De la lessive plus concentrée mais pas plus écologique !

Auteur: admin

Quand vous achetez un pack de lessive en supermarché, vous achetez 40 % d’eau. A partir de la mi juin 2011, les lessives devront être plus concentrées, selon la recommandation de l’AISE (Association internationale de la savonnerie, de la détergence et des produits d’entretien). Sauf que concentrées ne veut pas dire écologiques ! La biodégradabilité d’une lessive dépend de sa composition. Or dans les lessives on retrouve trop de pétrochimie, avec des substances qui ne sont pas du tout biodégradables et qui continuent de polluer gravement nos rivières et nos cours d’eau (1/3 des rivières polluées en France, avec des phénomène d’eutrophisation des cours d’eau). Certes, le consommateur sera invité à utiliser moins de produits (là où il mettait 180 g de lessive en 1997, il ne mettra plus que 75 g en 2008 avec une lessive classique). Même si les flacons vont diminuer d’un tiers, même si cela représente au final 4 millions de tonnes de Co2 en moins rejetés, avec au passage une économie de 28 millions de litres de lessives chez Unilever ( 1.000 tonnes de packaging et 30.000 palettes) la lessive ne sera pas moins chère. Mais le défi majeur à relever reste celui de la composition de ces lessives classiques qui sont polluantes à cause des résidus issus du pétrole. La mention de l’Ecolabel Européen reste très insuffisante, rien à voir avec la certification Ecocert détergence écologique que vous retrouvez sur la lessive écologique vendue par Abonéobio.
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LESSIVE bio écologique aboneobio
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nQuels sont les enjeux des lessives sur l’environnement ?

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En 2010 les achats de lessives ont représenté 1,3 milliards d’euros pour 5,7 milliards de lavages ! Avec une moyenne de 5 machines par semaine par famille, ça fait quand même 110 millions de lavages par semaine ! imaginez l’impact de nos rejets d’eaux grises, en sachant que les stations d’épuration n’arrivent pas à éliminer les micro polluants de nos eaux usées.

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Comment fabrique t’on une lessive ?

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Un produit d’entretien est composé d’eau (3/4 voir 80 %) + de tensio actifs + des additifs (parfums, enzymes, conservateurs, anti calcaire (EDTA, …), séquestrants, agents de texture, colorants, …)

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Pourquoi l’écolabel est largement insuffisant ?

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L’écolabel européen (la petite fleur) a été créé en 1992 par un groupement de producteurs et de transformateurs dont Procter et Gambel. Ils n’ont peut être pas intérêt (économiquement parlant) à pousser davantage le cahier des charges ?. Aujourd’hui l’impact de l’Eco label Européen reste très limité. Même si, contrairement aux lessives classiques, il interdit les azurants optiques (ce qui donne l’impression que le linge est plus blanc), les EDTA anti calcaire, l’ Eco label Européen n’ a aucune autre exigence sur les matières premières. Or si celles ci sont d’origine pétrochimiques (ce qui est le cas pour des raisons de coût plus faible), évidemment l’impact sera fort sur l’environnement. Seules les matières premières issues du monde végétal garantie une biodégradabilité optimale. Ce sont uniquement les produits écologiques formulés sur bases végétales qui se dégradent en totalité sous 28 jours.
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nL’écolabel se contente d’une recommandation sur l’ingrédient principal qui est le tensio actif : selon ce label, pour pouvoir apposer le logo écolabel européen sur une lessive, il suffit que le tensio actif soit biodégradable à 60 % . D’ailleurs ceci ne constitue pas une avancée, puisqu’il s’agit déjà de la règlementation française.
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nEn résumé, pourquoi acheter une lessive avec la mention Ecolabel Européen est insuffisant ?

