Abonéobio : Le blog du bio

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Dimanche 01 février 2015

Le guide des meilleurs ingrédients malins

 

La maison regorge d'ingrédients utiles que nous avons bien souvent oubliés d'utiliser : citron, vinaigre, bicarbonate, huile d'olive, ou chlorure de magnésium...notre cuisine cache de précieux alliés. Les éditions Leduc proposent un guide pratique pour s'approprier ce qui étaient précédemment des recettes de grand-mères : "Les meilleurs des ingrédients malins" Il réunit les 5 best-sellers précédents : citron, vinaigre, bicarbonate, chlorure de magnésium, huile olive, vous pourrez pratiquement tout faire avec eux, ou presque. J'ai notamment apprécié les recettes pour retirer les verrues si tenaces : appliquer 2 fois par jour une macération d'écorces de 4 citron (7 jours dans 25 cl de vinaigre). Puis mélanger dans un petit flacon1 ml d'huile essentielle bio de citron, 1 ml d'huile essentielle de cannelle, 1 ml d'huile essentielle de sarriette, et appliquer 1 goutte de ce mélange, 2 fois par jour, tant que la verrue n'a pas disparue. En complément vous pouvez péparer des infusions d'écorces de citron (bio !) , et en boire 2 à 3 tasses par jour pendant 14 jours minimum.

les meilleurs ingrédients malins astuces

Autres astuces à essayer pour supprimer les vers intestinaux : boire le jus d'un citron pressé, le reste sera broyé (pépin, écorce, zeste) et faites le macérer dans un bol d'eau sucrée avec du miel de lavande pendant 2 heures. Boire le jus filtré le soir au coucher pendant 7 jours. Le matin, mélangez 5 gélules d'ail avec du jus de citron (1/2 verre). Mangez une pierre de sucre puis avalez la décoction à jeun. Renouveler le lendemain. Sur le chapitre consacré au vinaigre, le lecteur apprendra à utiliser cet ingrédient apprécier pour faire son ménage bio, à soulager quelques bobos du quotidien (bleus, bosses, boutons, démangeaisons, articulations douloureuses, ...), à reconnaitre toutes les variétés de vinaigre (et il en existe beaucoup ! vinaigre aux agrumes, à l'ail, au basilic, à la ciboulette, à la lavande, à la menthe, au fenouil, à la figue, au petit lait ...) et à préparer quelques recettes (sardines en escabèche, rollmops express, ...).

Si, comme moi vous avez du mal à respirer dans une voiture neuve, voici une astuce à tester pour désodoriser et assainir l'intérieur des voitures : mettre du bicarbonate sur les tapis de sol, au fond du coffre et dans les vides poches. Laissez agir de 1heure à la demi journée. Aspirer ensuite et c'est devenu sans odeur. Toute une partie du guide est dédiée aussi aux taches à traiter avec le bicarbonate, appelé le génie du foyer. Savez vous qu'il est aussi un allié de premier choix pour les pieds odorants ? Mettez du bicarbonate à l'intérieur, le soir et hop ça repart le lendemain sans odeur ! Pour mes plantes, j'ai appris dans ce guide que le chlorure de magnésium était un excellent substitut aux engrais car le magnésium participe à la formation de la chlorophylle, il permet aussi de mieux résister pendant les période chaude sans arrosage. Et enfin, une dernière astuce piochée dans la partie sur l'usage de l'huile d'olive : si votre enfant rentre avec un chewing gum collé dans les cheveux, pas de panique et pas besoin de ciseaux : frottez la mèche avec du papier absorbant imbibé d'huile olive, et peignez ensuite. L'intrus sera collé sur le peigne. Si vous voulez avoir des yeux de biche et des cils glamour, un massage avec 2 gouttes d'huile d'olive les aidera à s'épaissir.

Un guide complet avec 480 pages, en format pocket comprenant un index pour se repérer dans les différentes applications de ces ingrédients 100 % naturels (et très économiques !)

Dans la même collection (Malin) d'autres guides à disposition : http://www.editionsleduc.com

La Maison-poison quand nos intérieurs nous polluent

 

Nous passons l'essentiel de notre temps dans des intérieurs, vingt deux heures en moyenne dans une journée. Nous pensions être à l'abri des pollutions ? Il n'en est rien : l'air intérieur est 5 à 10 % plus pollué que l'air extérieur ! Plus de 18 millions de personnes victimes d'allergies en France, et les cas d'asthme ne cessent de se développer et c'est notamment parce que nous sommes exposés à cette pollution chimique invisible à l'intérieur de nos maisons, de nos bureaux et de nos voitures. Faire appel au service d'un professionnel pour piéger les substances nocifs de notre intérieur permet de prendre conscience de leur dangerosité. Dans le documentaire proposé par France 5 "La maison poison quand nos intérieurs nous polluent", une maman découvre que l'asthme de son fils est aggravé par les travaux récents fait dans l'appartement (parquet stratifié, peintures, ...) et par le mobilier acheté (lit, canapé, ...), et les bougies parfumées disposées. Le tout émet notamment du formaldéhyde, substance nocive qui se cache dans les tissus des canapés, les colles de bois agglomérés, les peintures, ...qui joue le rôle de conservateur, durcisseur, et liant..pratique pour les industriels et ajoutés à toutes les sauces. Sauf qu'il est classé cancérogène certain par le CIRC depuis 2004 et pourtant toujours autorisé par l'Europe. Alors faire le ménage ça aide à retrouver un intérieur sain ? Pas vraiment ! Au lieu d'assainir, l'usage aux produits ménagers classiques dégradent la qualité de l'air. En clair, plus on fait le ménage et plus on pollue l'air respiré !.

