Seulement 553 000 hectares de sols en culture bio en France en 2006, contre 1.1 millions d'hectares en Italie (voir le billet précédent sur des Amap au pain bio).



Insuffisant face à une demande qui explose.


Chaque année le marché de la bio séduction 10 % de plus chaque année.

Résultat, nous consommons des produits importés (+ de 50 % de la consommation française bio est issue de l'importation).



Cela pose la question de la crédibilité du bio (voir le billet précédent "victime de son succès, la bio a des états d'âme").

Si l'étiquette bio renvoie au sens strict à un mode de production qui n'a pas recours aux engrais et pesticides et qui respecte certaines normes d'alimentation des animaux, elle est aussi pour beaucoup une profession de foi en un mode de vie sain et respectueux de l'environnement.

La conversion de parcelles est un processus long. Il faudrait passer à plus de 1,6 million d'hectares en 2012. Des moyens sont nécessaires pour structurer les filières. Michel Barnier compte sur la négociation d'aides européennes. Mais il s'agit aussi de mobiliser l'ensemble des acteurs pour mettre en place des processus de co-financement. Pour en savoir plus voir l'article de Francois Lemarchand (Ouest France)