img_cuisine.jpgMalgré tout ce que l’on sait sur l’état de notre planète, nous, consommateurs, nous tournons majoritairement vers le bio pour des raisons de santé (56%, sondage BVA, mars 2014).

En tout premier lieu, on préfère les fruits et légumes, oeufs et autres aliments bio, puis on choisit ses cosmétiques bio plutôt que conventionnelles et des produits d’hygiène écologiques certifiés. L’alimentation étant le premier point d’entrée vers le bio, il semble parfois contradictoire d’avoir des ustensiles toxiques alors que l’on choisit des aliments plus sains.

Idée reçue n°1 : c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.

Pour une fois, l’idée reçue est vraie !
Les vieux pots ont l’avantage d’être plus naturels : du verre, de la céramique, de l’inox, des cocottes en fonte, des poêles ou des plats en fer, des bassines à confiture en cuivre… Tous ces ustensiles ont démontré au fil des siècles leur innocuité. Toutefois, notons que le pyrex est un verre traité pour résister aux hautes températures et cela reste du verre, naturel donc.

Conseil abonéobio : on en prend soin, en les nettoyant avec des produits écologiques, ou naturels, qui conserveront leurs propriétés.

Papier aluminium : manque d’information

Outre le désastre écologique de l’extraction de la bauxite (à l’origine de l’aluminium), l’aluminium est suspecté d’être un neurotoxique, responsable de la maladie d’Alzheimer. Malheureusement, il y a peu d’études sur les liens de causes à effet. Il se trouve que l’aluminium est un métal plutôt stable s’il n’est pas soumis à des variations de chaleur importantes. Cependant, pendant la cuisson, les molécules d’aluminium passent de la feuille d’aluminium aux aliments. Dans le doute, on préférera un papier cuisson et on réservera l’aluminium à la conservation de courte durée.

Conseil aboneobio : une bonne utilisation de l'aluminium n'est pas toxique pour la santé, il faut éviter de l’utiliser pour cuire ou réchauffer des aliments, ou de le laisser trop longtemps en contact avec des ingrédients acides ou trop salés. Quant à l’environnement, vous pouvez choisir le papier d’aluminium recyclé de la marque If You Care. A ce jour, c’est la seule marque en Europe qui propose une valorisation de la filière de recyclage de l’aluminium sous forme de feuille. 100% recyclé (et recyclable à l’infini), il préserve l’environnement et s’utilise comme un papier aluminium habituel puisqu’il est tout aussi résistant. IYC-alu.bmp

Le papier cuisson : choisissez-le écologique et compostable.

Le problème du papier cuisson reste son traitement : blanchi au chlore, traité avec des anti-adhésifs chimiques peu recommandables pour la santé. Certains papier cuisson utilisent du silicone naturel pour éviter que les aliments ne colle sur le papier. C’est intéressant car la silice, la matière première du silicone est naturellement présente en grande quantité sur Terre, et ses propriétés anti-adhésives permettent de cuisiner sainement, en conservant les qualité nutritive des aliments sans ajout de gras.

Conseil abonéobio : choisir un papier cuisson sans revêtement qu’il faudra graisser (beurre, huile) et fariner pour que les préparations ne collent pas, ou bien un papier cuisson écologique avec un revêtement naturel. Par ailleurs, le papier cuisson est aussi une alternative au papier aluminium pour les papillotes. Abonéobio propose un papier cuisson non blanchi, enduit de silicone naturel, réutilisable et surtout compostable (label OK compost garanti), pour réduire les déchets !

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Le micro-onde : n’est pas l’ennemi public de la cuisine.

Souvent décrié, le four à micro-onde, comme nous l’avons déjà vu n’est pas l’ustensile du diable dans une cuisine. Certes, il ne cuit pas (ou très mal), mais reste économique et rapide dès qu’il s’agit de réchauffer un plat. N’oublions pas que nous n’avons pas tous l’espace suffisant pour accueillir une batterie de cuisine à l’ancienne.

Conseil abonéobio : choisissez des plats en plastique garantis sans bisphenol A , verre, pyrex, céramique (non fêlé ou ébréché). Idéalement on s’assure que le contenant est lui-même écologique par exemple issu de plastique recyclé comme la gamme de boites de conservation Préserve.

La pâtisserie : rentrer dans le moule ou pas?

On sait depuis quelques années que le Teflon (autrement désigne PFTE) devient toxique au delà de 230°C car l’un de ses composants (PFOA, la colle qui permet de faire tenir le revêtement) est potentiellement cancérigène. On trouve encore des moules en Teflon, peu à peu remplacés par les moules en silicone qui ne nécessite pas d’ajout de gras pour faciliter le démoulage. Cependant, les moules tout en silicone restent suspects dès qu’il s’agit de leur processus de fabrication : il existe évidemment 2 processus distincts (avec du platine ou du peroxyde) dont un est évidemment plus cher mais plus écologique que l’autre.

Conseil abonéobio : Si vous possédez de vieux moules en métal, même s’ils sont peu esthétiques, n’hésitez pas à les utiliser : vous pouvez les tapisser de papier cuisson. Certes le résultat sera moins “lisse”, mais tout aussi bon. Pour les mini-gâteaux, comme les cupcakes ou les muffins, il existe des caissettes en papier non blanchi, compostables, disponibles sur la boutique abonéobio! iyc-moule_caissette_bio_ecologique.jpg

Ma planche à découper : le naturel est un faux ami.

Quand on sait tous les composants chimiques dans les nouveaux matériaux sont potentiellement toxiques, cancérigènes ou autres, on aime deux fois plus sa planche à découper en bois! Mais qui dit bois, dit naturel, mais aussi vivant. Découper des légumes ou, pour les carnivores, de la viande sur une planche en bois, c’est également la possibilité de la souiller avec des bactéries, ou autres, avec une difficulté plus grande pour bien la nettoyer.

Conseil abonéobio : Garder votre planche en bois pour la découpe du pain, étaler une pâte à tarte ou pour poser vos plats très chauds, par exemple. Pour la découpe des viandes ou des légumes, vous pouvez adopter une planche en pierre type granit, marbre ou même en plastique sans BPA garanti (et mieux : du plastique recyclé, comme sur abonéobio). Pensez à renouveler votre planche régulièrement surtout lorsqu’elle commence à être pas mal entailler, c’est là que les germes vont se nicher et se développer.

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Et pour aller plus loin voici un long article de la bloggeuse Cléa Cuisine pour un équipement de cuisine plus sain au quotidien :