la maison poison quand nos intérieurs nous polluent

Pourquoi ne pas imposer une étiquette claire sur les produits ménagers ? Aujourd'hui il est simplement demandé d'afficher les pourcentages des grandes familles de composants. Pourtant une étude grandeur nature sur les émissions de polluants, commandée par le ministère de l'écologie, démontre que le fait de faire le ménage avec des produits nocifs plus accroitre de 2 à 3 fois la concentration de substances nocives dans l'air intérieur ! Ils ont retrouvé plus de 30 COV différents (Composés Organiques Volatils ) et à 91 % du formaldéhyde, ainsi que du terpène (ce qui donne l'odeur de frais des produits d'entretien, désodorisants ou bougies), et de l'ammonium quaternaire sert de désinfectant dans les détergents, les nettoyants, les lingettes notamment des salles de bains et des toilettes (des petites pièces où l'on se trouve très exposé à la respiration de produits chimiques) A noter que l'utilisation de plusieurs détergents est plus nocif encore (c'est l'effet cocktail avec une "fabrication" de nouveau formaldéhyde quand des substances réagissent les unes par rapport aux autres). Alors faut il choisir des produits écologiques ? Oui mais pas n'importe lequel ! Les produits vendus en grandes surfaces arborant l'écolabel restent insuffisants. Le reportage indique clairement que l'Ecolabel n'a pas supprimé la présence de substances chimiques (certes pas de formaldéhyde) car les COV ne sont pas proscrits ! On tolère jusqu'à 6 % de COV dans les produits sous écolabel. Réduire ne suffit pas à rendre des produits sains.

etiquetage des polluants sur les peintures

En attendant un étiquetage clair sur les produits d'entretien, on peut apprécier celui proposé dans les rayons des magasins de bricolage, sur les peintures notamment. Depuis qu'une loi est passée, les rayons se remplissent de produits étiquetés. En septembre 2013 l'ensemble sera obligatoire. Il suffit d'opter pour des produits qui affichent un A+. Si le consommateur averti change sa manière de consommer, les fabricants vont bien être obligés de changer aussi leur manière de produire. Car il existe des solutions comme nous l'indique le documentaire. Une société a mis en place une technique à base de feuilles qui capturent les polluants chimiques à l'intérieur du meuble. Il suffit de 5 à 6 feuilles au sein d'une armoire, à 2 euros l'unité. Sauf que les fabricants plaçant ce type de produits devraient assumer le fait de reconnaitre précisément que leur mobilier contribue à la pollution intérieure. Ce chef d'entreprise attend que son innovation soit développée par un industriel. En attendant, le consommateur qui achète un pot de peinture référencé A+ doit aussi savoir que les tests ont été faits au bout de 28 jours pour simuler un effet longue durée. Ce qui veut dire que l'évaluation de l'émanation instantanée qui se dégagera lors de l'application de la couche de peinture n'a pas été effectuée. Et c'est à ce moment là que les risques sont les plus importants : le conseil pratique consiste à aérer au maximum la pièce pendant 7 jours (personnellement j'ai testé aussi en mettant des oignons partout dans les pièces concernées). De plus l'étiquetage reste partiel puisqu'il ne se limite qu'à 10 composants ! Le projet initial portait sur l'analyse de la concentration de 165 COV, mais entre temps le lobbying de l'industriel est passé par là. Le reportage épingle notamment l'association AIMCC qui regroupe 7000 entreprises du bâtiment, bois, ... et qui ne voulait pas de cette étiquette, qu'elle voulait rendre discrète et dissimulable (cf le mail interne présenté dans le documentaire). D'autres ont décidé d'agir comme le groupe PPG qui propose une peinture Ripolin à base de résine naturelle, et pour laquelle il a fallu trouver des sources d'économie (et notamment dans un emballage réduit) pour alléger le surcout de 2 à 3 fois par rapport à l'achat d'une résine synthétique ) pour sortir un produit efficace, moins polluants, à prix identique.

Comment peut-on produire des biens de consommation, les vanter dans des publicités, tout en sachant qu’ils ne sont pas neutres pour la santé ? interroge la réalisatrice. « Je souhaitais démonter les mécanismes qui font que les décrets de protection des citoyens consommateurs tardent à exister, puis à être appliqués. Une lenteur qui arrange les pouvoirs économiques et qui est bien souvent couverte par les autorités. Comme pour l’amiante, les responsables auront peut-être un jour à répondre de leurs agissements. » D’autant que le documentaire démontre que, en matière de pollution domestique, il n’existe pas de fatalité : « Au-delà du constat des risques sanitaires et des mensonges des industriels, je voulais aussi montrer dans ce film qu’il existe des alternatives, des produits non toxiques aux recettes toutes simples », conclut Meriem Lay.