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  • Votre lessive achetée en supermarché peut contenir n’importe quelles matières premières (dont celles issues du pétrole : les dérivés et produits pétrochimiques sont autorisés) avec des produits pouvant être issus de l’éthoxylation
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  • Pour la fabriquer on a pu utiliser n’importe quelles méthodes d’extraction des matières premières (pas d’exigences sur les matières premières d’origine végétale, animale, ..même si elles sont menacées, …), et on a pu aussi faire des tests sur les animaux
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  • Pour l’ajout d’additifs, très grande liberté, votre lessive peut contenir n’importe quelles substances sans ce soucier de leur biodégradabilité, dont celles qui sont vivement critiquables.
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  • Du coup votre lessive ne sera pas biodégradable car la biodégradabilité des additifs n’est pas étudiée par l’écolabel. Et l’on sait aujourd’hui que ce sont principalement ces additifs qui ne sont pas éliminés par les stations d’épuration qui polluent nos rivières ! Il faut entre 100 et 300 siècles pour que l’eau d’une nappe phréatique se renouvelle complètement. L’eau que nous polluons aujourd’hui est celle que nous boirons demain ! …
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  • Votre lessive sera emballée sans contrainte puisqu’on peut utiliser n’importe quel emballage (dont PVC, polystyrène, …) aucun matériau interdit, c’est juste la question du rapport poids du produit et poids de l’emballage qui est pris en compte
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  • Si votre lessive ne pourra pas contenir de phosphates car c’est la règlementation française qui l’interdit depuis 2007, en revanche votre produit de vaisselle ou ménager avec aussi la mention écolabel pourra lui en contenir ! Sauf que si c’est interdit c’est bien que cela pose des soucis sur l’environnement alors pourquoi le tolérer dans d’autres produits ?
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  • Enfin votre lessive achetée en grandes surfaces contiendra peut être des produits pouvant perturber votre santé : des parfums synthétiques (allergisants et polluants), des conservateurs issus du formaldéhyde, benzène, …des principes actifs à base de chlore, phosphonates (elles ont remplacé les phosphates !), perborates, ammoniaque, acide chlorydrique…le tout pour un cocktail allergisant, polluants et cancérigènes
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nPour éviter ces risques et limiter l’impact de votre lessive sur votre santé et l’environnement, optez pour de vraies lessives écologiques sous certification Ecocert détergence écologique, comme celles proposées par aboneobio qui vous conseille sur les bonnes pratiques écologiques pour mieux consommer en famille :
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nLa certification Ecocert Détergence écologique apporte de sérieuse garantie sur votre lessive :

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  • Des bases lavantes végétales d’origines végétales
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  • Un produit fini avec une haute biodégradabilité
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  • Des matières premières renouvelables et d’origine naturelle
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  • Des huiles essentielles issues de l’agriculture biologique
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  • Une démarche environnementale en production
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  • Des contrôles de conformité inopinés sur le site de production.
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  • Une traçabilité interne et externe
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  • Pas de tests sur les animaux
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  • Un emballage facilement recyclable
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La lessive écologique Etamine du Lys sélectionnée par Abonéobio vous garantie un produit efficace pour le lavage de tous vos textiles, sain, respectueux de votre peau et de l’environnement :
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  • Sans phosphate, ni NTA, ni EDTA
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  • Sans colorant, ni parfum de synthèse
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  • Sans azurants optiques
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  • Avec des huiles essentielles bio
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  • Conforme au contrôle Ecocert
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  • Biodégradabilité optimale
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  • Non testé sur les animaux
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Vous saurez choisir désormais en lisant les étiquettes sans vous laisser avoir par de pseudos mentions écologiques !

13 réponses à “De la lessive plus concentrée mais pas plus écologique !”

  1. Malessive > et oui la copie d’article est illégale. De plus cela dessert les 2 parties car google n’apprécie pas le dupplicate contenu et pénalise le référencement du copieur. Conclusion, il faut passer du temps à tenir un blog pour rédiger du contenu unique

  2. MaLessive dit :

    Excusez-moi pour mon article utilisant vos informations. (http://malessive.blogspot.com/2012/…). Je viens de le modifier et il est vrai que je l’avais écrit un peu vite en oubliant de mettre le lien vers votre blog.
    nMerci de votre compréhension.

