Eau et cancer : quelle eau boire ?
Par Laurence-Aboneobio le mercredi 8 juillet 2009, 16:01 - Santé - Lien permanent
Pour des raisons écologiques, il semble évident de privilégier l'eau du robinet à l'eau en bouteille. Mais pour des raisons de santé, quelle eau faut il boire ? La communauté scientifique * dont le cancérologue David Servan-Schreiber, ainsi que le WWF, recommandent aux personnes fragiles, atteintes d'un cancer ou qui ont été malades, de ne pas boire l'eau du robinet par précaution, car elle n'est pas irréprochable. Pourquoi ? Selon les régions et les saisons, la qualité de l'eau du robinet peut varier. Si à Grenoble elle est pure et n'a pas besoin de traitement, en région parisienne, des unités de traitement interviennent pour rendre potable l'eau puisée dans la Marne, L'Oise et la Seine. Cette eau peut contenir des traces de nitrates, pesticides, hydrocarbures, plomb, arsenic... dans des quantités certes infimes mais aussi d'autres substances et polluants pas toujours détectés comme des dérivés de médicaments, (anticancéreux, antibiotiques, hormones féminisantes, antidépresseurs, antiépileptiques, et analgésiques, ..) mais aussi des résidus de parfums, du bisphénol A....L'enjeu, au delà des quantités admises, porte sur le fait qu'on ne sait rien sur l'accumulation dans l'organisme de ces polluants et de l'effet cocktail de leur mélange.

Merci à Lady Elixir
Boire de l'eau du robinet ?
- Evidemment que boire l'eau du robinet revient beaucoup moins cher (une eau de bouteille coute jusqu'à 1900 fois le prix de l'eau du robinet) et reste le geste écologique !
- Aujourd'hui nous sommes 67 % à boire l'eau du robinet au moins une fois par semaine en France. Nous buvons 1 % de notre consommation annuelle d'eau. (soit 6 milliards de m3 par an). 77 % des Français sont satisfaits de l'eau qui leur est fournie, 81 % estiment qu'elle est sûre et 71 % la trouvent bonne (baromètre Sofres-CIEau). L'eau du robinet est contrôlée en France ; 56 paramètres microbiologiques et physico-chimiques sont surveillés régulièrement. Et dans la majorité des grandes villes elle est correcte.
- Puisée dans les nappes souterraines ou dans les eaux superficielles (barrages, ...) les eaux peuvent avoir été contaminées en amont par des rejets. Ensuite l'eau passe dans les stations dont le rôle est de la rendre potable, c'est à dire rendre une eau "qui ne rend pas le buveur malade". Puis l'eau repart dans les 900000 kilomètres de canalisations où elle se peut frotter au plomb, au fer, ...surtout si les tuyauteries des immeubles sont vieillissantes. Le saturnisme (dû au plomb) touche encore 85 000 enfants de 1 à 6 ans. Chez l'enfant 50 % du plomb ingéré passe dans le sang et atteint le système nerveux. Heureusement d'ici la fin 2009 le distributeur devra vous fournir une eau à moins de 25µg/l (contre 50 µg/l actuellement) et seulement 10µg/l en 2013. Encore faut il que votre réseau domestique soit en bon état en bout de chaine !. La question à poser est qu'elle est la concentration avant mon compteur ?
- Si la question de la pollution porte sur toute la chaine, en France globalement il est claire que l'eau de consommation est quand même de bonne qualité. Pour mieux la connaitre, la mairie de votre commune peut vous donner une information transparente sur la qualité de l'eau distribuée, au moins 3 fois par an (cette règlementation européenne s'impose aux petites communes).