  • A voir le reportage sur France 5 : La maison poison quand nos intérieurs nous polluent, réalisé par Meriem Lay
  • Dimanche 27 janvier 2013 à 20.35,
  • 52 minutes,
  • Production Ligne de Mire Production, en association avec France Télévisions


Le conseil d'aboneobio : optez pour de vrais produits entretien bio pour faire le ménage dans votre maison ! Et je vous invite aussi à relire cet article qui vous explique pourquoi les produits d'entretien écolabel sont insuffisants

Respirer un air sain chez soi

 

En hiver la tentation est grande de vouloir calfeutrer ses fenêtres pour garder la chaleur. Sauf qu'une bonne ventilation est nécessaire pour l'habitat. Et souvent le débit n'est pas suffisant pour éliminer les polluants. Nous passons 80 % de notre temps à l'intérieur (de la maison, du bureau, de la voiture, ...). On pense souvent à la pollution de dehors mais peu à celle que nous produisons à l'intérieur. En tant que consommateur averti nous pouvons agir pour préserver notre santé, en choisissant mieux les matériaux et produits de construction, de décoration, le mobilier, les produits entretien de la maison, les désodorisants, parfums d’intérieur, bougies, encens, insecticides…Mais aussi les produits de toilette, les cosmétiques bio…les produits liés à nos activités ou nos habitudes (tabagisme, cuisine, bricolage, lavage, jardinage…), de nos animaux familiers, des moisissures qui peuvent s’installer, des habitants indésirables de nos logements (insectes, acariens, etc.), des dégâts des eaux non réparés. L'Ademe vient de sortir un guide Air Sain chez soi gratuit à télécharger pour plus de détails.

air sain à la maison guide de l'ademe

Au programme de ce guide :

  • Comment limiter la pollution de notre air intérieur
  • Causes et conséquences d’un air de mauvaise qualité
  • Des sources multiples de pollution
  • L’identité des polluants, quelques exemples :
  • COV (composés organiques volatils) : Matériaux de construction ou de décoration, mobilier, produits d’entretien, cuisson des aliments, fumée de tabac…
  • Formaldéhyde : Panneaux de particules, aggloméré, mousses isolantes, moquettes, textiles, colles, peintures, cosmétiques, fumée de tabac…
  • Éthers de glycol : Certaines peintures « à l’eau », encres, vernis, colles, produits d’entretien, diluants, cosmétiques…
  • Hydrocarbures (benzène, toluène, xylène, styrène, octane, trichloréthylène…) Produits de bricolage, meubles, fumée de tabac, peintures, vernis, colles, encres, moquettes, insecticides, matières plastiques, isolants, détachants…
  • Pesticides : Produits de traitement du bois, produits de traitement des plantes et des animaux domestiques, insecticides…
  • Acariens prolifèrent dans les poussières, la literie, les canapés et fauteuils en tissu, les tapis, les moquettes, les rideaux…
  • Des conséquences pour la santé
  • La qualité de l’air intérieur : un sujet sous surveillance
  • L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur
  • Des réglementations en évolution
  • Des nouvelles préoccupations dans le bâtiment : prévenir le risque
  • Chez soi, des pollutions à éviter
  • Acheter en connaissance de cause
  • Veiller aux systèmes de chauffage
  • Prendre des précautions en bricolant
  • Des pollutions inattendues
  • Gérer l’humidité
  • Essentielles pour vous et votre logement : l’aération et la ventilation
  • Les principes de base
  • Des solutions techniques adaptées
  • Le point sur l’épuration de l’air
  • Les plantes dépolluantes : mythe ou réalité ?
  • La photocatalyse en air intérieur


Lors de vos prochaines courses regardez bien la composition des produits d'entretien que vous allez mettre dans votre caddy. L'utilisation régulière des substances chimiques n'est pas neutre sur la santé. D'autant qu'il existe désormais des produits entretien bio très efficaces. Par exemple pour éviter faire la chasse aux moisissures dans la salle de bain ou sur les jointures de murs mal isolées ou peu étanche, je vous recommande le désinfectant écologique Etamine du Lys certifié Ecocert détergence écologique. Pour supprimer les acariens qui vivent dans la poussière de la maison, nettoyer les tapis et moquettes mais aussi les sols et surfaces ce nettoyant naturel pour moquette à l'huile essentielle d'orange et vaporiser les surfaces avec ce spray dépoussiérant chasspoussière.

Optez pour des lingettes bébé sans phénoxyéthanol

 

Les lingettes bébé utilisées pour nettoyer les fesses lors du change contiennent souvent du phénoxyéthanol. Or ce conservateur antibactérien est décrié depuis un moment (cf mon article : Le phénoxyéthanol. Le phénoxyéthanol est un éther de glycol toxique pour le sang et le foie. Il peut induire des effets neurotoxiques et des troubles neurologiques. On le soupçonne aussi de risques cancérogènes et de troubles de la reproduction chez l'homme. L'ANSM (L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) recommande de ne pas utiliser de cosmétiques destinés destinés au siège des enfants de moins de 3 ans contenant cette substance chimique poison, et propose d'interdire sa présence dans ce type de produits (dans un rapport publié en mai 2012. La commission Européenne a été saisie, sans réponse à ce jour, et pendant ce temps les lingettes au phénoxyéthanol continuent d'être utilisées.



