AgenceBio-VisuelMetiers-2015.jpgL’Agence Bio, la plateforme nationale d'information et d'actions pour le développement de l'agriculture biologique en France, nous offre une synthèse encourageante du marché du bio pour cette année. 2015 est en effet annoncée comme une bonne année pour le bio : avec + 10 % de surfaces agricoles en conversion ou déjà bio et des ventes en magasins allant de 7,4 à 15% de progression selon que l’on soit en grande surface alimentaire ou en magasin spécialisés, les français sont plus que jamais engagés dans le respect de la terre. Avec 1.25millions d’hectare de terres agricoles bio en fin d’année, la France devient le 3ème pays européen à cultiver du bio, derrière l’Espagne et l’Italie.

Cette croissance est d’ailleurs constatée dans toute la zone européenne, quand bien même 71% des produits bio sont consommés par seulement 4 pays que sont la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume Uni.

Quand bio et local se rejoignent.

Biocoop-fraises_hiver.jpgCette année, les chiffres de l’agence bio viennent réconforter les producteurs ayant choisi un autre mode d’agriculture, ainsi que le consom’acteur français qui se sent de moins en moins seul dans ses choix de vie.

Si la demande en produits bio augmente avec les années, la production bio se développe également plutôt bien en France. Son offre se diversifie pour répondre à la demande. De son côté, le consommateur a été sensibilisé aux fruits et légumes de saison, aux productions locales et ne recherche plus de fraises en hiver (selon l’image bien connue)

Ainsi, outre les produits exotiques qui ne peuvent pas se récolter sous nos latitudes (chocolat, thé, café, fruits tropicaux…), 76% des produits bio consommés en France, sont cultivés voire transformés en France ! Pour rappel, ils n’étaient que 56% en 2009. Cependant, preuve que le bio “made in France” a encore une marge de progression, bientôt des bananes bio françaises pourront être disponibles sur les étals, grâce à la volonté des agricultures d’Outre Mer.

Disparité des régions françaises et pression des locavores

En Europe, la France contribue donc à hauteur de 10% du totale des terres agricoles bio.

Cependant, si le consomacteur français veut privilégier le local, il est préférable pour lui d’habiter dans le Sud, notamment en Midi-Pyrénées où la progression des fermes engagées est importante (+20% sur le 2nd semestre de 2015)! Désormais, les consommateurs plébiscitent les circuits courts, via la vente directe (du producteur au consommateur) ou les partenariats des enseignes bio avec des agriculteurs locaux, comme Biocoop qui, via une signalétique en rayon, met en avant les producteurs locaux. Ces nouvelles habitudes de consommation font évoluer le paysage de la distribution, où les enseignes spécialisées et la vente directe grignotent l’hégémonie de la grande distribution alimentaire.
production_locale.jpg Selon l’Agence bio, la vente directe se développe notamment pour les vins, les fruits et légumes, devant la viande ou la crémerie (lait, fromages etc.).

La bio, un pilier du Développement Durable

AgenceBio-VisuelEnvironnement-2015.jpgA quelques semaines à peine du lancement de la COP21, cette grande messe mondiale autour du climat et de la nécessité d’agir, l’Agence Bio rappelle que l’agriculture biologique est une alternative pour lutter contre le réchauffement climatique! En agriculture biologique, la non utilisation d’engrais (de synthèse), le recyclage de la matière organique (déjections) et le choix de privilégier la prairie aux usines, permettent de réduire significativement les émissions de CO2 et de N20 (dioxyde d’azote). De plus, les prairies, comme les forêts, sont des puits de carbone qui stockent entre 500 et 1.200kg de carbone par hectare et par an selon leur gestion. C’est donc un double effet positif sur l’environnement, non dégradé par l’usage d’engrais, ainsi que pour le climat!

Par ailleurs, au volet économique, l’Agence bio chiffre à ce jour environ 100.000 emplois directs (équivalent temps complet) grâce à la production et la transformation de produits bio. Le bio est donc un secteur dynamique et porteur, en termes écologique et économique! Il existe d’ailleurs un site internet d’offre d’emploi dédiés à cette filière

Pour se convaincre des belles perspectives du bio en France, on pourra visiter les deux grands salons consacrés au bio que sont NatExpo (pour les professionnels, du 18 au 20 octobre) et Marjolaine, 40 ans d’existence pour ce pionnier des salons bio, qui aura lieu du 7 au 15 novembre prochain. On vous en reparle très vite!