Le cours mondial d'huile de palme s'est envolé depuis que l’Union Européenne a annoncé en 2004 la promotion des carburants verts.
De gros profits sont réalisés, par des banques notamment (ING Direct, BNP Paribas ou la Société Générale) au détriment de la biodiversité, des écosystèmes, des forêts, avec l'extinction programmée des grands Orang Outans, et des conséquences aussi sur le climat (hausse des températures, développement des incendies….).

Alors si le biodiésel sert aux avions, où va-t-on ?

Comme l'explique Sylvain Angerand, chargé de campagne Forêt aux Amis de la Terre « Si l’on veut substituer l’huile de palme au gasoil à l’horizon 2030 cela signifie multiplier par 20 notre empreinte écologique : c’est condamner à la disparition les forêts d’Indonésie, les peuples qui en dépendent et la biodiversité qu’elles abritent. » .

La déforestation atteint déjà 2,6 millions d’hectares par an. Et actuellement, un Européen a besoin de 25 mètres carrés de plantation pour son approvisionnement en huile de palme. Il lui en faudra vingt fois plus avec l'arrivée des biodiésels !

Pour mémo, l’huile de palme est une des huiles végétales les plus utilisées au monde (plus d’un milliard de personnes l’utilisent régulièrement). On la trouve dans un grand nombre de produits d’usage quotidien: cosmétiques, alimentaires et ménagers.

Espérons que la conférence des Nations Unies à Bali donnera des suites positives au protocole de Kyoto (?).

Formons le voeux de pouvoir enrayer la destruction des espaces forestiers tropicaux au profit d’immenses cultures de palmiers à huile, d'empêcher l'enrichissement de grands groupes industriels au détriment du réchauffement climatique. Car protéger les forêts anciennes encore préservées est un moyen économique et efficace pour réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre, selon le rapport de Greenpeace «Cooking the Climate».