Pour prendre soin de votre bébé en toute sécurité, optez pour des cosmétiques bio bébé sans phénoxyéthanol, notamment la Gamme Coslys Bébé sans allergènes



A découvrir aussi la gamme bébé des Douces Angevines et notamment la Fée Proprette



Et au lieu des lingettes, optez pour les carrés lavables en molleton de coton bio, c'est tout doux et des économies à la clé !



La santé de bébé est précieuse, sa peau est fragile et les substances chimiques passent le derme.

Manger bio c'est mieux !

 

L'agriculture bio se développe, les consommateurs en redemandent et pourtant, dans le même temps une succession d'articles remettent en doute les bienfaits de l'alimentation bio. Situation paradoxale à laquelle trois experts reconnus ont chercher à répondre en publiant un manifeste sur l'intérêt du "Manger bio c'est mieux !" : Claude Aubert, André Lefèbvre et Denis Lairon nous explique combien les produits bio offrent une qualité de nutriments, sans OGM et avec beaucoup moins d'additifs dans les produits transformés. Les polémiques sont fondées sur des études tronquées. Plusieurs articles scientifiques faisant la synthèse des connaissances sur la composition arrivent au mêmes conclusions positives en faveur du bio : plus de vitamines (notamment C ) et de minéraux (fer, zinc, magnésium), davantage de polyphénols et autres anti oxydants (les plantes les fabriquent pour les aider à se protéger contre les agressions extérieures), davantage d'oméga 3 (de 21 à 116 % d'oméga 3 en plus dans le lait bio par rapport au conventionnel, et aussi dans les produits laitiers, poulet, ...). Le bio permet d'élargir le choix des variétés (ce qui favorise la biodiversité) et de d'opter pour celles qui offrent le plus de nutriments (par exemple 4 fois plus dans une pomme calville blanche bio qu'une golden) et chacun sait que le meilleur est dans la peau encore faut il pouvoir manger une peau bio pour éviter d'avaler des pesticides (30 traitements en moyenne sur une seule pomme en culture conventionnelle et malheureusement il est illusoire de penser être protégé en épluchant car les pesticides systémiques pénètrent à l'intérieur des végétaux !). Et comme le fruit bio doit apprendre à résister, sa peau concentre aussi 5 fois plus d'antioxydants que la chair. Donc on n'épluche pas les fruits et légumes bio, on profite ainsi des vitamines, on gagne du temps et avec moins de perte.

MANGER BIO terre vivante

A l'heure où 80 % de notre alimentation est transformée, les produits bio se distinguent des conventionnels aussi parce que les procédés de fabrication et la combinaison des ingrédients sont très différents : des ingrédients peu ou pas raffinés, pas d'additifs aux risques mal connus (cf mon article sur le danger des additifs) (en bio seulement 47 additifs autorisés, tous naturels sauf les sulfites dans le vin et les nitrites dans la charcuterie, pas de benzoate de sodium qui favorise l'hyperactivité des enfants, pas d'aspartame), une composition simplifiée et des aliments précieux qu'on ne retrouve plus dans les recettes conventionnelles (sucre non raffiné, des aliments fermentés (tofu, sauce soja traditionnelle, ...), du lait cru, orge mondé, boulgour, épeautre, pâtes au sarrazin, ...). Manger bio c'est aussi prendre de bonnes habitudes alimentaires, avec une alimentation à dominante végétale (cf mon article Manger moins de viande, mieux pour la santé), des aliments complets (stop à la consommation de sucre raffiné), et au final moins d'allergies (des études démontrent que les enfants des écoles Steiner nourris avec des produits biodynamiques ont 38 % de moins de réaction atopique, ont recours aux antibiotiques 2 fois moins souvent ).

En bio, pas de pesticides (une grappe de raisin cultivée en conventionnel peut contenir jusqu'à 26 pesticides différents !) et des contaminations qui restent exceptionnelles. Il faut savoir que les pesticides organichlorés (DDT, lindane, HCH) notamment sont stockés très facilement dans la graisse. Même si ils sont interdits désormais, ils restent présents non pas dans le sang mais dans le tissu adipeux et une partie des pesticides reste stockées pendant 20 à 25 ans dans l'organisme et finira dans le lait de la maman qui allaite. Sans compter le lien entre cancer et pesticides avéré, les pathologies sont nombreuses : diabète, problème d'infertilité, malformations congénitales chez les garçons, pubertés précoces chez les filles, effets neurotoxiques (augmentation des risques maladie Parkinson, perturbation du développement du cerveau. Et dans le bio il n'y a pas plus de contamination microbiennes (l'affaire E coli en 2011 était un mauvais procès : sur les 900 analyses effectuées par les autorités allemandes, le germe n'a été retrouvé que dans une poubelle d'un consommateur !). L'hygiène est l'affaire de tous en bio comme en conventionnel.

