D'ici au 1er mars 2010 les publicités pour cosmétiques, quel que soit le média, devront être mises en conformité avec le nouveau Code produits cosmétiques de l'ARPP, l'autorité de régulation professionnelle de la publicité. Nouvelles règles donc pour limiter les abus. Désormais "la publicité ne doit comporter aucune mention tendant à faire croire que le produit possède des caractéristiques particulières alors que tous les produits similaires possèdent les mêmes caractéristiques". Il faudra apporter des preuves. Pour présenter les performances d'un produit il faudra être très précis sur la nature des tests et sur les résultats obtenus. Sont passés à loupe aussi les cautions et références à des procédés médicaux ou chirurgicaux. C'est la fin aussi de l'usage abusif du terme "nouveau", ou "sans". Ce nouveau code vise aussi le greenwashing : pas d'allégation de nature à tromper directement ou indirectement le consommateur sur la réalité des avantages ou propriétés écologiques des produits ainsi que sur la réalité des actions que l’annonceur conduit en faveur de l’environnement.



Pour les produits cosmétiques naturels ce nouveau code indique que désormais un produit cosmétique ne peut être qualifié de “naturel” que si le produit fini contient un minimum de 95% d’ingrédients définis comme “naturels” ou “d’origine naturelle, selon les règles en usage (par exemple : réglementation nationale ou communautaire, cahier des charges ou référentiels publiés)".

Pour les produits cosmétiques biologiques : ils ne peuvent être "qualifiés de “biologiques” que s’ils remplissent au moins une des conditions suivantes : le produit contient 100 % d’ingrédients certifiés issus de l’agriculture biologique :

  • il a été certifié “biologique” par un organisme certificateur ;
  • il peut être justifié qu’il a été élaboré selon un cahier des charges publié, ayant un niveau d’exigence, en termes de composition et de teneur en ingrédients certifiés issus de l’agriculture biologique, équivalent aux niveaux d’exigence requis par les organismes certificateurs".

A noter que l’utilisation d’un signe ou d’un symbole dans la publicité ne doit pas prêter à confusion avec des labels officiels et que la publicité ne doit pas attribuer à ces signes, symboles ou labels une valeur supérieure à leur portée effective.

Pour aller plus loin, le site de L'ARPP et du CPP : conseil paritaire de la publicité

En espérant que ce nouveau code s'applique correctement et puisse permettre de faire un peu le tri dans l'offre existante. Certains fabricants n'hésitant pas à afficher leur propre charte ou ajouter des logos qui portent à confusion. Du coup le consommateur devrait être mieux à même de pouvoir trier et opter pour les vrais produits bio et naturels.

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