de pollution domestique, il n’existe pas de fatalité : « Au-delà du constat des risques sanitaires et des mensonges des industriels, je voulais aussi montrer dans ce film qu’il existe des alternatives, des produits non toxiques aux recettes toutes simples », conclut Meriem Lay.

  • A voir le reportage sur France 5 : La maison poison quand nos intérieurs nous polluent, réalisé par Meriem Lay
  • Dimanche 27 janvier 2013 à 20.35,
  • 52 minutes,
  • Production Ligne de Mire Production, en association avec France Télévisions


Le conseil d'aboneobio : optez pour de vrais produits entretien bio pour faire le ménage dans votre maison ! Et je vous invite aussi à relire cet article qui vous explique pourquoi les produits d'entretien écolabel sont insuffisants

Respirer un air sain chez soi

 

En hiver la tentation est grande de vouloir calfeutrer ses fenêtres pour garder la chaleur. Sauf qu'une bonne ventilation est nécessaire pour l'habitat. Et souvent le débit n'est pas suffisant pour éliminer les polluants. Nous passons 80 % de notre temps à l'intérieur (de la maison, du bureau, de la voiture, ...). On pense souvent à la pollution de dehors mais peu à celle que nous produisons à l'intérieur. En tant que consommateur averti nous pouvons agir pour préserver notre santé, en choisissant mieux les matériaux et produits de construction, de décoration, le mobilier, les produits entretien de la maison, les désodorisants, parfums d’intérieur, bougies, encens, insecticides…Mais aussi les produits de toilette, les cosmétiques bio…les produits liés à nos activités ou nos habitudes (tabagisme, cuisine, bricolage, lavage, jardinage…), de nos animaux familiers, des moisissures qui peuvent s’installer, des habitants indésirables de nos logements (insectes, acariens, etc.), des dégâts des eaux non réparés. L'Ademe vient de sortir un guide Air Sain chez soi gratuit à télécharger pour plus de détails.

air sain à la maison guide de l'ademe

Au programme de ce guide :

  • Comment limiter la pollution de notre air intérieur
  • Causes et conséquences d’un air de mauvaise qualité
  • Des sources multiples de pollution
  • L’identité des polluants, quelques exemples :
  • COV (composés organiques volatils) : Matériaux de construction ou de décoration, mobilier, produits d’entretien, cuisson des aliments, fumée de tabac…
  • Formaldéhyde : Panneaux de particules, aggloméré, mousses isolantes, moquettes, textiles, colles, peintures, cosmétiques, fumée de tabac…
  • Éthers de glycol : Certaines peintures « à l’eau », encres, vernis, colles, produits d’entretien, diluants, cosmétiques…
  • Hydrocarbures (benzène, toluène, xylène, styrène, octane, trichloréthylène…) Produits de bricolage, meubles, fumée de tabac, peintures, vernis, colles, encres, moquettes, insecticides, matières plastiques, isolants, détachants…
  • Pesticides : Produits de traitement du bois, produits de traitement des plantes et des animaux domestiques, insecticides…
  • Acariens prolifèrent dans les poussières, la literie, les canapés et fauteuils en tissu, les tapis, les moquettes, les rideaux…
  • Des conséquences pour la santé
  • La qualité de l’air intérieur : un sujet sous surveillance
  • L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur
  • Des réglementations en évolution
  • Des nouvelles préoccupations dans le bâtiment : prévenir le risque
  • Chez soi, des pollutions à éviter
  • Acheter en connaissance de cause
  • Veiller aux systèmes de chauffage
  • Prendre des précautions en bricolant
  • Des pollutions inattendues
  • Gérer l’humidité
  • Essentielles pour vous et votre logement : l’aération et la ventilation
  • Les principes de base
  • Des solutions techniques adaptées
  • Le point sur l’épuration de l’air
  • Les plantes dépolluantes : mythe ou réalité ?
  • La photocatalyse en air intérieur


Lors de vos prochaines courses regardez bien la composition des produits d'entretien que vous allez mettre dans votre caddy. L'utilisation régulière des substances chimiques n'est pas neutre sur la santé. D'autant qu'il existe désormais des produits entretien bio très efficaces. Par exemple pour éviter faire la chasse aux moisissures dans la salle de bain ou sur les jointures de murs mal isolées ou peu étanche, je vous recommande le désinfectant écologique Etamine du Lys certifié Ecocert détergence écologique. Pour supprimer les acariens qui vivent dans la poussière de la maison, nettoyer les tapis et moquettes mais aussi les sols et surfaces ce nettoyant naturel pour moquette à l'huile essentielle d'orange et vaporiser les surfaces avec ce spray dépoussiérant chasspoussière.

