Ce que l’on aime quand on consomme bio, c’est que les acteurs du bio sont à l’écoute de leurs clients pour leur apporter des solutions qui dépassent, parfois, le cadre de leur activité première. Souvent, celles-ci reposent sur des partenariats intelligents, dans une optique gagnant-gagnant. A l’instar d’EcoSystème, ou des jardineries botanic (qui - au passage - relancent une nouvelle collecte de phytosanitaires au printemps prochain), les sociétés LIMA et DANIVAL se sont associées à l’expertise de TerraCycle pour recycler les emballages plastiques des produits alimentaires.

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Casse-tête : plastique alimentaire vs consignes de tri!

Pour les consommateurs bio que vous êtes, vous avez souvent croisé les produits transformés de LIMA et DANIVAL,deux marques, respectivement belge et française, exclusivement vendues en magasin bio.

Chacune de ces marques a fait de l’écologie le maître-mot de leur activité. Malheureusement, en France, on ne recycle pas les emballages alimentaires comme les plastiques souples, les pots de yaourt ou de crème fraîche. Pourquoi? Parce que, certainement dans un souci d’éco-conception louable, les professionnels ont façonné des plastiques trop légers qui ne permettent pas un recyclage “économiquement” viable! Notre poubelle déborde donc de produits que l’on pourrait recycler, mais que l’on préfère brûler (si votre commune est affilié à un centre de valorisation énergétique, ce n’est pas toujours le cas) pour des raisons économiques!

Une hérésie, quand on voit qu'ailleurs, recycler des pots de yaourt est possible! La marque Preserve vendue sur abonéobio ne propose que des produits recyclés (de la brosse à dent à la passoire) à partir de pot de yaourt et recyclables!

Recycler le non-recyclable

Face à cette incohérence, Lima et Danival ont fait appel à TerraCycle, un des leader mondial du recyclage des matières non-recyclées, et les magasins bio dans lesquels ils sont vendus pour faire changer les choses! Les consommateurs sont invités à rapporter leurs emballages plastiques alimentaires dans les magasins bio qui auront installé un point de collecte volontaire. Tous les emballages sont ensuite envoyés vers les entrepôts de TerraCycle en Lozère. « Les emballages seront broyés et extrudés en granulés de plastique ou en fines plaques » explique-t-on chez TerraCycle. « Les emballages peuvent aussi être moulés par injection plastique et servir à la fabrication d’objets d’usage courant tels que des bancs, des pots de fleurs ou des pavés en plastique pour l’extérieur. »
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Les consommateurs peuvent dorénavant faire recycler :

  • Tous les films plastiques de galettes de céréales
  • Tous les emballages plastiques de salades, tartinables et plats préparés
  • Tous les sachets souples plastiques (dits doypacks) de soupes, céréales & légumineuses précuites et plats préparés.
  • Toutes les coupelles plastiques de compotes et de purées de fruits.

Les magasins bios désireux de faire un geste pour l’environnement peuvent demander à participer au programme en se rendant sur www.terracycle.fr.

Objectif zéro déchets, mais 1 euro de plus pour des associations!

La collecte et le recyclage sont entièrement gratuits pour les consommateurs et les magasins bio participants, les frais de transport et de valorisation étant entièrement pris en charge par DANIVAL et LIMA. Par ailleurs, chaque magasin participant à la collecte recevra des points convertibles en dons financiers pour une association. Chaque kilo de déchets envoyé à l’entreprise TerraCycle rapportera un euro à l’association choisie par chaque enseigne. Cette mesure devrait inciter les magasins à communiquer largement et sensibiliser leur clientèle, déjà réceptive aux ambitions de réduction des déchets, de recyclage et de solidarité!