Jeune maman, vous venez d'accoucher à la maternité, et pour souhaiter la bienvenue à votre bébé, le personnel soignant vous offre un coffret d'échantillons de produits cosmétiques. Vous la connaissez cette histoire ? Vous vous souvenez de ces boites roses, garnies de lingettes, des échantillons de gels lavants Mus... and co, des couches, des bons de réduction, ... ? En créant Abonéobio, j'ai tenté d'approcher quelques maternités pour en savoir plus sur la sensibilisation des jeunes mamans aux soins de leur bébé pensant que les produits bio y avaient parfaitement leur place. Et pourtant, avec déception, il m'a fallu me rendre à l'évidence : le marché est verrouillé ! Impossible d'y accéder avec des produits bio...



Enfin, à l'initiative des médecins, une polémique est lancée depuis la fin de semaine dernière !. Elle va permettre de pointer cette pratique choquante qui vise à promouvoir certaines marques au coeur même des maternités, en dépit du principe de précaution pourtant essentiel quand il s'agit de la peau immature d'un nourrisson, dans un lieu qui devrait être associé à un discours de sensibilisation sur la santé.

Selon l'AFP, des médecins, chimistes, cancérologues ou directeurs d'établissements de santé ont lancé jeudi un cri d'alarme à propos des cosmétiques pour bébés distribués dans les maternités, estimant qu'il s'agit d'un "cocktail toxique" pour des enfants particulièrement réceptifs.

"Ces boîtes sont distribuées depuis quelque 30 ans", a souligné devant la presse Olivier Toma, directeur d'une clinique et président du Comité pour le développement durable en santé (C2DS). Il a affirmé qu'il y avait de "fortes présomptions" sur certains composés des produits distribués.

André Cicolella, chimiste toxicologue, a pointé particulièrement les parabens, qui "ont un effet de perturbation endocrinienne" (affectant le développement, la croissance, la reproduction), et le bisphénol A, interdit récemment dans la fabrication des biberons au Canada.

"Nous sommes confrontés à une épidémie de cancers" dont un certain nombre ont leurs origines "dès la gestation", a-t-il souligné. "Il faut agir sur les éléments susceptibles de favoriser cette épidémie".

Dominique Belpomme, cancérologue, a fait valoir que la pénétration par voie cutanée était "celle qui permet la plus grande perturbation de l'organisme", car "la peau ne sait pas détoxifier".

Tous ont défendu l'application du principe de précaution et l'arrêt de distribution de ces mallettes par les maternités ou les cliniques. Ils ont demandé aussi aux autorités de santé de soumettre les produits cosmétiques à une Autorisation de mise sur le marché (AMM), comme les médicaments.

Je vous ajoute la réponse de la Fédération des Entreprises de la Beauté (FEBEA) : « La sécurité des produits cosmétiques pour bébés vient d'être mise en cause. La FEBEA souhaite rappeler que tous les produits cosmétiques, y compris les produits pour enfants, font l'objet d'un encadrement très strict : à la fois à travers la réglementation cosmétique et via les recommandations professionnelles. Ces produits sont en permanence contrôlés par les Autorités, lesquelles peuvent, à tout moment, ordonner leur retrait du marché. Les substances avérées cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) sont interdites en cosmétiques. Avant d'être commercialisé, tout produit cosmétique doit faire l'objet d'une stricte évaluation de sa sécurité. Il est important de savoir que, dans une même "famille" d'ingrédients donnés (par exemple les éthers de glycol), certains peuvent être sans risque et donc autorisés, alors que d'autres sont interdits (tout comme, à titre de comparaison, certains champignons sont vénéneux et d'autres comestibles). »

Vous êtes convaincus par ce droit de réponse ?



Pour mémo, la peau de bébé est encore très fine et vulnérable car elle contient peu de graisse pour la protéger (environ 1/5 de l’épaisseur de la peau adulte). Ce n'est que vers la quatrième année que la peau de bébé développera sa fonction protectrice pour atteindre vers l'âge de douze ans la même résistance que celle d'une adulte. Alors, si déjà un adulte accumule 2 Kg de produits chimiques sur sa peau à la fin d'une année, imaginez le cocktail explosif sur la peau d'un nourrisson si on lui impose les mêmes habitudes ?

Parce que je ne le savais avant, quand mes filles étaient bébés, parce que j'ai le sentiment d'un mensonge et d'une trahison par le marketing des marques conventionnelles et des instances en charge de la bienveillance sur notre santé, je ne cesse de rappeler par le biais d'Abonéobio aux jeunes mamans qu'il est important de choisir des cosmétiques bio pour bébé

++ Des cosmétiques bio pour mon bébé
++ Pourquoi changer de produits et passer au bio ?