Pourquoi les crèmes sont chères ?

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NOS SI CHERES CREMESPar veritas, dimanche 19 octobre 2008 à 10:42 dans Général / GénéralEnvoyer à un amiNOS SI CHERES CREMESQuestion récurrente lors de certains Café-Beauté à Paris ou à Lyon : est-ce qu’une crème très chère est vraiment beaucoup meilleure qu’une « petite crème » à prix moyen ou faible ? Etes-vous vraiment certaine de vouloir en savoir plus sur le sujet ? En beauté comme en amour, les fantasmes sont souvent les plus forts. Je vous invite à lire à ce sujet un article paru sur le site www.toutpourlesfemmes.com et reproduit intégralement ici.{{TRES CHERE CREMEpar Evelyne Dreyfus, samedi 18 octobre 2008 Les cosmétiques ont leurs «people» à eux, des phénomènes médiatiques dont personne en réalité ne saurait vraiment décrypter la combinaison, ni expliquer l’engouement médiatique si ce n’est le prix plus ou moins justifié mais souvent étonnamment élevé du produit. Peu importe l’ivresse pourvu qu’on ait le flacon ? Pourquoi certaines crèmes coûtent elles 200 ou 400 ? alors que d’autres ayant les mêmes revendications de soin coûtent 15 ou 20 ?. Vérification faite auprès de plusieurs responsables de formulation de grandes et moyennes marques de cosmétique, la réponse n’est pas simple. Ce que les formulateurs connaissent, c’est le ratio classique du coût réel de la crème toute seule. Il est d’environ 20 % du coût global du produit à la vente. Cela laisse rêveur sur le tribut que nous payons à tout ce qui fait la sacro-sainte image de marque. Le rêve n’a pas de prix. Toutes les crèmes se valent-elles pour autant ? Qu’est-ce qui justifie les écarts multipliant parfois par quinze ou vingt le prix d’un cosmétique de base ?Le prix de la communicationD’abord, répondent laconiques les formulateurs interrogés, l’investissement en communication. Par communication ils entendent aussi bien le flacon, les éventuelles dorures du packaging, la publicité et toute forme de message que le produit doit envoyer au consommateur. Un simple packaging pour lequel un bureau d’études a été sollicité et qui a exigé la création d’un moule peut, à lui seul, coûter facilement 10 000 ? explique l’un des responsables scientifiques interrogés. Par ailleurs, si le soin est produit à 1000 exemplaires seulement, il pourra coûter de dix à cent fois plus cher que s’il est produit à raison de 100 000 exemplaires et plus. Or, les soins très chers sont naturellement réservés à une clientèle restreinte. A ne pas sous-estimer non plus : la marge du magasin qui vendra le cosmétique au moins trois fois son prix d’achat au laboratoire et toute les éléments promotionnels (animation, publicités, échantillons etc) que les revendeurs demanderont à la marque.Le prix de la rechercheEn cosmétique chaque année voit apparaître des évolutions à mesure que sont maîtrisés de nouveaux mécanismes techniques et scientifiques et en fonction de découvertes approfondies sur le fonctionnement intime de la peau. Cela étant, on trouve rarement plus qu’un processus d’action vraiment inédit et actif par décennie. Mais avant de trouver, il faut chercher, comprendre, puis prouver, réaliser des accords avec des services de recherche scientifique extérieurs. C’est en tout cas la démarche des laboratoires les plus importants qui misent sur une recherche de fond sérieuse. Se pose ensuite la question du coût des matières premières nécessaires à la fabrication d’une nouvelle molécule (leur coût est très variable : de 1000 à 100 000 ? le kilo et jusqu’à 1 million d’euros pour certaines d’entre elles comme certains peptides de synthèse par exemple). Certains fournisseurs de matières premières imposent, parallèlement, un nombre de kilos minimum à la marque, ce qui peut également majorer le prix final. Un laboratoire sérieux cherchera, par ailleurs, à obtenir les molécules les plus pures possibles et à valider chaque étape de la formulation et de la fabrication par ses propres moyens. « Aujourd’hui, commente un responsable de formulation, des modèles très pointus émanant de travaux universitaires coûteux côtoient des actifs de plantes trouvées je-ne-sais-où, histoire de plaire au marketing ». Certaines marques chercheront à rentabiliser les investissements réalisés sur la quantité de produits, d’autres sur le prix fixé.Le prix psychologiqueReste encore une dimension non négligeable : le prix psychologique. Avouez-le, vous ne seriez pas tout à fait rassurée de trouver une grande marque de parfumerie à 10 ? le pot sans vous poser des questions sur la qualité réelle du produit. Le positionnement prix est une donnée que vos marques connaissent bien. Si certaines de leurs créations justifient un certain prix, d’autres sont des produits complémentaires de coût relativement faible mais qui ne peut descendre au-dessous d’un tarif donné pour mériter de faire partie de la famille luxe. Hormis cela, le plaisir d’une sublime texture qui caresse la peau, d’un parfum qui a lui seul vous enlève le pli d’amertume en étirant vos lèvres d’un sourire, le plaisir des yeux qui, tous les matins, croisent la beauté de l’écrin raffiné de votre crème ont leur valeur. Tout autant que la griffe élégante qui va vous permettre de ne pas appliquer ce produit comme un vulgaire geste quotidien mais comme un instant ressenti d’exception qui vous parle de vous tout en vous murmurant que cela vous est dû. Pourquoi sinon achèteriez vous la même crème (à très peu de choses près) de certains groupes cosmétiques dont l’une est vendue sous une marque en parfumerie à environ 116 ? et l’autre, très peu de temps après, en grandes surfaces à 17 ? ?}}

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