- Vous pouvez aussi consulter le portail du Ministère avec un glossaire ici et pour les juniors un site qui expliquent l'enjeu de l'eau du robinet
- Pour éclairer les consommateurs le ministère de la Santé précise : '"en complément de la surveillance assurée par l’exploitant, les captages, les stations de traitement et les réseaux de distribution de l’eau potable jusqu’au robinet du consommateur font l’objet d’un contrôle sanitaire régulier, mis en œuvre par les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS). Celui-ci se traduit, chaque année, par plus de 310000 prélèvements, près de 800 paramètres mesurés et plus de 8 millions de résultats analytiques. Outre l’organisation de campagnes d’analyses et l’interprétation sanitaire des résultats, le contrôle sanitaire comprend la diffusion de consignes de consommation si une limite de qualité est dépassée". (http://www.sante-sports.gouv.fr/actualite-presse/presse-sante/communiques/qualite-eau-du-robinet-controles-exigeants-reguliers.html)
- Malgré tout dans cette eau du robinet on retrouve parfois des nitrates, autorisés à 50 mg/litre. Le danger vient surtout de la transformation des nitrates en nitrites une fois en contact avec une bactérie du corps humain. Ces nitrites oxydent l'hémoglobine du sang et perturbent le transport de l'oxygène.
- Quand aux pesticides, (qui peuvent provoquer entre autres des cancers de la prostate chez l’homme, des leucémies chez les enfants et atteindre leur cerveau), la concentration individuelle de chaque pesticide est limitée en Europe à 0.1 microgramme/litre par conséquent inférieure à une valeur à partir de laquelle un risque sanitaire existe. Mais étonnant, selon Quelle Santé, on retrouve parfois dans l'eau aussi des pesticides pourtant interdits en France comme l'aldrine, la drieldrine, l'heptachlore. D'autres molécules de ces herbicides, insecticides, fongicides ne sont pas non plus détectés lors des contrôles, et une fois dans la nature ces molécules se dégradent en créant de nouvelles molécules sans que l'on sache ce qui se passe à long terme dans nos organismes.
- Et cette association nitrates et pesticides est accusée de former des composés cancérogènes. Certains experts évoquent aussi un lien entre les sulfates d’aluminium (alun) utilisés pour épurer l’eau du robinet et le développement de la maladie d’Alzheimer (Publication en 2000 des chercheurs du laboratoire U330 de l’Inserm à Bordeaux) et demandent à abaisser le taux d'aluminium dans l'eau à 50 microgrammes par litre. Ainsi on pourrait réduire de 23% le risque de développer la maladie d’Alzheimer. On en sait pas plus sur l'impact de l'aluminium car mener des recherches sur ce point coûterait au moins 1 million d’euros par an selon le Dr Dartigues.
- Enfin en ce qui concerne le chlore, les risques sont liées aux érivés qui se forment lorsque le chlore est en contact avec les matières organiques contenus dans l'eau (certains trihalométhanes (THM)). Ceux ci peuvent favoriser les cancers de la vessie et des troubles au moment de la grossesse (le seuil toléré est de 0,1 mg/L). Pour éliminer le chlore et ses dérivés par évaporation il suffit de laisser l’eau du robinet dans une carafe pendant une heure

Boire de l'eau en bouteille ?
- Coté écologique :
- Uniquement d'un point de vue du transport, l'impact environnemental de l’eau minérale plate est de 90 à plus de 1 000 fois supérieur à celui de l’eau du robinet. (Source : étude de la Société suisse de l’industrie du gaz et des eaux en 2006)
- Aux USA en 2004, les américains ont consommé 28 000 000 000 de bouteilles d'eau embouteillée dont 84 % se sont retrouvés aux déchets, soit 1500 bouteilles chaque seconde.
- C'est aussi l'équivalent de 17 000 000 barils de pétrole utilisés pour fabriquer ces bouteilles et 2 500 000 tonnes de dioxyde de carbone émises lors de la fabrication de ces bouteilles (source : Earth Policy Institute des USA (EPI) )
- Les consommateurs américains dépensent chaque année 100 000 000 000 de dollards pour l'eau embouteillée, alors que cette somme pourrait permettre d'apporter de l'eau potables et des conditions sanitaires adéquates à tous les habitants de la planète !