Manger bio c'est aussi prendre soin de notre environnement et protéger celui des générations futures : moins de gaz à effet de serre en bio, moins de pesticides polluants rejetés dans l'air (il faut savoir que les brouillards et la rosée sont 30 à 60 fois plus chargées en pesticides que la pluie !), une qualité de l'eau préservée (voir mon article : "désormais on tolère plus de pesticides dans l'eau du robinet") en réduisant le coût exorbitant de la décontamination (2 chiffres en France : "coût complet du traitement des excédents d'agriculture et d'élevage dissous dans l'eau est estimé entre 54 et 91 milliards d'euros par an et le coût complet de dépollution des stocks d'eau souterraines serait compris entre 522 et 847 milliards d'euros, hors coût d'énergie du pompage avant traitement"), une biodiversité sauvée et une qualité de sols retrouvée.

Dernier point, le coût des produits bio. Pourquoi les prix sont plus chers en agriculture bio ? sauf qu'on ne voit pas non plus les couts cachés des aliments conventionnels : il faudrait ajouter le coût de la pollution , des maladies provoquées, de la baisse de fertilité des sols, de la chute de la biodiversité ...Cette facture en plus est déjà réglée sur la feuille d'impôts de chaque citoyen mais on ne fait pas le lien !

Je vous recommande la lecture du manifeste Manger bio c'est mieux ! éditée par Terre vivante, 5 euros, 150 pages. Les informations indiquées dans cet article sont issues de ce livre publié en Octobre 2012. A la fin du guide, 25 recettes à moins de 1.20 € démontrent que le bio n'est pas plus cher !

Ma bible des trucs de santé au naturel

 

Pour se soigner au naturel il existe des trucs et astuces, transmis depuis des générations et qu'aujourd'hui nous redécouvrons. Dans un contexte où la chimie induit de la suspicion, où les consommateurs sont avides de simplicité, de transparence et de bio, voici un ouvrage très utile pour toutes les familles : "Ma bible des trucs de santé" présente des solutions simples et efficaces pour soulager bons nombre de symptômes. Sophie Lacoste, rédactrice en chef de magazine sur la santé, partage son expérience de plus de 20 ans. J'ai apprécié notamment les conseils donnés aux personnes victimes d'acouphènes, une gêne très importante et souvent mal comprise par l'entourage : une vingtaine de suggestions faciles à mettre en place, dont la teinture mère de cimiguga (aussi donnée pour les bouffées de chaleurs). Le livre est organisé en 3 sections. Première partie : la liste des ingrédients naturels utiles tels que les huiles essentielles bio (pages 63 à 72), les huiles végétales dont le jojoba mais aussi les plantes (j'ai appris que le bambou pouvait soulager les maux de dos : lumbagos et sciatiques), les aliments (dont le chocolat ! ou encore le chou en cataplasme pour soulager les douleurs dorsales), les produits de la ruche (explications sur les vertus de chaque variété de miel, la cire d'abeille, ...), l'argile, les nombreuses recettes avec le bicarbonate de soude et le vinaigre de cidre, les boissons (Kefir, kombucha, thé), les élixirs floraux (voir mon article sur les fleurs de bach), les épices et condiments (pensez au curcuma et au gingembre frais !), les granules homéo (avec les explications sur la question qu'on se pose tous : 5 CH ou 30 CH ?). La deuxième partie présente les soins et les préparations : les bains, les cataplasme et les compresses, les gargarismes et bains de bouche, les macérations de plantes dans des huiles végétales, laits de toilettes et lotions toniques, les masques visage (avocat, carotte, avoine, citron, concombre, fraise, sigle, menthe, banane, ...), les sirops (comment faire et comment conserver ses sirop de légumes, de plantes, de fruits), les teintures mères, tisanes, ventouses. La dernière partie est un abécédaire pratique pour savoir quelles astuces dénicher en fonction d'un symptôme : acné, acouphènes, ballonnements, allaitement, angine, manque d'appetit, bursite, cellulite, chute des cheveux, eczéma, digestion difficile, entorse, insomnies, migraines, poux, rhume, stress....

ma bible des trucs de santé au naturel

A l'heure où les laboratoires font du lobbying pour interdire la vente de certains produits naturels (exemple du kava-kava, plante issue des iles Fidji, utilisée comme anxiolytique naturel, interdit depuis qu'un labo a extrait les principes actifs en recourant à un solvant dangereux (comme je vous le dis souvent attention aux méthodes de production mais aussi d'extraction, notamment dans le cas des huiles essentielles). Ce solvant ayant conduit au décès de plusieurs personnes. A croire que cette plante faisait de l'ombre à la vente des molécules chimiques sur un marché juteux notamment en France, gros consommateur d'anxiolytique.

Un livre utile à tous qui restera à portée de main et qui a aussi le mérite de nous aider à porter un autre regard sur dame nature, protectrice !
Ma bible des trucs de santé, de Sophie Lacoste, aux Editions Leduc.s (23 €) 504 pages, ou e-book à 15.99 €

Les pertubateurs endocriniens menacent la santé des femmes

 