  3. Et pour compléter ma réponse sur la critère des huiles essentielles, oui effectivement les huiles essentielles ont un étiquetage nocif pour l’environnement lorsqu’elles sont à l’état pur et donc non dilué. Ce qui n’est évidemment pas du tout le cas ici (dilution + biodégradabilité de la lessive à 97 % en 28 jours)

  4. Guillaume > Concernant les huiles essentielles présentes dans les lessives Etamine du Lys vendues par Abonéobio, il n’y a pas de toxicité avérée. En effet le test de Biodégradabilité OCDE 302B  sur la lessive liquide Etamine du lysqui a révélé que le produit était biodégradé à + de 97% en 28 jours. Ce qui montre bien que la présence de 0.37% d’huiles essentielles dans le produit fini n’a pas d’incidence sur l’environnement. Si cela devait être le cas, ce produit serait alors étiqueté en conséquence et signalerait sur l’emballage sa nocivité pour l’environnement comme le veut la législation sur les détergents 648/2004.

    Vous indiquez dans cotre commentaire  » le référentiel ecolabel lessive possède des exigences spécifiques sur les parfums et conservateurs » Tant mieux, si vous en savez davantage n’hésitez pas à partager l’information détaillée et précise, car pour l’instant le consommateur n’est pas au courant. Sur le cahier des charges du règlement Ecolabel pour les lessives on peut lire concernant les parfums « Tout ingrédient ajouté au produit comme matière parfumante doit avoir été fabriqué et/ou traité selon le code de bonnes pratiques de l’Association internationale des matières premières pour la parfumerie (IFRA) » (critère 6). Par ailleurs on peut noter que ce cahier des charges exige une simple déclaration sur l’honneur pour garantir l’absence de certaines substances dangereuses. 

    Concernant les parfums, on sait aujourd’hui que l’être humain reconnait plus facilement les molécules naturelles comme les huiles essentielles. D’ailleurs, pourquoi les fabricants de lessives conventionnelles passent leur temps à changer les parfums synthétiques de leurs lessives ? Parce que le consommateur, après avoir utilisé 1 à 2 fois un produit parfumé synthétiquement, se lasse et a déjà envie de changer et ne rachète pas. Mais il est vrai que les substances issues de la pétrochimie sont encore très bons marchés, d’où leur utilisation massive dans les produits conventionnels.

    Ecocert encourage l’utilisation de matières premières renouvelables (ne pas épuiser les ressources, déjà bien entamées cf le pétrole, pour préserver l’avenir des générations futures : n’oublions pas que nous empruntons la terre à nos enfants !). Et en plus d’être renouvelables, la certification encourage des matières premières issues de l’agriculture biologique de préférence. Ainsi le consommateur qui achète un produit certifié Ecocert contribue à sa manière à encourager toute une filière, celle du monde agricole ! (En plus de l’aspect écologique et sain pour la peau)

  5. Guillaume dit :

    Bonjour Laurence,
    nJe comprends votre démarche d’expliquer les différences de certains labels, et cela est tout en votre honneur, mais je ne comprends pas l’intérêt de critiquer si durement l’Ecolabel européen (seul label écologique reconnu par le ministère de l’écologie) simplement sur l’argument « origine des matières premières ». Bien que cela soit intéressant, il n’est pas cohérent de se cantonner à cela pour juger l’impact d’un détergent sur l’environnement, et vous induisez par conséquent de fausses idées auprès des lecteurs. Il est nécessaire de nuancer cet aspect, pour preuve, la pluspart des huiles essentielles (d’origine naturelle, voir BIO) sont toxiques pour la faune aquatique, quel est donc l’intérêt d’avoir une lessive à 90/95% biodégradable si cette dernière peut être toxique pour la faune? Enfin et contrairement à ce que vous indiquez le référentiel ecolabel lessive possède des exigences spécifiques sur les parfums et conservateurs, en plus de leur éventuel impact sur l’Homme ou la faune aquatique.
    nBien à vous
    nGuillaume

