Les Français sont réceptifs à la préservation de l'environnement et au développement durable. 87% affirment ces critères pris en compte dans leurs choix actuels d’achats de produits ou services offerts par les entreprises et apprécient l'argument "environnemental" des publicités si ce dernier est sincère et justifié. Par contre ils ne veulent plus se faire berner par les marques qui surfent sur cette tendance en affichant une communication parfois jugée trop verte, sans fondement, qui lave plus vert, bref qualifiée de Greenwashing. Selon le dernier baromètre IFOP pour l'Observatoire Indépendant de la Publicité, plus de huit Français sur 10 demandent un contrôle renforcé des allégations environnementales annoncées dans les campagnes de pub. Les marques devraient cesser leurs messages moralisateurs (avis partagé par 61 % des personnes interrogées), et arrêter de prôner de manière excessive les vertus de l'environnement. Les acheteurs les plus réceptifs restent ceux dont le pouvoir d'achat est moins impacté par la crise : les cadres supérieurs et les professions libérales (92 % d'entre eux sont des acheteurs sensibles aux arguments DD). Dans un contexte où la pub est régulée en France par une instance qui regroupe les représentants de la profession, l'évolution des discours se fera peut être sous la pression des associations de consommateurs, (en tout cas 53 % des sondés le jugent crédible). A l'inverse, les français ne comptent pas sur l'action des associations de protection de l'environnement pour améliorer le contrôle de loyauté (seulement 13 % y pensent).

etude ifop observatoire independant de la publicité

Sondage réalisé du 25 au 28 mai 2012