Etre une femme aujourd'hui ne suffit pas pour donner la vie. L'infertilité grandit, et au delà ce sont les troubles du système reproducteur qui sont inquiétants. Partout dans le monde, des millions de femmes mais aussi de jeunes filles (avec la puberté très précoce) y sont confrontés. Les perturbateurs endocriniens sont dénoncés pour expliquer cette hausse des pathologies: bisphénol A mais aussi phtalates (voir mon article : le DEHP dangereux phtalate présent dans le nutella), ...Demain le Sénat doit voter une loi interdisant le recours au bisphénol A. Mais les industriels s'insurgent, avec un chantage sur la fermeture de leurs entreprises, ne sachant pas par quoi le remplacer (plus de 6.3 millions de tonnes de BPA produits d'ici 2015). Le calendrier serait incompatible avec la réalité industrielle : et la santé on en fait quoi ? . Puberté précoce (des petits filles ont des seins et des règles a 6 ou 8 ans !), myomes utérins, endométriose, syndromes des ovaires polykystiques, grossesse extra utérine, ménopause précoce, cancer du sein (la maladie touche 1 femme sur 8 en Europe), ...la liste des troubles de la reproduction est douloureuse pour les femmes. On sait que le système reproducteur est influencé par des facteurs divers (patrimoine génétique, alimentation, âge, hygiène de vie, ...) auxquels s'ajoutent désormais les nombreuses données sur les perturbateurs endocriniens. Ces substances s'interfèrent avec "la production, la sécrétion, le transport, le métabolisme, la fixation, l'action ou l'élimination des hormones naturelles". Et le problème lié à une exposition peut n'apparaitre que bien plus tard (c'est la brique manquante d'une fondation d'un édifice, invisible jusqu'au jour où le bâtiment devient bancal et s'effondre). A noter que les conséquences touchent aussi les générations suivantes : on constate davantage de malformations de l'appareil génital chez les petits fils des femmes ayant consommé du DES pendant la grossesse. Le principe de précaution devrait s'imposer, surtout quand on sait que l'exposition à de faibles doses de perturbateurs endocriniens ne sont pas sans conséquences.

perturbateurs endocriniens santé femmes

La liste de ces perturbateurs endocriniens est longue, en voici quelques uns :

  • Atrazine (herbicide parmi les plus utilisés aux USA), interdit en Europe en 2002 mais sa présence dans le sol continue de contaminer l'eau. Selon une étude de l'Inserm, la présence d'atrazine dans les urines de la femme augmente de 50 % le risque pour son enfant de souffrir d'insuffisance pondérale et de 70 % d'avoir un petit périmètre crânien à la naissance
  • Bisphénol A (BPA) Initialement c'est un oestrogène de synthèse destiné à un usage pharmaceutique. Depuis 1957 il est dans nos produits du quotidien en plastique durcit (biberon (interdit en 2011), bonbonne eau, ...) mais aussi dans les boites de conserve (dans les résines époxydes sur les parois intérieurs)
  • DDT insectide puissant interdit pour sa toxicité depuis 1972 aux USA, et en 1986 en Europe. Mais comme le DDT et DDE sont résistants, ils sont encore présents dans l'environnement et les organismes vivants et continuent leur pollution.
  • DES diethylstilbestrol : oestrogène synthétisé en 1938. Prescrit jusqu'au début 1970 voir 1980 en Europe. Il est encore utilisé comme hormones de croissance dans l'alimentation animale. Les études démontrent chez les filles dont les mères ont pris du DES pendant la grossesse plus de malformation de l'utérus ou du vagin, cancer du col de l'utérus, cancer du sein, ...
  • Dioxines
  • PBB (retardateurs de flammes)
  • PCB (utilisés comme isolants dans les transformateurs électriques, les gaines des cables, les condensateurs, ...) Interdits depuis 1987 mais ils sont persistants et s'accumulent dans l'environnement et la chaine alimentaire. Cf mon article les français ont trop de produits chimiques dans le sang
  • Phtalates : depuis 2005 en Europe, le DEHP, DBP et le BBP sont interdits dans l'industrie du jouet et des articles de puériculture (pour éviter que bébé porte à la bouche) mais autorisé ailleurs ! Le DEHP jugé très dangereux (phtalate classé toxique pour la reproduction) peut être mis dans les produits destinés au grand public sans dépasser 0.5 % ! UN scandale quand on constate sa présence dans l'alimentation, comme le Nutella ! ...


girl disrupted dérèglement hormonal feminin

Pour comprendre les enjeux de ces perturbateurs endocriniens et leurs impacts sur les troubles de la santé reproductive féminine, je vous invite à lire le livre « Menace sur la santé des femmes », publié par WECF France édité aux Editions Yves Michel, en librairie dès le 12 octobre 2012, 11 euros. L'ouvrage est rédigé clairement et très fourni en références. Il s'agit d'une adaptation de « Girl, disrupted » publié dès 2008 par une équipe de 18 experts internationaux faisant le point sur les données.

Je ne sais pas utiliser les huiles essentielles bio

 