- En France 7,3 millions de m3 ont été consommés en 2007, soit 0,3 litre par jour et par habitant, dont 58% d'eau minérale et 42 % d’eau de source et un volume de déchets de 253 000 tonnes d'emballages selon Eco-emballages.
- Une étude suisse révèle que "l’énergie dépensée pour produire, amener, traiter 2 litres d’eau minérale par jour et par personne pendant un an correspond à 2000 km parcourus en voiture"

Coté santé :
- L'eau embouteillée ne subit pas de traitement pour la rendre "potable". Elle est aussi prélevée dans les nappes phréatiques et potentiellement peut être aussi polluée en amont par les pesticides, nitrates et autres polluants.
- Cependant la Chambre syndicale des eaux minérales naturelles indique que les embouteilleurs effectuent jusqu’à plusieurs centaines de contrôles journaliers. Ces eaux minérales ou de sources n'ont pas eu de traitement de désinfection et donc sont dites saines microbiologiquement.
- Il faut dire aussi que les zones sont parfois protégées par une agriculture biologique à proximité et que ces eaux minérales ont été filtrées naturellement par les roches.
- Il faut distinguer aussi les eaux de sources des eaux minérales : la règlementation impose à la seconde a une composition constante.
- Dommage que l'emballage des bouteilles d'eau (souvent à base de PET recyclable (polyethylène avec plastique transparent)) ne dévoile pas sa composition pour cause de secret industriel, ni au consommateur, ni à l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments en charge de l'autorisation sur la mise sur le marché
- Pourtant ces bouteilles d'eau subissent des écarts de températures extrêmes. (Avant achat, entreposage -5°C à 30 °C, en camion 35 °C à 65°C, ...) Soumises à la chaleur, les bouteilles d'eau peuvent libérer dans l'eau des substances nocives comme des pertubateurs endocriniens, du Bisphénol A, de l'antimoine (métal toxique retrouvé à des concentrations bien supérieures que dans l'eau du robinet)...

Boire de l'eau filtrée en carafe ?
- Il s'agit de cartouche placée dans l'entonnoir-réservoir de la carafe sur laquelle glisse l'eau du robinet. La cartouche est changée régulièrement (tous les mois) pour une famille soit 100 à 150 litres filtrés.
- Grâce aux principes actifs du charbon, la cartouche filtre certains polluants (chlore et dérivés chlorés et certains pesticides non solubles dans l’eau comme le lindane (pourtant un insecticide interdit d'utilisation en agriculture) et l’atrazine, certains résidus médicamenteux), voir même les métaux lourds (l’aluminium, le cuivre et le plomb..) et les nitrates (carafe Kenwood, ...) si la cartouche a une résine échangeuse d’ions, mais elle peut aussi être un nid à bactéries, comme les adoucisseurs.
- Il faut bien respecter les consignes d'utilisation et être vigilant car à l'usage les bactéries s'y développent et les germes sont nettement plus nombreux que dans l'eau du robinet. Il vaut mieux placer l'eau filtrée au réfrigérateur et la boire dans les 24 heures.
- Les cartouches utilisent des sels d'argent pour leur propriétés antibactériennes. La limite maxi à 10 µg/l a été supprimée et des tests sur l'eau filtrée en carafe indiquent des taux doubles.
- Les marques connues sont Brita, Kenwood, Culligan et désormais les marques distributeurs (super U, ...) se lancent aussi sur le créneau.
- Par ailleurs, quelle est la composition exacte de ces cartouches ? On ne la voit jamais figurer sur les packaging. D'ailleurs, l’UFCS a saisit l’AFSSA pour en savoir un peu plus dans le cadre d'une étude des risques sanitaires engendrés par leur utilisation.