Optez pour des lingettes bébé sans phénoxyéthanol

 

Les lingettes bébé utilisées pour nettoyer les fesses lors du change contiennent souvent du phénoxyéthanol. Or ce conservateur antibactérien est décrié depuis un moment (cf mon article : Le phénoxyéthanol. Le phénoxyéthanol est un éther de glycol toxique pour le sang et le foie. Il peut induire des effets neurotoxiques et des troubles neurologiques. On le soupçonne aussi de risques cancérogènes et de troubles de la reproduction chez l'homme. L'ANSM (L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) recommande de ne pas utiliser de cosmétiques destinés destinés au siège des enfants de moins de 3 ans contenant cette substance chimique poison, et propose d'interdire sa présence dans ce type de produits (dans un rapport publié en mai 2012. La commission Européenne a été saisie, sans réponse à ce jour, et pendant ce temps les lingettes au phénoxyéthanol continuent d'être utilisées.



Pour prendre soin de votre bébé en toute sécurité, optez pour des cosmétiques bio bébé sans phénoxyéthanol, notamment la Gamme Coslys Bébé sans allergènes



A découvrir aussi la gamme bébé des Douces Angevines et notamment la Fée Proprette



Et au lieu des lingettes, optez pour les carrés lavables en molleton de coton bio, c'est tout doux et des économies à la clé !



La santé de bébé est précieuse, sa peau est fragile et les substances chimiques passent le derme.

Manger bio c'est mieux !

 

L'agriculture bio se développe, les consommateurs en redemandent et pourtant, dans le même temps une succession d'articles remettent en doute les bienfaits de l'alimentation bio. Situation paradoxale à laquelle trois experts reconnus ont chercher à répondre en publiant un manifeste sur l'intérêt du "Manger bio c'est mieux !" : Claude Aubert, André Lefèbvre et Denis Lairon nous explique combien les produits bio offrent une qualité de nutriments, sans OGM et avec beaucoup moins d'additifs dans les produits transformés. Les polémiques sont fondées sur des études tronquées. Plusieurs articles scientifiques faisant la synthèse des connaissances sur la composition arrivent au mêmes conclusions positives en faveur du bio : plus de vitamines (notamment C ) et de minéraux (fer, zinc, magnésium), davantage de polyphénols et autres anti oxydants (les plantes les fabriquent pour les aider à se protéger contre les agressions extérieures), davantage d'oméga 3 (de 21 à 116 % d'oméga 3 en plus dans le lait bio par rapport au conventionnel, et aussi dans les produits laitiers, poulet, ...). Le bio permet d'élargir le choix des variétés (ce qui favorise la biodiversité) et de d'opter pour celles qui offrent le plus de nutriments (par exemple 4 fois plus dans une pomme calville blanche bio qu'une golden) et chacun sait que le meilleur est dans la peau encore faut il pouvoir manger une peau bio pour éviter d'avaler des pesticides (30 traitements en moyenne sur une seule pomme en culture conventionnelle et malheureusement il est illusoire de penser être protégé en épluchant car les pesticides systémiques pénètrent à l'intérieur des végétaux !). Et comme le fruit bio doit apprendre à résister, sa peau concentre aussi 5 fois plus d'antioxydants que la chair. Donc on n'épluche pas les fruits et légumes bio, on profite ainsi des vitamines, on gagne du temps et avec moins de perte.