Ces petites bouteilles d'huiles essentielles bio sont des concentrés de bien être. Sauf qu'on nous met tellement en garde sur le bon usage qu'il en ressort une hésitation à sauter le pas. Alors je dis oui essayez et vous verrez combien elles sont utiles au quotidien pour prévenir, soulager nos maux mais aussi nous aider à mieux gérer les étapes de la vie, à travailler sur nos émotions, à grandir. Souvent j'entends "je ne sais pas utiliser les huiles essentielles" et là j'ai la réponse : le livre de Daniele Festy vous dit tout ! Un guide pratique pour démarrer en aromathérapie : elle vous aide à créer votre trousse à pharmacie d'urgence, à assurer votre premier massage, ... Grâce à un classement on comprend mieux quelles huiles essentielles bio choisir selon les symptômes, d'autant que le livre présente aussi une sélection d'huiles essentielles selon les profils (enfant, ado, femme enceinte ou allaitantes, les + de 50 ans, les sportifs, ....). Concernant la beauté et le bien être, vous trouverez des conseils par exemple pour la chute de cheveux, la cellulite, les dartres, les crevasses, les mycoses, les taches blanches, les vergétures, ...Et rappelez vous qu'une huile essentielle doit être de qualité pour être efficace ! (cf mon article : bien choisir son huile essentielle) Je vous recommande la gamme des huiles essentielles bio d'Astérale, sélectionnée par la boutique d'aboneobio. Et si vous deviez n'avoir qu'une seule huile essentielle, optez pour l'huile essentielle lavande vraie : elle est anti infectieuse et cicatrisante cutanée, anti-démangeaisons, antalgique cutané, anti-vergétures, anti-acné, elle favorise un sommeil naturel et réparateur, anti irritabilité, anti angoisse, anti anxiété. C'est la plus calmante et apaisante des lavandes. "C'est l'infirmière de la peau et le psy d'appoint". Et celle que nous vous proposons chez aboneobio est très qualitative, cueillie à 1800 m d'altitude.

je ne sais pas utiliser les huiles essentielles

Un guide pratique pour démarrer en aromathérapie et découvrir le potentiel des huiles essentielles bio pour la santé et le bien être de toute la famille ! Paru en septembre 2012, 16 euros, 276 pages, aux éditions Leduc. Je vous invite aussi à lire le blog de Danièle Festy pharmacienne, et auteure également de "Ma bible des huiles essentielles"

Le conseil en plus : votre journée a été particulièrement riche en évènement stressants ?
Une fois à la maison, placez 10 gouttes de lavande vraie dans un diffuseur, pendant un gros quart d'heure, et glissez vous dans un bain chaud, dans lequel vous aurez versez du gel lavant neutre sans savon additionné de 10 gouttes de lavande vraie. Profitez en pour vous détendre et sortez sans vous rincer pour garder le bénéfice relaxant de huile essentielle.

Scandale des OGM poisons

 

Les conclusions d'une étude menée en France par des chercheurs vient d'être publiée dans la revue de référence sur la toxicologie alimentaire : Gilles-Eric Séralini et son équipe de Caen démontre combien les OGM sont toxiques et même mortels, même à faible dose, suite à une expérimentation sur 200 rats pendant deux ans, alimentés par du maïs transgénique. Ce même maïs on le retrouve dans notre alimentation quotidienne, dans la viande (animaux nourris aux OGM), le lait, les oeufs, et les produits transformés. Avec de tels résultats, s'agissant d'un médicament, il serait immédiatement suspendu dans l'attente d'études complémentaires et là que fait on ?. Cette bombe va forcement faire réagir ? Comment Monsanto, firme leader des OGM, va réagir ? Elle n'a pas pu agir en amont et faire pression sur une équipe qui a travaillé dans le plus grand secret, jusqu'à la publication américaine dans "Food and Chemical Toxicology". Serons nous tous des cobayes, comme le dénonçe Jean Paul Jaud* ?

Les OGM sont des poisons scandale

Pour mener cette étude, ils ont dû importer du maïs génétiquement modifié (brevet Monsanto) OGM NK 603 sans éveiller les soupçons et faire fabriquer des croquettes destinées aux repas des 200 rats. Au bout d'une année, c'était l'hécatombe ! Pathologies lourdes, tumeurs mammaires, décès... En fin de vie, plus de la moitié de la population des femelles OGM étaient touchées par des tumeurs (voire jusqu'à 80% ) contre seulement 1/3 avec une alimentation non-OGM. Ce qui frappe c'est aussi le fait que les pathologies lourdes et les tumeurs arrivent de manière plus précoce, et peuvent représenter un quart de leur poids !. Les mâles aussi sont touchés, sur les reins et le foie, paralysant le système dépurateur;


Dans l’Obs : oui, les OGM sont des poisons par LeNouvelObservateur



Qui a financé cette étude ? Le Criigen, Comité de Recherche et d’Information indépendantes sur le Génie génétique, réunissant Joël Spiroux et Gilles-Eric Séralini (professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen), a réuni 3.2 millions d'euros pour cette étude, auquel l'INRA ou le CNRS ne voulait pas participer ! L'étude a été financée par la fondation Charles Léopold Mayer (en Suisse) et par les géants de la grande distribution, les groupes Auchan et Carrefour, autour de l'initiative de Gérard Mulliez. Les enseignes ne veulent plus se retrouver au coeur d'une problématique de santé publique majeure à l'instar du scandale sur la vache folle. Mener des études complémentaires parait le minimum. Mais à quel prix ? Monsanto a des centaines de variétés OGM et pour aller au fond du sujet il faudra financer 10 études à 150 millions d'euros ! L'Inra et le CNRS ne voyaient pas jusqu'à présent l'intérêt de lancer des telles études. On souhaite vivement qu'ils puissent revoir leur copie rapidement !

tous cobayes Gilles Eric Séralini

La bande annonce du film de Jean Paul Jaud TOUS COBAYES sur les écran


La guerre du business n'a pas fini de se faire sur le dos de notre santé. L'automne va être chaud. Face à de tels résultats, le combat de Corinne Lepage va s'intensifier : elle qui bataillait déjà dans son ministère puis à la commission Européenne Environnement, Santé publique et sécurité alimentaire, est également l'auteure du livre "La vérité sur les OGM, c’est notre affaire", Editions Charles Léopold Mayer, sortie le 21 septembre. A lire aussi "Tous cobayes !", où Gilles-Eric Séralini délivre les conclusions de cette recherche, publié chez Flammarion, le 26 septembre. A lire le dossier spécial du Nouvel Observateur en kiosque du 20 au 26 septembre, avec les révélations exclusives de cette enquête.