- On entend aussi parler de solutions plus couteuses : des filtres (Culligan, Dom'Source...) qui fonctionnent avec un système d'osmose inversée, qui filtrerait 99% du plomb, 98% des pesticides, 97% des nitrates, et certains résidus de médicaments.

Conclusion :
Il faut arrêter de souiller l'eau ! Moins elle sera polluée et plus elle sera pure à la sortie du robinet.
Réserver les bouteilles pour des usages précis, dont pendant la grossesse et la maladie.
Et les carafes sont une fausse bonne idée car des tests ont démontré qu'à l'usage elles entraînent une augmentation de la quantité de bactéries présentes dans l'eau. Un comble !.
En même temps faut rester réaliste : la pollution par l'eau n'est pas la plus importante !. Et puis la situation devrait s'améliorer puisqu'il y a déjà 80 % des captages protégés par des périmètres de protection et l'objectif étant 100 % en 2010.
Comme nous passons 80 % de notre temps dans des intérieurs pollués (maison, voiture, bureau), il faudrait commencer à revoir nos pratiques !.
Au quotidien nous sommes en contact avec des polluants, au travers l'alimentation et les pesticides notamment, les cosmétiques et les produits de ménages (et oui nous accumulons 2 kg de produits chimiques par an avec ces gestes du quotidien), le bricolage (peintures, colles, ....).
Sources :
- http://www.enviro2b.com/2009/06/25/le-ministere-de-la-sante-fait-le-point-sur-leau-du-robinet/
- Quelle santé été 2009 : méfiez vous de l'eau qui sort
- http://www.actualites-news-environnement.com/20883-eau-potable-cancer-consommation.html
- http://www.fne.asso.fr/fr/actualites/communiques-de-presse-full.html?id=1108&news_id=1108&cmp_id=33
- http://www.cdurable.info/L-eau-du-robinet-est-elle-dangereuse-pour-notre-sante-alzheimer,804.html
- http://www.sante-sports.gouv.fr/actualite-presse/presse-sante/communiques/qualite-eau-du-robinet-controles-exigeants-reguliers.html
- http://www.terra-economica.info/spip.php?page=article&id_article=4992
- http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/servicepublic/index.php?id=63988
- Comité Scientifique :
- Pr David Servan-Schreiber, Médecin, Docteur en Neurosciences Cognitives, Président de guerir.fr, Auteur de Guérir et de Anticancer
- Bernard Cressens, Directeur Scientifique du WWF-France
- Pr Jean-Claude Lefeuvre, Professeur émérite au Muséum National d’Histoire Naturelle et Ancien Président de l’Institut Français de la Biodiversité, Rapporteur sur l’évaluation de la qualité des eaux brutes françaises destinées à l’alimentation en eau potable: 1981, 2000 et 2005
- Pr Luc Montagnier, Médecin, Chercheur, Prix Nobel de Médecine
- Pr Jean-Marie Pelt, Agrégé de Pharmacie, Professeur de Biologie, Président de l’Institut Européen d’Ecologie, Membre du comité scientifique de l’agence de l’Eau Rhin-Meuse
- Pr Gilles-Eric Séralini, Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN, Co-Directeur du Pôle Risques – MRSH, Université de Caen
- Jean-Pierre Cravedi, Docteur en Biologie, Directeur de Recherche INRA au sein du laboratoire des xénobiotiques, Expert à l’Agence Européenne de Sécurité Sanitaire des Aliments.