  6. Et pour compléter ma réponse précédente;

    En ce qui concerne les emballages oui il y a aussi des obligations chez Ecocert : les emballages primaires multi couches non recyclable et/ou non séparables ou constitués de PVC et ou polystyrène ne sont pas autorisés. La composition de l’emballage, sa forme et son volume doivent permettre son recyclage et une faible consommation d’énergie.

    En ce qui concerne le référentiel Ecocert, il a été initiépour répondre à « l’absence de référentiel officiel concernant les détergents à base d’ingrédients naturels et dépourvus de tensioactifs pétrochimiques ». Ecolabel parle d’impact environnemental principalement. Pour Ecocert  l’encouragement à l’agriculture bio est important mais aussi au choix des parfums et colorants 100% naturels ce qui n’est pas le cas pour l’Ecolabel qui autorise de la synthèse.

    L’origine des ingrédients distingue les 2 cahiers des charges.

     

    Il faut tout de même savoir qu’Ecocert est lui contrôlé par la COFRAC, instance nationale chargée du contrôle de la bonne aptitude des organismes certificateurs.

  7. Merci Peter pour ces précisions et la participation à l’échange avec les lecteurs.

    Vous dites dans votre entame « l’Ecolabel Européen et le label Ecocert n’ont pas du tout la même portée au niveau « impact environnemental » et qu’il n’est par conséquent pas pertinent de les comparer de manière abrupte » > aujourd’hui je suis en contact quotidien avec des consommateurs qui sont perdus face aux mentions, labels et certifications apposés sur les produits, et notamment les produits ménagers écologiques. Ils ont du mal à comprendre pourquoi la gamme certifiée Ecocert peut être plus cher qu’une gamme Ecolabel vendue en grande surface. Derrière le prix, il me faut expliquer les différences, notamment de composition car c’est ce qui concerne le plus le consommateur. Savoir ce qu’il y a de caché dans son produit, savoir quelles allergies il peut générer, savoir quels impacts sur l’environnement induits. L’écolabel n’a pas d’exigence sur les parfums, les conservateurs, les enzymes, …A la différence de l’Ecolabel, Ecocert a le mérite d’encouragerl’utilisation d’ingrédients issus de l’agriculture biologique. Il y adonc une prise en compte de l’origine des matières premières et de leurqualité en amont de la fabrication. En ce qui concerne la biodégradabilité, certaine marque adhérente au référentiel écocert, on fait le choix defaire des tests prouvant la biodégradabilité de leur produit. En ce quiconcerne Etamine du lys, distribué par Abonéobio, l’entreprise a fait un test debiodégradabilité selon la norme OCDE 302B (biodégradabilité intrinsèque) qui démontre que la lessive liquideEtamine du lys est dégradée à + de 97% en 28 jours, ce qui est biensupérieur à la règlementation en vigueur.

    Les allégations sur l’emballage sont importantes mais elles vont presque de soi dans l’esprit du consommateur…Un produit qui se dit biodégradable doit être emballé dans un conditionnement adapté qui lui aussi respecte l’environnement. Vous insistez largement sur ce point mais le consommateur achète un produit avant tout, pas un emballage. Ce qui va lui poser problème c’est bien la composition du produit ! Et puis la réglementation est là aussi pour inciter à réduire l’impact des emballages (cf nouvelles normes en juin)

    Pour ce qui est des phosphates, vous confirmez qu’ils sont non autorisés dans les lessives (ce qui est la réglementation, donc l’écolable n’apporte rien de plus), et dans les nettoyants universels. Par contre, ils sont toujours tolérés dans les produits vaisselle par exemple, ce qui est incohérent ! Si la substance chimique est nocive pour l’environnement (ce qui est avéré) pourquoi continuer à l’autoriser dans certains produits ? 