MANGER BIO terre vivante

A l'heure où 80 % de notre alimentation est transformée, les produits bio se distinguent des conventionnels aussi parce que les procédés de fabrication et la combinaison des ingrédients sont très différents : des ingrédients peu ou pas raffinés, pas d'additifs aux risques mal connus (cf mon article sur le danger des additifs) (en bio seulement 47 additifs autorisés, tous naturels sauf les sulfites dans le vin et les nitrites dans la charcuterie, pas de benzoate de sodium qui favorise l'hyperactivité des enfants, pas d'aspartame), une composition simplifiée et des aliments précieux qu'on ne retrouve plus dans les recettes conventionnelles (sucre non raffiné, des aliments fermentés (tofu, sauce soja traditionnelle, ...), du lait cru, orge mondé, boulgour, épeautre, pâtes au sarrazin, ...). Manger bio c'est aussi prendre de bonnes habitudes alimentaires, avec une alimentation à dominante végétale (cf mon article Manger moins de viande, mieux pour la santé), des aliments complets (stop à la consommation de sucre raffiné), et au final moins d'allergies (des études démontrent que les enfants des écoles Steiner nourris avec des produits biodynamiques ont 38 % de moins de réaction atopique, ont recours aux antibiotiques 2 fois moins souvent ).

En bio, pas de pesticides (une grappe de raisin cultivée en conventionnel peut contenir jusqu'à 26 pesticides différents !) et des contaminations qui restent exceptionnelles. Il faut savoir que les pesticides organichlorés (DDT, lindane, HCH) notamment sont stockés très facilement dans la graisse. Même si ils sont interdits désormais, ils restent présents non pas dans le sang mais dans le tissu adipeux et une partie des pesticides reste stockées pendant 20 à 25 ans dans l'organisme et finira dans le lait de la maman qui allaite. Sans compter le lien entre cancer et pesticides avéré, les pathologies sont nombreuses : diabète, problème d'infertilité, malformations congénitales chez les garçons, pubertés précoces chez les filles, effets neurotoxiques (augmentation des risques maladie Parkinson, perturbation du développement du cerveau. Et dans le bio il n'y a pas plus de contamination microbiennes (l'affaire E coli en 2011 était un mauvais procès : sur les 900 analyses effectuées par les autorités allemandes, le germe n'a été retrouvé que dans une poubelle d'un consommateur !). L'hygiène est l'affaire de tous en bio comme en conventionnel.

Manger bio c'est aussi prendre soin de notre environnement et protéger celui des générations futures : moins de gaz à effet de serre en bio, moins de pesticides polluants rejetés dans l'air (il faut savoir que les brouillards et la rosée sont 30 à 60 fois plus chargées en pesticides que la pluie !), une qualité de l'eau préservée (voir mon article : "désormais on tolère plus de pesticides dans l'eau du robinet") en réduisant le coût exorbitant de la décontamination (2 chiffres en France : "coût complet du traitement des excédents d'agriculture et d'élevage dissous dans l'eau est estimé entre 54 et 91 milliards d'euros par an et le coût complet de dépollution des stocks d'eau souterraines serait compris entre 522 et 847 milliards d'euros, hors coût d'énergie du pompage avant traitement"), une biodiversité sauvée et une qualité de sols retrouvée.

Dernier point, le coût des produits bio. Pourquoi les prix sont plus chers en agriculture bio ? sauf qu'on ne voit pas non plus les couts cachés des aliments conventionnels : il faudrait ajouter le coût de la pollution , des maladies provoquées, de la baisse de fertilité des sols, de la chute de la biodiversité ...Cette facture en plus est déjà réglée sur la feuille d'impôts de chaque citoyen mais on ne fait pas le lien !

Je vous recommande la lecture du manifeste Manger bio c'est mieux ! éditée par Terre vivante, 5 euros, 150 pages. Les informations indiquées dans cet article sont issues de ce livre publié en Octobre 2012. A la fin du guide, 25 recettes à moins de 1.20 € démontrent que le bio n'est pas plus cher !