- Benoit Roig, Enseignant chercheur à l'école des mines d'Alès- Coordinateur du projet européen KNAPPE sur les produits pharmaceutiques dans les eaux (Knowledge and Assessment on Pharmaceutical Products in Environmental Waters)
- Gauthier Chapelle, Ingénieur Agronome, Docteur en Biologie, ancien Officier Scientifique de l’International Polar Fondation
- Philippe Desbrosses, Agriculteur, Docteur en Sciences de l’Environnement, Expert consultant auprès de l’Union Européenne, Chargé de Mission pour le Grenelle de l’Environnement
- Pr Lucien Israël, Professeur émérite d’Oncologie Médicale, Membre de l’Institut
- Pr Franco Berrino, Directeur du Département de Médecine Préventive et Prédictive de l’Institut National du Cancer, Milan, Italie
- Dr Annie Sasco, Médecin, Docteur en Epidémiologie, Directrice de l’Equipe d’Epidémiologie pour la Prévention du Cancer – INSERM, Université Victor Segalen Bordeaux 2
- Pr Devra Lee Davis, Docteur en Epidémiologie, Directrice du Département de Cancérologie Environnementale, Université de Pittsburgh, Etats-Unis
- Dr Thierry Dorval, Oncologue Médical, Institut Curie, Paris
- Dr Jean-Loup Mouysset, Oncologue Médical, Diplômé en Sciences de l’Environnement et Santé (DEA), Polyclinique Parc Rambot-Provencale, Aix en Provence
- Dr David Carpenter, Médecin, Docteur en Epidémiologie, Directeur de l’Institut pour la Santé et l’Environnement, Université de New York à Albany, Etats-Unis
- Dr Philippe Presles, Médecin, Diplôme Universitaire d’Ethique de la Santé, Directeur de l’Institut Moncey de Prévention Santé, Auteur de « PREVENIR »
- Dr Pierre Souvet, Cardiologue, Président de l’Association Santé-Environnement-France
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Commentaires
Merci de m'avoir prévenu que vous utilisez ma photo. Cela fait toujours plaisir ! Qui plus est quand c'est pour une cause comme celle ci.
Encore Merci
un peu déprimant mais très bon article !
Aie, j'avoue ne plus savoir à quel saint me vouer ! Ça fait plusieurs années que j'utilise les carafes filtrantes Brita mais je n'imaginais absolument pas qu'elles étaient de potentiels nids à bactéries.
Les bouteilles d'eau en bioplastique seraient-elles la solution ? Je viens de lire un article à ce sujet sur le blog Cleantech Republic. Je pourrai t'envoyer le lien si cela t'intéresse.
Excellent article en tout cas. Merci Laurence !
Bonjour Alix et merci pour tes encouragements. Coté écolo, c'est clair que les bouteilles en plastiques bio (PLA) restent des bouteilles qui ont consommé de l'énergie et de la matière première, sans compter le transport...Sauf que j'ai vu que cette société Vegetal & Mineral Water qui va lancer ce concept prévoit la diffusion limitée sur trois marchés : l’évènementiel (la bouteille devient un vecteur de communication), les supermarchés bio, et le hors-foyer (restauration collective, entreprises…). Coté santé, j'ai pas vu plus d'infos à priori sur l'exposition aux fortes températures lors des transports et le transfert de particules dans l'eau...A suivre
Ce texte est assez exhaustif, cependant la conclusion sur les périmètre de protection montre que vous ignorez qu'ils ne servent à rien en cas de captage d'eaux superficielles(ce qui, de mémoire, est un cas sur deux). Pas plus qu'ils ne servent dans la majorité des autres cas puisque :
- ils sont limités à des zones trop petites
- ils ne font pas l'objet de contrôle, ou de contraintes pour les pollueurs, dans les périmètre les plus larges
500 captages font actuellement l'objet de l'attention de l'Etat, malgré cela leur situation est loin d'être réglée et certains, dans le cadre de contentieux européens, sont obligés de fermer...
Le problème de l'eau est donc, et reste pour longtemps, un problème majeur pour la santé des français
cordialement
Pour aller plus loin , l'article sur Terra Eco avec des liens sur d'autres dossiers : http://www.planete-terra.fr/spip.php?page=article&id_article=1552
Un grand merci pour cet article très complet.
Même si j'avais entendu parlé des différents arguments pour la consommation d'eau en bouteille et d'eau en robinet, je ne m'attendais pas à être aussi choqué par ces infos.