    Peut être pourriez vous nous informer sur les évolutions prévues justement de l’Ecolabel ?

  8. « Suite à la lecture de cet article, nous souhaitons clarifier les informations, parfois erronées, que vous donnez sur l’Ecolabel Européen.

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    Tout d’abord, nous tenons à expliquer que l’Ecolabel Européen et le label Ecocert n’ont pas du tout la même portée au niveau « impact environnemental » et qu’il n’est par conséquent pas pertinent de les comparer de manière abrupte.

    nnn

    Pour mémoire, à la différence de nombreux labels écologiques qui ne couvrent que certains aspects environnementaux, l’Ecolabel Européen apporte des garanties tout au long du cycle de vie du produit. Chaque produit passe un test de conformité dont les résultats sont certifiés par un organisme indépendant, en l’occurrence AFNOR Certification en France. Il existe une norme internationale –ISO 14024 – qui définit précisément ce qu’est un label écologique. l’Ecolabel européen a été crée par la Commission européenne et fait partie en France des deux seuls labels écologiques reconnus par le ministère de l’écologie. Les consommateurs retrouvent l’Ecolabel Européen dans tous les pays membres de l’Union Européenne, en Norvège, au Liechtenstein et en Islande.

    nnn

    Vous indiquez que la lessive Ecolabel Européen « peut contenir n’importe quelles substances sans ce soucier de leur biodégradabilité, dont celles qui sont vivement critiquables ». Ceci n’est pas exact : le critère 3 du référentiel Ecolabel 172 « Détergents Textiles » en vigueur est le « Volume Critique de Dilution de Toxicité » qui est une formule considérant la toxicité aquatique et la biodégradabilité de chaque matière première, quelle que soit leur teneur dans le produit fini. Une lessive contenant des matières premières persistantes (non biodégradables) et/ou toxiques pour les organismes aquatiques, est non conforme à ce critère et ne peut donc pas être certifiée Ecolabel Européen. La matière active des lessives Ecolabel doit être facilement biodégradable dans toutes les conditions (critère 5), le reste est limité par le critère 3 comme indiqué précédemment.

    nnn

    Un autre facteur essentiel est également à prendre en considération : la toxicité aquatique de la lessive. L’Ecolabel Européen interdit, pour sa part, toute substance à plus de 0.01% dans le produit classé en tant que CMR (Cancérigènes et/ou Mutagènes et/ou Reprotoxiques, c’est-à-dire toxiques pour la reproduction). Il interdit également toute substance dangereuse pour l’environnement aquatique ainsi qu’une liste d’autres dangers établie au critère 6 du référentiel Ecolabel en vigueur.

    nnn

    Un autre point concerne les emballages. Ceux utilisés pour les lessives sont soit en plastique soit en carton. Le référentiel Ecolabel exige que les matières plastiques utilisées soient conformes à la norme internationale ISO1043 visant à harmoniser le marquage de ces matériaux. L’objectif étant d’en faciliter le tri et in fine le recyclage. Les cartons quand à eux doivent être constitués à 80% de matériaux recyclés. De plus, vous précisez que « c’est juste la question du rapport poids du produit et poids de l’emballage qui est pris en compte ». Cela peut paraître anecdotique, mais à notre niveau c’est un élément très important. La réduction des déchets d’emballage est à ce jour une des préoccupations majeures de l’impact de l’Homme sur l’environnement.

    nnn

    En ce qui concerne les phosphates (qui sont interdits par la réglementation depuis juillet 2007), vous indiquez « votre produit de vaisselle ou ménager avec aussi la mention écolabel pourra lui en contenir ». Dans le référentiel Ecolabel Européen « Nettoyants universels et Nettoyants pour sanitaires », le phosphore (sous toutes ses formes) est seulement toléré mais à l’état de trace soit 0.02g par dose recommandée. A noter qu’il est de plus interdit pour les produits vitres certifiés Ecolabel Européen.

