Plus de bio mais au goût amer en grandes surfaces

Auteur: admin

Désormais les produits bio sont un produit d’appel mis dans les catalogues de promotion des grandes surfaces. Comme pour le commerce équitable, les enseignes ont d’abord invité dans leurs rayons des marques engagées. Puis elles ont appris et trouvé aussi plus rémunérateur de développer leur propre gamme bio (marque distributeur). Derrière l’ambition affichée de démocratiser le bio, se cache aussi une réalité qui nous éloigne des valeurs du bio : pour soutenir la demande, les recours aux importations grandissent massivement et viennent entacher l’empreinte carbone, alors que les consommateurs sont toujours plus nombreux à chercher à associer bio et local et de saison, comme le démontre l’engouement pour les Amap et l’ouvrage des Locavores d’Anne Sophie Novel. Même constat du coté des emballages, ou plutôt du suremballage : quel est l’intérêt d’acheter un lot de kiwis bio de Nouvelle Zélande alors qu’on a les mêmes produits en Anjou ?. Du coté des recettes aussi se cachent parfois des compositions moins drastiques, plus de sucré et de gras, certification biologique européenne (tolérant la contamination par OGM), huile de palme,…et coté prix, les marges curieusement ont tendance à gonfler plus largement sur la gamme bio, au détriment cette fois du consommateur.
n

n
nAlors et si on disait « Oui au bio chez Carrefour, Auchan, Monoprix, Magasin U, …. », mais en respectant les mêmes valeurs pour tous, grandes surfaces comme enseignes précurseurs, type réseau Biocoop : des produits sains pour la santé de tous, le soutien à la filière agriculture biologique, aux producteurs locaux, en défendant les valeurs sociétales du triptyque développement durable, …sans imposer aux producteurs bio, par des volumes croissants, des conditions qui ne leur permettent pas de pouvoir vivre de leur production. Mais là on est dans le rêve ^^. la réalité commerciale est tout autre. Auchan nous répète son slogan, avec chaque jour un produit bio à moins d’euro, vous ne trouvez pas que ce bio a un goût amer ?
n

nSource : GoodPlanet
n
nLire d’autres articles sur abonéobio sur la distribution de produits bio, sur le marché du bio, les tendances de consommation de produits bio, sur les attentes des consommateurs adeptes du bio, sur l’offre de produits bio présente en grandes surfaces et dans les hypermarchés …n

n++ Consommateurs souriez vous êtes traqués au supermarché
n++ Le bio progresse fortement mais profite aux importations
n++ Le label Bio Cohérence : du bio pur !
n++ Consommer bio rassure un français sur deux
n++ Le bio au beau fixe, plus de produits bio à la maison et à la cantine mais plus d’importations aussi !
n++ Des OGM même dans les produits bio !
n++ Ego bio, Bio Activistes, Bio Nostalgiques, Bio en devenir,…quel consommateur bio en 2010 ?
n++ Faire ses courses sans OGM
n++ Plus de producteurs bio en France
n++ Le label Bio Cohérence : du bio pur !
n++ La consommation de produits bio progresse en 2009
n++ Abonnons nous au bio !
n++ Faire ses courses sans OGM
n++ Les marges s’envolent dans la grande distribution, plus rien pour les producteurs
n++ Le bio plus cher ? Le prix écologique le choix du citoyen
n++ OGM mesurons d’abord les risques
n++ Plus de consommation verte chez les 25 49 ans
n++ Epargne solidaire : soutenir le projet d’un agriculteur bio via Terre de Liens
n++ Et si on aidait les agriculteurs bio ?
n++ Les Amap vous connaissez ?
n++ Vous mangez local et de saison ? Vous êtes un locavore !
n++ Appel à projet pour le bio
n++ Victime de son succès, le bio a des états d’âme
n++ Terrena veut faire de l’agriculture intensive écolo
n++ Tripler les surfaces bio à Paris, ambition affichée par la région
n++ Du bio …importé !

2 réponses à “Plus de bio mais au goût amer en grandes surfaces”

  1. Mlle Pigut dit :

    Merci pour ce constat réaliste bien que triste…
    nYonnel a bien compléter l’article d’ailleurs, il ne reste plus grand chose à dire.
    nJe crois que l’esprit bio et la volonté de rentabilité maximum sont juste contraires… donc le bio dans un supermarché, j’y ai cru un tout petit peu, j’ai espéré, mais je n’y crois plus. Et oui malheureusement quelle mauvaise pub pour le bio!
    nLes petites fourmies du bio doivent tenter de faire comprendre à tous que nous sommes sur le mauvais chemin et qu’un peu de fleurs sur le bord de notre chemin n’arrangera rien, non, réalisons qu’il faut prendre une autre route…

  2. Yonnel dit :

    Oui, très amer, merci pour ta lucidité ! Les fruits et légumes sont de mauvaise qualité (texture peu naturelle, goût fade, caractère « artificiel »), à l’inverse des produits locaux et de saison que l’on trouve dans les circuits courts.

    nnn

    Le constat est triste : la grande distribution a pris le concept du bio, l’a vidé de tout son sens, de tous ses bénéfices, pour tout réduire à une question d’argent, ce qu’illustre très bien la campagne de pub d’Auchan.

    nnn

    Le pire, c’est que beaucoup vont penser que le bio, c’est ça, et j’en vois beaucoup qui le rejettent en bloc. Dommage, mais je comprends ceux qui pensent que le bio les prend pour des clés de 12. Je vois trois problèmes pour les défenseurs d’un bio cohérent : un problème de production (elle est malheureusement insuffisante, et des initiatives comme Terre de Liens n’ont pas l’appui qu’elles méritent), un problème de distribution (plus d’Amap !!!), et un problème de communication (pour faire savoir que ce bio-là, c’est rien moins qu’une source de bonheur au quotidien, et de santé à plus long terme). Est-ce que ça ne mériterait pas réflexions et actions conjointes de toutes les petites fourmis du bio ? Parce que là, visiblement, il y a une menace de taille.