Je ne sais pas si c'est le fait d'être mis bout à bout, mais tous ces arguments sur l'eau du robinet m'a un peu refroidi.
Je ne comprends pas qu'on prétend fournir une eau potable (pour reprendre le terme "une eau qui ne rend pas malade") alors que certaines études ne sont pas menées, faute de moyen (l'impact de l'aluminium sur l'organisme humain).
C'est l'association de certaines substances qui est cancérigène, et qu'il faut donc analyser. Pas l'impact de ces déchets un par un!
Des cas d'épilepsie, de cancers de prostate, d'Alzheimer, sont soupçonnés de provenir de l'eau que l'on consomme. Et on apprend que les organisations "n'interviennent" (à l'aide de "consignes") qu'en cas de limite dépassée !
Honnêtement, je suis atteré d'apprendre ça. Même si les autres eaux de consommation ont leurs propres inconvénients, je suis outré de cette négligence.
Merci Jean Pierre pour votre témoignage. C'est clair que ça fait réfléchir ! Et là je viens de lire dans le Quelle Santé de septembre que "divers édulcorants synthétiques omniprésents dans les aliments, boissons, dentifrices, rince bouche et médicaments se retrouveraient en quantités notables dans nos systèmes aquatiques et par conséquent dans l'eau potable". Ces révélations font suite à une étude en Allemagne. Il semble que les stations d'épuration n'arrivent pas à éliminer le cyclamate, l'acésulfame, la saccharine, le néotame, le sucralose...."Sauf que des données scientifiques laissent supposer que certaines de ces substances pourraient endommager l'ADN" !!! Vite passons au sucre naturel, comme la Stévia un édulcorant naturel qui vient enfin d'être autorisée sur le marché.
Je trouve que vous faites une publicité eau de non-négligeable à l'eau du robinet que je trouve de mauvaise qualité tant au gout que sur ma peau!
J'utilise et continuerais d'utiliser de l'eau de source en bouteille PET:
1/ D'abord, au gout,elle est très bonne, elle est faiblement minéralisé et donc adapté à une consommation quotidienne.
2/ ça fait vivre ma région, mes achats sont leurs emplois.
3/ Le PET EST RECYCLABLE À 99%!
Alors, voilà, on trie ses déchets, on fait attention à ce que l'on consomme ( au plus proche de chez soit) et en plus, on fait du bien aux emplois!
En plus, je ne fais pas confiance aux institutions publiques pour me donner des informations claires, j'ai beaucoup plus confiance dans les industries qui peuvent avoir des controles et précautioneux de leur image.
grand merçi a Laurence pour cet article très documenté;merçi aussi à Jean Pierre d'avoir mis l'accent sur les dangers de la présence d'associations néfastes meme si elles ne sont présentes qu'en petites quantités
ma conviction est faite depuis déjà plusieurs années qu'avec la meilleure volonté du monde la qualité de l'eau du robinet va continuer à se dégrader avec la multiplication des nouvelles molécules et des nouveaux produits qui après usage vont rejoindre une pollution diffuse et grandissante des eaux
je sens venir à grands pas le moment ou chacun d'entre nous devra avoir chez lui sa propre station d'épuration de ses eaux alimentaires et de boisson;c'est la solution,qu'après mure réflexion j'ai choisi;j'ai fait l'acquisition d'un système tout en un:la fontaine mélusine d'aquadyn qui osmose et dynamise mon eau
j'en ai une satisfaction totale:l'eau produite sort de la fontaine avec un total de solides dissous de 20mg par litre(comme l'eau minérale du mont Roucous) bien sur c'est un équipement qui a un cout( le prix d'un fauteuil stressless!!;mais c'est pour plusieurs années et le prix de revient de l'eau que je consomme me revient ainsi à 4 ct le litre
je pensais en avoir fini avec les bonbonnes et les bouteilles plastiques,il n'en est rien:elles défilent encore parfois à la maison quand les amis viennent et repartent avec leur plein d'eau
A voir ce lundi 17 mai sur france 3 à 20h35 un documentaire Hors série : "du poison dans l'eau du robinet" http://programmes.france3.fr/docume...