    nnn

    Dans votre dernier paragraphe, vous dites : « […] votre lessive achetée en grandes surfaces contiendra peut être des produits pouvant perturber votre santé : des parfums synthétiques (allergisants et polluants), des conservateurs issus du formaldéhyde, benzène, …des principes actifs à base de chlore, phosphonates (elles ont remplacé les phosphates !), perborates, ammoniaque, acide chlorydrique…le tout pour un cocktail allergisant, polluants et cancérigènes ». Comme indiqué précédemment, aucune matière première à plus de 0.01% dans le produit étant allergisante, polluante, cancérigène ne peut être utilisée dans une formule candidate à l’Ecolabel Européen.

    nnn

    Nous voulons également réaffirmer que les Ecolabels (Ecolabel Européen et NF Environnement) ont un impact environnemental considérablement réduit par rapport à un produit standard avec une performance supérieure ou du moins équivalente. Cette performance étant par ailleurs mesurée par des laboratoires homologués et indépendants. Toujours perfectibles, les référentiels des Ecolabels sont révisés régulièrement afin d’en réduire progressivement leurs conséquences sur l’environnement, prenant en compte les avancées techniques du secteur et les exigences légitimes des consommateurs. Ces révisions permettent également de maintenir une certaine sélectivité sur les candidats à l’Ecolabel Européen afin de conserver sa valeur et son intérêt.

    nnn

    Nous serions très heureux d’échanger avec vos lecteurs et vous-même sur notre démarche Ecolabel afin d’expliquer les avantages qu’elle apporte et avoir votre sentiment sur les évolutions que vous verriez comme nécessaires. Cela nous permettra, auprès de nos homologues européens, de contribuer à l’amélioration continue des référentiels.

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    En vous remerciant, Mme Moulin, de nous avoir laissé la possibilité de répondre à votre article.
    nBien cordialement.
    nPeter Q. – AFNOR Certification

  9. Laurence, je ne suis pas juste passée à l’abonnement pour la lessive. Mais, cela a été mon déclencheur à moi et aussi ma grande surprise quand j’ai vu la quantité que j’utilisais pour l’année.

  10. Nadège > j’espère que ce n’est pas juste pour la lessive que tu es passée à l’abonnement ? (lol)

    Esra > pour moi les noix de lavages sont inefficaces, tu n’en trouves pas chez aboneobio, je préfère référencer un baril de lessive écologique concentré qui ne déçoit pas le consommateur mais au contraire le surprenant par son efficacité. Le but étant d’avancer pas de revenir à de la lessive conventionnelle, et je pense que c’est le danger avec le recours aux noix de lavages.

    Sandra > c’est vrai tu as raison de préciser qu’il faut réduire les doses en passant sur de la lessive écologique (de la vraie). Par exemple pour une famille, pour un an, je recommande seulement 2 packs de poudre de 4kg pour le blanc et un baril de 5 l pour la couleur. Cela surprend toujours mais c’est tout ce qu’il faut avec en moyenne 5 lessives par semaine !.

  11. Sans compter que si les utilisateurs continuent à mettre la même dose de lessive par habitude:
    n1. ça leur coutera bien plus cher
    n2. ça polluera beaucoup plus

  12. Esra dit :

    Merci Laurence pour cet article de fond ! La lessive fait tellement partie du décor qu’on n’y pense pas forcément.
    nAprès avoir testé les noix de lavages, je suis revenue pour ma part à la lessive en poudre achetée au magasin bio où j’ai mes habitudes. Et je rage toujours autant quand je vois dans les magasins conventionnels les beaux packaging verts avec petites fleurs…

  13. C’est justement en comprenant l’écolabel que je suis passée à l’abonnement bio !
    nEt en plus, la lessive est plus efficace, avec moins d’emballage et pour finir pour le même cout !