En Anjou (49), berceau du textile et de la chaussure, nous avons quelques perles parmi les entreprises engagées pour plus de développement durable au quotidien !
Aujourd'hui présentation de la société de confection française Mulliez. Elle s'est engagée dans le développement durable en créant une ligne de vêtements professionnels en coton équitable labellisée Fairtrade/Max Havelaar.



En adhérant à la démarche "Fibre Citoyenne" initiée par l'ONG YAMANA, la société participe à une plus value sociale, sociétale et environnementale par l'élaboration de ses produits. Un audit réalisé par le Comité de Veille et de Validation (CVV) a lieu chaque année pour évaluer les démarches de progrès sociales et environnementales des entreprises du programme Fibre citoyenne. Le ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), Handicap International sont entre autres membres de ce comité, composé des représentants des pouvoirs publics, du secteur économique et de la société civile.



MULLIEZ s'engage ainsi à :
  • protéger l'environnement (interdiction d'utilisation de pesticides considérés comme dangereux, limitation des produits chimiques, interdiction de semences OGM, gestion durable des déchets et de l'eau, maintien de la biodiversité),

  • être équitable dans les relations commerciales avec les petits producteurs défavorisés : définition d'un prix d'achat minimum au kilo et mise en place de prime de développement, servant à améliorer le quotidien.

  • assurer une protection humaine et sociale en éliminant toute forme de travail obligatoire, de discrimination et en assurant des salaires équitables et en utilisant la réglementation Française du travail comme modèle sur chaque site de production. Les ateliers d'où sont issus les produits en coton équitable font l'objet d'audits pour vérifier qu'ils respectent les conventions de l'Organisation Internationale du Travail (OIT).

  • fournir un produit de qualité en assurant sa traçabilité, avec une récolte manuelle dans des sacs en coton en sélectionnant les têtes de coton de qualité. MULLIEZ est certifié ISO 9001 version 2000 pour les activités de création, conception, fabrication, et vente de linge et de vêtements de travail et NF EN ISO 13 485 v2004 pour les activités de création, conception, fabrication, et vente de linge et vêtements de chirurgie


Quand un gros groupe comme Mulliez s'engage pour plus de développement durable c'est plutôt une bonne nouvelle ! De la collaboration avec une ONG ou avec l'Institut Colbert (dépendant du Conservatoire des Arts et métiers de Cholet) pour la recherche sur les fibres alternatives, au choix rigoureux des fabricants en Asie ou au Maghreb, sans oublier la mobilisation en interne, je constate que la créativité dans l'engagement citoyen est aussi un facteur de réussite.

La société pèse aujourd'hui :
• 40 M€ de chiffre d'affaires (France + Espagne)
• 160 salariés
• 3 millions de pièces vendues/an
• 11 000 articles expédiés par jour
• 900 000 pièces en stock permanent
• 3850 prototypes crées/an
• 250 clients nationaux (sièges sociaux de réseaux, administrations…)
• 9500 clients locaux (franchisés de réseaux, concessions, hôpitaux, mairies…)



Pour mémo, la culture de coton est une activité polluante pour l'environnement.
Elle consomme des milliers de litres d'eau ( selon le WWF 7000 à 29000 litres d’eau pour 1 kilo de coton, là où l'eau est déjà rare) et représente plus de 10% de la consommation mondiale de pesticides et ¼ des insecticides.

L'utilisation massive de ces produits chimiques induits un appauvrissement des sols, la contamination des eaux (en surface mais aussi les nappes phréatiques) , la résistance des insectes et le développement de maladies et malformations .



Le traitement du coton (filature et tissage) nécessite aussi de l'énergie, mais surtout des teintures, avec l'utilisation de produits nocifs pour la santé et l'environnement comme les colorants azoïques cancérigènes et polluants. Les cadences sont souvent infernales pour les ouvriers, peu payés.

Enfin, le coton est souvent cultivé à un endroit, puis filé et tricoté dans un autre pour être ensuite transporté à des milliers de kilomètres (par bateaux, avions, camions, …) avant d'être confectionné et d'être à nouveau déplacé pour l'installation en rayons des boutiques. Ces transports à répétition polluent évidemment au passage. (Un jean peut parcourir 65 000 kms selon les journalistes du Guardian !)



Pour vos prochains achats de vêtements professionnels, imaginez des textiles à base de fibres naturelles,
  • de coton bio
  • mais aussi de bambou (très doux mais bactériostatique, anti-odeur, biodégradable)
  • de chanvre (anti UV et anti-bactérien),
  • de Lenpur® (fibre issue de la pulpe du pin blanc, valorisation des déchets d'élagage des pins),
  • ou encore plus étonnant de Crabyon® (fibres issues des carapaces de crustacés, anallergique le crabyon favorise la cicatrisation en agissant sur le système immunitaire )
...sympa non ?


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