Documentaire réalisé avec la participation du laboratoire de la CRIIRAD sur le volet « RADIOACTIVITÉ », réalisé par la journaliste Sophie Le Gall. Il concerne différents types de polluants dans l’eau. La radioactivité est l’un des aspects abordés. L’émission sera suivie d’un débat sur la question spécifique despesticides dans l’eau, animé par Marie Drucker.
Merci , très bien documenté et bon complément à l'émission de ce soir : cela a répondu à mes interrogations sur la carafe filtrante mais à vrai dire, je ne sais plus trop quoi faire. La fin de l'émission sur les résidus médicamenteux m'a vraiment "dégoûtée", je n'ai pas envie d'ingérer tout ça ...
Merci pour ce document complet et très instructif... Mais au fond ne savons nous pas tout ça depuis longtemps ? Qu'attendent les peuples pour passer enfin à une "action" de vivre saine, non polluante...? Qu'attendons nous tous à ne pas nous remettre en question devant tout ce que nous laissons (pour des âges en certains cas) et tout ce que nous allons laisser derrière nous.
Quand cesserons nous de regarder en arrière, et ne pas voir que notre seule vie dépend de l'avenir que nous préparons...?
Je connais un endroit dans les Ardennes en pleine forêt. Juste une mare assez grande pour être un étang, sans être un lac. On y trouve tritons, salamandres, moules d'eau douces... Des grenouilles s'y accouplent dans une orgie incroyable... Des libellules peuplent les airs, aeschnes et demoiselles bleues, des dytiques et autre insectes d'eau comblent les fonds et les surfaces de l'eau de toutes sortes de larves... La vie y est grouillante... Cette eau y est encore pure... Pour combien de temps ? Je ne regarde plus les nuages et la pluie avec la même félicité : je sais que tout est déjà pollué... Ca va être dur à accepter...
Super cet article, je m'interressais déjà au sujet. J'ai opté pour une fontaine EVA qui filtre l'eau du robinet et un dynamiseur Aquadas. J'ai arrêté l'eau en bouteille, on a assez d'ordures comme ça pour avoir de l'eau finalement quelconque !
A voir une vidéo de naturbis sur l'impact des bouteilles d'eau http://bourgogne-franche-comte.fran... et la solution avec une bouteille fabriquée avec des plantes !
La plupart des articles sur les carafes filtrantes concernent les leaders du marché, brita, kenwood! J'utilise une carafe hydropure achetée en circuit bio (exclusivement). Le filtre ne se jette pas, on le vide, on le nettoie parfaitement et on le re - remplit de grains filtrants (résine echangeuse d'ions agréee alimentaire et charbon actif de coques de noix de
coco). Il existe un choix de 3 niveaux de filtration. Je pense que c est exempt de sels d' argent (en tous les cas non mentionné). Enfin le fabricant est français et c est le moins cher il me semble.
J'ai acheté une CF Hydropure (très peu de pub): aucun sel d'argent (Coco) et cartouche non jetable car à remplir soi-même. Meilleur solution actuelle, je pense.
Chouni et dixiao > les carafes ne filtrent pas certaines substances non désirables (pesticides, ...)
bonjour tout le monde, j'utilise personellement et depuis bien longtemps le systéme Espring, (j'espère que le lien fonctionne car je ne suis pas trés forte en informatique:
http://doueikan.over-blog.com/artic... )
avec deux enfants à la maison, je n'ai pas voulu faire l'impasse et je vois avec ce qu'on apprends aujourdh'ui d'un peu partout quue mon choix n'était pas aussi "dingue" que quelques amies me disaient à l'époque !
Mon professeur de maths au lycée nous mettait souvent en garde contre l'usage des moyennes en nous racontant l'histoire de l'homme qui s'était noyé dans un lac de 15 cm de profondeur moyenne.