[ En attendant, pour notre santé, soyons prudents, refusons les OGM dans notre assiette et sur notre peau !.

PS Merci Catherine pour l'info :)

Accéder à l'article original : http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0278691512005637

Matelas recyclés et label Home Care pour un mobilier sain

 

Il est recommandé de changer de literie tous les 10 ans. Désormais le matelas ne finira plus à la décharge ou pire sur le trottoir. Une deuxième vie lui est offerte : 150 000 matelas et canapés des marques Dunlopillo, Simmons, Treca seront recyclés chaque année, à partir l'usine inaugurée en Ardèche à Flaviac. Un programme spécifique de désinfection a été mis en place avec l’Institut Pasteur. Une fois les matelas démantelés, les mousses, latex et textiles seront récupérés pour devenir des matières premières dans la fabrication de nouveaux produits. Les hôtels du groupe Accor seront équipés prochainement de ces literies recyclées. Le particulier pourra également en acheter à l'automne dans les rayons des enseignes But ou Conforama. C'est un début prometteur pour une filière de collecte, recyclage et valorisation de meubles en fin de vie qui a tout a gagner dans l'esprit du concept cradle to cradle ! Un label "Home care" a même été mis en place depuis le printemps par ce groupe Cauval. Il vise à garantir que le mobilier acheté est fabriqué à partir de matériaux non nocifs (traitement des revêtements avec tests à l'appui, pas de PVC (mais du polyuréthane) et pas de phtalates, garnissage et vernis des meubles, ....) et de bois certifiés issus de forêts gérées durablement (label plus rigoureux FSC (Forest Stewardship Council) ou marque PEFC Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières). On se souvient du fauteuil de relaxation de Conforama qui provoquait de l'eczéma à cause de la présence de diméthyle fumarate. La chasse aux substances chimiques dans le mobilier et au gaspillage de matières premières est donc ouverte et on s'en réjouie !

label home care mobilier sans substances chimiques dangereuses

Le label privé Home Care vise à garantir un mobilier sain. Depuis 2007 le règlement européen REACH en application oblige les fabricants à déclarer et à enregistrer les substances chimiques présentes dans leurs produits. S'en suit un classement selon la dangerosité. Le label s'évertue à garantir des articles exempts de nocivité, via des tests effectués sur des matériaux qui représentent plus de 80 % du produit fini (canapé, fauteuil ou matelas) et notamment tout ce qui est en contact avec la peau de l'usager.

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Grâce aux tests, les textiles et matériaux de garnissage des matelas canapés et fauteuils labellisés Home Care sont garantis sans amines aromatiques dans les colorants azoïques, formaldéhyde, diméthylfumarate, polychlorophénols, retardateurs de flamme, cadmium, phtalates, PFOS, chrome IV pour les cuirs, mesure de pH. S'ajoutent, pour les matériaux alvéolaires, l'absence de composés organiques volatiles (COV), métaux lourds, composés d’étain organique, TDA-MDA, nitrosamines. Pour les bois, le label Home Care garantie l'absence complémentaire de composés organiques volatils totaux.

Les tests qui visent à supprimer les polluants s'appliquent sur les revêtements (cutils à matelas, maille, microfibre, non tissé, cuir, tissus d’ameublement tissés ou imprimés, faux cuir enduit), les produits de garnissage présents sous le revêtement (ouate de polyester, mousse polyuréthane, couche de latex, laine, coton, soie, ...), les bois et éléments bois qu'ils soient vernis, peints et ou teintés, panneaux de contreplaqués, bois agglomérés, lattes de sommiers. La gamme des accessoires de literie est également concernée (oreillers, alèses,...)

Rappelons nous que l'air intérieur de nos logements est généralement 3 à 10 fois plus pollué que l'air extérieur ! C'est notre corps qui trinque ensuite : allergies, asthme, irritations, maux de tête ou maux de gorge, des problèmes au niveau des yeux ou de la peau, ...ou facteurs déclenchant ou aggravant de cancers, de leucémie.

http://www.label-homecare.fr/

Mise à jour 05/09/2012 : Il existe une autre entreprise sur ce marché du matelas recyclé, créé par Franck Berrebi ( http://www.recyc-matelas.fr/ ) qui construit une usine dans l'Ouest, entre Nantes et Angers, à Mortagne sur Sèvre, grâce à l'obtention d'un marché public qui lui octroi 2500 tonnes de matelas à recycler sur 2 ans. Ecouter son interview sur http://www.widoobiz.com/emissions/widoogreen/creer-sa-propre-filiere-une-bonne-idee-a-recycler/21369

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