Certes elle consomme quatre à cinq fois moins d'électricité que la lampe à incandescence, et dure huit fois plus longtemps (dure 6 000 à 12 000 heures). Mais elle est aussi dix fois plus chère, en raison notamment d'une "taxe antidumping" de 66,1 % sur les fabrications chinoises, vietnamiennes, philippines et pakistanaises, majoritaires sur le marché, selon l'article de Le Monde.fr

Ces ampoules fluocompactes sont aussi source d'un éclairage qualifié parfois d'insuffisant avec des résultats inégaux : l'ADEME préconise de multiplier par 4.6 le nombre de watts basse consommation pour obtenir la puissance équivalente, et non pas par 5 comme le font les fabricants, préférant simplifier le calcul. En plus, ces ampoules doivent "chauffer" avant de restituer leur puissance et on peut être plongé dans une pénombre pendant 2 minutes. Les emplacements sont donc limités et non recommandés dans des lieux qui nécessitent des allées venues. D'autant que la durée de vie de l'ampoule est contrainte par cet allumage à répétition.

Le recyclage de ces ampoules basse consommation posent problème : une faible quantité de mercure (5mg) est présent dans l'ampoule pour faire rayonner les poudres luminescentes. Par conséquent, ces ampoules fluocompactes constituent des déchets dangereux sur le plan écologique et nécessitent une procédure d'élimination particulière. Il est interdit de les jeter dans votre poubelle. Avez-vous déjà rapporté votre ampoule cassée à votre revendeur ? Pourtant selon la réglementation européenne DEEE il doit la reprendre et la transférer à un organisme chargé par les fabricants de collecter et de recycler (Recyllum) et d'ailleurs vous payez 0.25 euros de taxe recyclage spécifique sur le produit.



Dernier point important et encore soumis à contrôle : "une récente étude du Centre de recherche et d'information indépendante sur les rayonnements électro-magnétiques (Criirem) aurait mis en évidence une pollution électro-magnétique émanant des ampoules fluocompactes à une distance inférieure à 20 cm. Un fabricant (Altech à Monaco) a d'ores et déjà axé sa publicité sur un filtre antiradiations inclus dans le ballast. La méthodologie de l'étude du Criirem est contestée par les industriels. C'est pourquoi des expérimentations seront réalisées prochainement par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement (Afsset), qui travaille à la mise au point d'un protocole d'essais. "

Source : article Le Monde.fr, les ratés des ampoules basse consommation ,
Pour en savoir plus : Wikipédia et Ekopédia