Ma bible des trucs de santé au naturel

 

Pour se soigner au naturel il existe des trucs et astuces, transmis depuis des générations et qu'aujourd'hui nous redécouvrons. Dans un contexte où la chimie induit de la suspicion, où les consommateurs sont avides de simplicité, de transparence et de bio, voici un ouvrage très utile pour toutes les familles : "Ma bible des trucs de santé" présente des solutions simples et efficaces pour soulager bons nombre de symptômes. Sophie Lacoste, rédactrice en chef de magazine sur la santé, partage son expérience de plus de 20 ans. J'ai apprécié notamment les conseils donnés aux personnes victimes d'acouphènes, une gêne très importante et souvent mal comprise par l'entourage : une vingtaine de suggestions faciles à mettre en place, dont la teinture mère de cimiguga (aussi donnée pour les bouffées de chaleurs). Le livre est organisé en 3 sections. Première partie : la liste des ingrédients naturels utiles tels que les huiles essentielles bio (pages 63 à 72), les huiles végétales dont le jojoba mais aussi les plantes (j'ai appris que le bambou pouvait soulager les maux de dos : lumbagos et sciatiques), les aliments (dont le chocolat ! ou encore le chou en cataplasme pour soulager les douleurs dorsales), les produits de la ruche (explications sur les vertus de chaque variété de miel, la cire d'abeille, ...), l'argile, les nombreuses recettes avec le bicarbonate de soude et le vinaigre de cidre, les boissons (Kefir, kombucha, thé), les élixirs floraux (voir mon article sur les fleurs de bach), les épices et condiments (pensez au curcuma et au gingembre frais !), les granules homéo (avec les explications sur la question qu'on se pose tous : 5 CH ou 30 CH ?). La deuxième partie présente les soins et les préparations : les bains, les cataplasme et les compresses, les gargarismes et bains de bouche, les macérations de plantes dans des huiles végétales, laits de toilettes et lotions toniques, les masques visage (avocat, carotte, avoine, citron, concombre, fraise, sigle, menthe, banane, ...), les sirops (comment faire et comment conserver ses sirop de légumes, de plantes, de fruits), les teintures mères, tisanes, ventouses. La dernière partie est un abécédaire pratique pour savoir quelles astuces dénicher en fonction d'un symptôme : acné, acouphènes, ballonnements, allaitement, angine, manque d'appetit, bursite, cellulite, chute des cheveux, eczéma, digestion difficile, entorse, insomnies, migraines, poux, rhume, stress....

ma bible des trucs de santé au naturel

A l'heure où les laboratoires font du lobbying pour interdire la vente de certains produits naturels (exemple du kava-kava, plante issue des iles Fidji, utilisée comme anxiolytique naturel, interdit depuis qu'un labo a extrait les principes actifs en recourant à un solvant dangereux (comme je vous le dis souvent attention aux méthodes de production mais aussi d'extraction, notamment dans le cas des huiles essentielles). Ce solvant ayant conduit au décès de plusieurs personnes. A croire que cette plante faisait de l'ombre à la vente des molécules chimiques sur un marché juteux notamment en France, gros consommateur d'anxiolytique.

Un livre utile à tous qui restera à portée de main et qui a aussi le mérite de nous aider à porter un autre regard sur dame nature, protectrice !
Ma bible des trucs de santé, de Sophie Lacoste, aux Editions Leduc.s (23 €) 504 pages, ou e-book à 15.99 €

Les pertubateurs endocriniens menacent la santé des femmes

 

