logo_agence_bio.JPGComme chaque rentrée, les chiffres de l’Agence Bio sont là pour nous remonter le moral : le bio ça marche, en France ! Haut les coeurs, les abonéobios, l’Agence Bio annonce encore +20 % de croissance du marché bio au premier semestre 2016 comparé au même résultat du premier semestre 2015.

Que les climato-sceptiques se rassurent, c’est encore une goutte d’eau à l’échelle mondiale, mais cela montre bien que la tendance de fond (ou devrait-on dire lame de fond) réclame toujours plus de bio : pour les consommateurs, pour les producteurs, pour la planète!

Le marché bio évalué à 6.9 milliards d’€uros à fin 2016

Avec des consommateurs au rendez-vous, l’agriculture biologique atteint un rythme de croissance historique en France. On estime que le marché de la Bio a enregistré une progression de l’ordre de +20 % au 1er semestre 2016 comparé à la même période de 2015, déjà très dynamique. A la fin de l’année, il devrait atteindre les 6,9 milliards d’euros, soit un gain d’1 milliard d’euros en seulement 1 an. Ancrée dans son époque, l’agriculture biologique enregistre en effet un taux record de consommateurs. D’après le dernier Baromètre Agence BIO / CSA 2015, 9 Français sur 10 (89 %) consomment désormais bio, au moins occasionnellement, alors qu’ils n’étaient encore que 54 % en 2003. 65 % en consomment même régulièrement, c’est-à-dire au moins une fois par mois, contre 37 % en 2003.

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21 nouvelles fermes bio chaque jour

De son côté, l’offre continue de s’étoffer pour répondre à cette forte demande des Français, en attente de produits respectueux de l’Homme et de la Nature. Face à un marché à très fort potentiel, les agriculteurs bio sont de plus en plus nombreux. Plus de 21 nouvelles fermes bio se sont installées chaque jour en France au cours des 6 premiers mois de l'année. Au 30 juin 2016, le nombre de producteurs français engagés en bio s’élevait à près de 31 880. D’ici la fin de l’année, l’Agence BIO estime que les terres consacrées au mode de production bio dépasseront la barre des 1,5 million d’hectares, soit plus de 5,8 % de la Surface Agricole Utile (SAU).

1 200 nouvelles entreprises bio en 6 mois

A l’aval de la filière, les entreprises de transformation et de distribution sont également de plus en plus nombreuses à exercer des activités liées au marché du bio. Au premier semestre 2016, 1 200 nouveaux opérateurs ont rejoint les rangs des acteurs de l’aval bio en France, qui sont désormais plus de 14 300. Au 30 juin 2016, la France comptait au total plus de 46 218 entreprises bio, amont et aval confondus.

Collecte de lait bio : +30 % de lait bio d’ici 2018

Dans un contexte difficile ouvertement appelé “crise agricole”, les producteurs laitiers sont ceux qui souffrent économiquement le plus de la fin des quotas laitiers et de la concurrence des fermes-usines développées sur le modèle allemand. Avec des exemples heureux de producteurs convertis au bio qui peuvent enfin se payer un salaire, l’élevage bovin laitier bioa connu en 2016, un essor sans précédent avec plus de 560 producteurs spécialisés engagés en 6 mois.
Après la période de conversion de deux ans, la filière attend donc un développement de l’ordre de 30 % de la collecte de lait bio d’ici 2018. Par ailleurs, les filières les plus concernées par le développement de la Bio en France restent, comme en 2015, celles des grandes cultures (740 engagements) et de l’élevage bovin allaitant (400 engagements), avec un rythme similaire à l’an passé.

Magasins spécialisés : un rôle moteur dans le développement du marché bio

bio_local_ideal2016.JPGConcernant le marché bio dans sa globalité, les ventes de produits issus de l’agriculture biologique se sont particulièrement développées au premier semestre 2016. Si l’année 2015 avait été marquée par un développement record des ventes (+14,7 % en 2015 vs 2014), celui-ci se confirme au premier semestre 2016. Les grandes surfaces ont ainsi observé une croissance de leurs ventes de produits bio de près de +18 % par rapport à cette période en 2015, contre +11 % en 2015 vs 2014 (source : panel IRI).

Mais le circuit spécialisé bio confirme son rôle moteur dans cette croissance avec une augmentation des ventes de 25 % sur le premier semestre 2016 (source : Agence BIO). Bien que les magasins bio soient réputés plus chers (produits bio plus chers à produire, volumes moindre, mise en place de politique sociale…), ils sont pourtant de plus en plus plébiscités. Les français estiment qu’ils peuvent payer plus cher pour des produits de meilleures qualités, ou plus éthiques, et le prouvent en faisant confiance aux magasins spécialisés.

Ces deux circuits de distribution représentant plus de 80 % des ventes en 2015, la croissance du marché, tous circuits confondus, est estimée à environ 20 % au premier semestre 2016 comparé au 1er semestre 2015.

Ouff, que de bonnes nouvelles, dont nous - petits consom'acteurs - pouvons nous attribuer le mérite : en effet, si le bio se développe c'est qu'il y a des acheteurs, qui poussent les producteurs dans un cercle vertueux. Economique et écologique.