AgenceBIO2502.JPGChaque année l’Agence Bio, organisme chargé du développement et de la promotion de l’agriculture bio en France, réalise une enquête sur les actes d’achats et de consommation des français vis-à-vis de la bio.



Pendant longtemps, les résultats de l’enquête, basée sur l’auto-déclaration, montrait que les français aimaient le bio, certes, mais n’avaient pas le réflexe de consommer bio. En 2003, par exemple, 37% de français faisait le choix du bio de manière régulière. En 2015, ils sont 65% à aimer, consommer, et attendre toujours plus de bio, preuve d’une mutation profonde de nos achats et de nos modes de consommation. Preuve supplémentaire de ce changement : dans les faits de plus en plus de magasins bio ouvrent (+7.2% par rapport à 2014), et de plus en plus d’agriculteurs font le choix de la bio (+17% de terrain en conversion), malgré des volumes de travail bien supérieur au conventionnel.

12 ans d’évolution du marché français : des chiffres éloquents.

La Bio continue son ascension en France, en réponse aux attentes des consommateurs et, plus largement, des citoyens. Ancrée dans son époque, ce mode de production respectueux de l’Homme et de la Nature a conquis les Français, d'après les résultats du dernier Baromètre Agence BIO / CSA 2015.
En 2015, la Bio a ainsi enregistre un taux record de consommateurs et d’acheteurs. 9 Français sur 10 (89 %) consomment bio, au moins occasionnellement, alors qu’ils n’étaient encore que 54 % en 2003. En termes d’achats, des niveaux inédits sont également atteints : plus de 8 Français sur 10 (82 % vs 43 % en 2003) achètent des produits bio et 55 % le font régulièrement (vs 33 % en 2003).
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Ces très bons résultats se reflètent dans le poids croissant du marché bio (tous circuits confondus, y compris en restauration «hors domicile »). On estime ainsi qu’en 2015, il aurait gagné +10 % par rapport à 2014, pour atteindre un chiffre record de 5,5 milliards d’euros, qui devrait continuer de croître, puisque 93% des consommateurs bio ont l’intention de maintenir ou augmenter leurs achats bio dans les prochains 6 mois.

Consommer bio : un acte réfléchi qui change les comportements

Pour la première fois, l’Agence Bio a également demandé aux consommateurs s’ils consommaient bio, hors alimentaire. Des résultats qui nous intéressent particulièrement pour Abonéobio, spécialisé dans les produits d’entretien et d’hygiène ! Or, nous en étions sûrs, les consommateurs de produits bio achètent plus de produits fabriqués à partir d’ingrédients bio que la moyenne des Français : 82% des consommateurs bio (contre 68% des français interrogés) déclarent avoir acheté au moins un produit d’entretien ménager écologique (64%) , des cosmétiques et des produits d’hygiène bio (54%).

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Consommer des produits bio, c’est donc choisir ses produits (pour sa santé, l’environnement ou son éthique personnelle) et instaurer de nouvelles règles de vie. L’agence Bio révèle donc ce que nous remarquons au quotidien : passer au bio change les habitudes de 2 consommateurs sur 5 (42%). Les consommateurs ayant modifié leur comportement et leurs habitudes achètent de plus en plus bio (73%), davantage de produits de saison (70%), de produits frais (63%) et s’attachent à éviter les pertes et le gaspillage (56%). Par ailleurs, 47% des consommateurs bio déclarent également cuisiner davantage et autant qu’ils n’achètent pas tout à fait les mêmes produits qu’auparavant.

Le bio face à la crise

Une question récurrente posée à l’Agence Bio : le bio est-il une valeur refuge face à la crise ? Il semble que oui ! Face aux scandales mettant en jeu la santé publique, le bio est plébiscité autant par les consommateurs que par les producteurs. Pour le consommateur, le bio c’est la garantie de produits sans pesticides de synthèse, c’est aussi faire le choix de produits locaux et de saison, meilleurs pour la santé.

Quant aux producteurs, ils sont de plus en plus nombreux à souhaiter passer à un mode de culture ou d’élevage bio : *

  • par engagement personnel, d’abord : l’Agence Bio rappelle que les agriculteurs sont les premiers à souffrir des pesticides et de la perte de biodiversité liée aux cultures intensives, conventionnelles, et l’usage de produits phytosanitaires ; ceci explique aussi certainement le fait que le nombre de fermes en conversion vers le bio ait augmenté de 17% en 2015 en atteignant 28725 établissements. Avec 1.310 millions hectares, il y a encore beaucoup à faire, car cela représente 5% du territoire français.
  • Pour répondre à une demande des consommateurs : puisque nous sommes de plus en plus à nous tourner vers les produits bio, il faut que l’offre suive dans tous les secteurs d’activité : restauration collectives, boulangeries, restaurants, boucheries, cantines… les français le réclame !
  • pour s’assurer un revenu décent : de plus en plus d’article de presse le rappelle, sur fond de crise agricole, les producteurs bio s’en sortent ! Ils produisent moins, vendent moins, mais différemment (circuit courts, AMAP, vente directe…) et à des prix qui leur assurent un salaire. Quand les prix des produits frais (maraichage, laitage, viande) s’envolent, les prix des produits bio, eux, restent stables.

Agencebio2502-2.JPG Une nouvelle fois, l’Agence bio confirme ce en quoi nous croyons : à des produits respectueux de l’Homme, de sa santé, de la nature, et prouve une nouvelle fois que nos achats sont une autre façon de voter pour le futur dont nous voulons !