Etre une femme aujourd'hui ne suffit pas pour donner la vie. L'infertilité grandit, et au delà ce sont les troubles du système reproducteur qui sont inquiétants. Partout dans le monde, des millions de femmes mais aussi de jeunes filles (avec la puberté très précoce) y sont confrontés. Les perturbateurs endocriniens sont dénoncés pour expliquer cette hausse des pathologies: bisphénol A mais aussi phtalates (voir mon article : le DEHP dangereux phtalate présent dans le nutella), ...Demain le Sénat doit voter une loi interdisant le recours au bisphénol A. Mais les industriels s'insurgent, avec un chantage sur la fermeture de leurs entreprises, ne sachant pas par quoi le remplacer (plus de 6.3 millions de tonnes de BPA produits d'ici 2015). Le calendrier serait incompatible avec la réalité industrielle : et la santé on en fait quoi ? . Puberté précoce (des petits filles ont des seins et des règles a 6 ou 8 ans !), myomes utérins, endométriose, syndromes des ovaires polykystiques, grossesse extra utérine, ménopause précoce, cancer du sein (la maladie touche 1 femme sur 8 en Europe), ...la liste des troubles de la reproduction est douloureuse pour les femmes. On sait que le système reproducteur est influencé par des facteurs divers (patrimoine génétique, alimentation, âge, hygiène de vie, ...) auxquels s'ajoutent désormais les nombreuses données sur les perturbateurs endocriniens. Ces substances s'interfèrent avec "la production, la sécrétion, le transport, le métabolisme, la fixation, l'action ou l'élimination des hormones naturelles". Et le problème lié à une exposition peut n'apparaitre que bien plus tard (c'est la brique manquante d'une fondation d'un édifice, invisible jusqu'au jour où le bâtiment devient bancal et s'effondre). A noter que les conséquences touchent aussi les générations suivantes : on constate davantage de malformations de l'appareil génital chez les petits fils des femmes ayant consommé du DES pendant la grossesse. Le principe de précaution devrait s'imposer, surtout quand on sait que l'exposition à de faibles doses de perturbateurs endocriniens ne sont pas sans conséquences.

perturbateurs endocriniens santé femmes

La liste de ces perturbateurs endocriniens est longue, en voici quelques uns :

  • Atrazine (herbicide parmi les plus utilisés aux USA), interdit en Europe en 2002 mais sa présence dans le sol continue de contaminer l'eau. Selon une étude de l'Inserm, la présence d'atrazine dans les urines de la femme augmente de 50 % le risque pour son enfant de souffrir d'insuffisance pondérale et de 70 % d'avoir un petit périmètre crânien à la naissance
  • Bisphénol A (BPA) Initialement c'est un oestrogène de synthèse destiné à un usage pharmaceutique. Depuis 1957 il est dans nos produits du quotidien en plastique durcit (biberon (interdit en 2011), bonbonne eau, ...) mais aussi dans les boites de conserve (dans les résines époxydes sur les parois intérieurs)
  • DDT insectide puissant interdit pour sa toxicité depuis 1972 aux USA, et en 1986 en Europe. Mais comme le DDT et DDE sont résistants, ils sont encore présents dans l'environnement et les organismes vivants et continuent leur pollution.
  • DES diethylstilbestrol : oestrogène synthétisé en 1938. Prescrit jusqu'au début 1970 voir 1980 en Europe. Il est encore utilisé comme hormones de croissance dans l'alimentation animale. Les études démontrent chez les filles dont les mères ont pris du DES pendant la grossesse plus de malformation de l'utérus ou du vagin, cancer du col de l'utérus, cancer du sein, ...
  • Dioxines
  • PBB (retardateurs de flammes)
  • PCB (utilisés comme isolants dans les transformateurs électriques, les gaines des cables, les condensateurs, ...) Interdits depuis 1987 mais ils sont persistants et s'accumulent dans l'environnement et la chaine alimentaire. Cf mon article les français ont trop de produits chimiques dans le sang
  • Phtalates : depuis 2005 en Europe, le DEHP, DBP et le BBP sont interdits dans l'industrie du jouet et des articles de puériculture (pour éviter que bébé porte à la bouche) mais autorisé ailleurs ! Le DEHP jugé très dangereux (phtalate classé toxique pour la reproduction) peut être mis dans les produits destinés au grand public sans dépasser 0.5 % ! UN scandale quand on constate sa présence dans l'alimentation, comme le Nutella ! ...


girl disrupted dérèglement hormonal feminin

Pour comprendre les enjeux de ces perturbateurs endocriniens et leurs impacts sur les troubles de la santé reproductive féminine, je vous invite à lire le livre « Menace sur la santé des femmes », publié par WECF France édité aux Editions Yves Michel, en librairie dès le 12 octobre 2012, 11 euros. L'ouvrage est rédigé clairement et très fourni en références. Il s'agit d'une adaptation de « Girl, disrupted » publié dès 2008 par une équipe de 18 experts internationaux faisant le point sur les données.

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