Les perles du Pacifique veulent rester des paradis. Sur un espace grand comme l'Europe, mais isolé dans le Pacifique, les 260 000 habitants des 117 îles dont Tahiti et les Marquises veulent croire en autonomie énergétique à bases de sources durables. Le ministère de l'énergie de la Polynésie Française vient se fixer un objectif de 50 % d'énergies renouvelables en 2020, ce qui permettrait de réduire de les rejets de gaz à effet de serre de 220.000 mètres cubes par an, avec une économie annuelle de 60 millions d'euros en énergies fossiles.


Crédit photo : Commons wikimédia

Ce bout de paradis innove pour apporter des solutions durables et rompre avec la dépendance énergétique au pétrole. Si aujourd'hui le solaire, l'hydraulique ou l'éolien ne produisent encore que 11,4% de l'énergie consommée en Polynésie Française, d'autres pistes sont explorées :
  • L'énergie thermique des mers, qui utilise la différence de température entre les eaux froides du fond de l'océan (moins de 4°) et les eaux chaudes de la surface sous les tropiques (environ 27°). Déjà expérimentée sur un hôtel de Bora Bora, elle pourrait fournir 10 et 40% des besoins de l'île de Tahiti.

  • Les atolls bénéficient d'un courant puissant qu'il est possible d'exploiter en installant des hydroliennes immergées dans les passes des atolls.

  • Exploiter aussi le solaire, suivant l'exemple de la centrale solaire à Makatea, qui assure déjà 70% des besoins en électricité.

  • Et pourquoi pas des moteurs à base d'huile de coprah ?

  • L'idée des transports en commun maritime fait aussi son chemin, elle serait peut être la solution pour réduire la consommation de pétrole pour les déplacements (43 % de la consommation de pétrole est utilisée par les véhicules) et pour réduire les bouchons à Papetee.

  • L'importation de voitures et des bus électriques.
En Polynésie aussi on constate un changement de comportement et une hausse de la consommation des particuliers : + 4% par an depuis 7 ans à Tahiti, et de plus de 8% dans les autres îles. La traque au gaspillage est lancée !

Enfin, pour réaliser cet objectif il faudra trouver comment financer l'investissement estimé à 1.1 milliard d'euros.

Source Outre-mer.gouv

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