Espérons que les professeurs de demain ne puissent pas raconter dans le futur l'histoire du bébé atteint de méthémoglobine pour avoir bu l'eau de Paris, dont la teneur moyenne en nitrates était pourtant très inférieure à la norme. La méthémoglobine, vous savez, c'est ce qu'on désigne couramment par l'expression « syndrome du bébé bleu ». C'est aussi l'une des maladies graves liées à l'eau et recensées officiellement par l'OMS comme le montre ce lien : http://www.who.int/water_sanitation...
Eau de Paris tient aux Parisiens un discours rassurant sur la qualité de l'eau de leur robinet, écrivant même, dans son guide « boire l'eau de Paris », qu'autant pour les : « Femmes enceintes [que pour les] nourrissons, il est recommandé de boire l'eau de Paris ». A l'appui de cette communication proactive un tableau comparatif des teneurs comparées en minéraux de l'eau de Paris et des eaux minérales les plus prestigieuses, indiquant en particulier un taux de nitrates de 29 mg/l, sensiblement inférieur à la norme de 50 mg/l.
Ce qu'Eau de Paris dit beaucoup moins fort, c'est que ce taux varie sensiblement selon les quartiers de Paris, et peut flirter dans certains cas avec la norme, norme considérée par beaucoup de pédiatres comme trop élevée pour les très jeunes enfants.
http://www.doctissimo.fr/html/nutri...
Cette réalité est d'ailleurs clairement exposée dans le témoignage sur doctissimo d'une internaute parisienne qui, visiblement inquiète, a mesuré à plusieurs reprises à son robinet des taux voisins ou supérieurs à 40mg/l.
Le témoignage de cette femme confirme les chiffres, certes publiés sur le site d'Eau de Paris, mais plus discrètement, concernant certaines zones de Paris. On y constate ainsi des « moyennes » variant de 37 à 40mg/l, avec des maximas jusqu'à 46mg/l.
C'est ce qu'on retrouve également dans le graphique que j'ai publié le 26 septembre dernier. Il démontre clairement que la concentration en nitrates sur les sources du Provinois, (qui alimentent Paris en eau), n'a jamais été inférieure à la norme depuis 1979.
Tout à sa volonté de promouvoir les vertus gustatives et écologiques de l'eau du robinet, Eau de Paris ne ferait-il donc pas fi un peu rapidement du principe de précaution ?
Intrigué et scandalisé, et malgré le droit de réserve auquel je suis tenu, j'ai décidé d'aller plus loin. et ces inquiétudes et témoignages ont été légitimés par les mesures que j'ai dernièrement faites moi-même sur xx fontaines de Paris situées dans des quartiers différents, et qui montrent clairement des concentrations très différentes (photos à venir)!
Conclusion : boire de l'eau à la moyenne n'est sans doute pas dangereux, mais c'est une eau que personne ne boit ! De même que personne ne se baignait dans les 15 cm de profondeur moyenne.
Alors, dangereux ou pas ? Comme je l'avais souligné dans mon post d'il y a quelques jours, le doute existe pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge. Eau de Paris doit une information précise aux habitants des quartiers concernés.
Tout ceci, me direz-vous, est certes inquiétant, mais pourquoi s'intéresser à cette question sur mon blog dédié à l'écologie essonnienne ?
Castelvirois, ne vous réjouissez-pas trop vite ! Car c'est justement cette eau en provenance du Provinois que vous pourriez avoir à votre robinet dans quelques mois, si j'en crois les annonces du Président de notre agglomération (cf mon post du 22 avril dernier) Gabriel Amard.
J'ose espérer que la qualité de l'eau que nous pourrions boire dans le futur sera étudiée par nos édiles aussi attentivement que celle que buvons actuellement, et publiée par la Régie avec la même transparence.
La clé est verte...
http://monvirynature.blogspot.com/2...