Le vol Paris Amsterdam en bio kérosène avec Air France KLM

Auteur: admin

De l’huile de cuisson usagée pour faire voler les avions. Le Groupe Air France KLM lance ses vols réguliers avec du bio-kérosène sur la Ligne Paris Amsterdam, à compter de septembre 2011. Plus de 200 vols hebdomadaires utiliseront ce carburant recyclé. Ce bio kérosène ne nécessite pas d’ajustements dans les moteurs des avions. Après le vol Francfort – Hambourg lancé dès juillet par Lufthansa, voici donc la 2ème compagnie aérienne à se lancer dans l’usage de bio carburants. Annonce fait par le directeur Camiel Eurlings. Les premiers tests dataient de 2009, et une charte avait été signée par la compagnie aérienne dès septembre 2008, annonçant son intention d’aller vers du biocarburant issus uniquement de sources renouvelables, nécessitant peu d’eau, de terre, ou d’énergie pour leurs productions; et surtout du bio carburant qui n’entrent pas en concurrence avec la filière agroalimentaire. D’où le choix d’utiliser de l’huile de cuisson recyclée. Air France KLM vient aussi de signer un partenariat avec le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies alternatives) pour la production de biocarburants à partir de déchets forestiers.
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nLes bio carburants semblent avoir la cote du coté de l’aérien. Un projet appelé « Biofuel Flightpath  » vient d’être lancé par Airbus, les plus importantes compagnies aériennes européennes, les producteurs européens de biocarburants et la Commission Européenne. L’objectif est de produire chaque année en Europe deux millions de tonnes de biocarburants. (Source EADS). L’objectif du groupe Air France KLM est de parvenir à une croissance neutre en carbone à partir de 2020 et de réduire de 50% de les émissions de CO2 en 2050 par rapport au niveau de 2005. L’espoir de réduire notre empreinte carbone avec un transport propre serait il pour demain ?

4 réponses à “Le vol Paris Amsterdam en bio kérosène avec Air France KLM”

  1. Cathou dit :

    Le secteur aérien est un gros émetteur de gaz à effet de serre (GES) : ses émissions directes représentent 3 % des émissions de GES de l’Union européenne. Ces émissions n’ont d’ailleurs jamais cessé de croître (elles ont presque doublé depuis 1990 !) et tout indique que cette croissance se poursuivra si aucune mesure n’est adoptée. Partant de ce constat et face à l’inaction de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale), l’Union européenne a décidé d’inclure le secteur aérien dans le système d’échange de quotas d’émission de GES.

    nnn

    Cette directive impose que la Commission européenne calcule les émissions historiques du secteur aérien afin de fixer les limites maximales d’émissions de CO2 admissibles pour les années 2012 à 2020. En effet, dès 2012, les exploitants aériens devront compenser leurs émissions de CO2 par la remise de quotas (chaque quota équivaut à une tonne de CO2 relâchée dans l’atmosphère). Et pour que ce système ait un impact environnemental positif, il a été décidé que le nombre de quotas disponibles soit limité et en quantité légèrement insuffisante au regard des émissions passées.

    nnn

    Concrètement, pour l’année 2012, l’ensemble du secteur aérien disposera d’un volume de quotas s’élevant à 97 % de ses émissions historiques ; et pour la période 2013-2020, le plafond est fixé à 95 %.

    nnn

    En d’autres termes, on force le secteur aérien à réduire ses émissions de CO2. A défaut de rendre un nombre de quotas correspondant à ses émissions de CO2, l’exploitant aérien sera puni d’une amende de 100 € par quota manquant.

    nnn

    Les estimations prévoient que l’application du système européen d’échange de quotas d’émission de GES permettra de réduire, d’ici 2020, les émissions de CO2 du secteur aérien de 46 % par rapport à l’hypothèse, où aucune mesure de diminution de ces émissions n’aurait été adoptée.

    nnn

    J’ai relevé cette info il y a quelques temps, je te laisse le soin de la parcourir : http://www.naturavox.fr/climat/arti

    nnn

    Bon week-end 🙂

  2. Cathou dit :

    Tu as raison. L’huile de friture représente déjà, « un cap important pour rendre l’aviation plus durable » : http://www.enviro2b.com/2011/06/27/

  3. Merci Cathou pour ces précisions. Effectivement le recours à du »bio » carburant qui ne soit pas en concurrence avec l’agroalimentaire. On ne doit pas aller sur le terrain de la déforestation ni de la concurrence à la production de nourriture. Là Air France KLM affiche le recours à du recyclage d’huile usagée.

  4. Cathou dit :

    Bonjour Laurence,

    nnn

    Savais-tu que l’industrie aéronautique européenne soutenue par la Commission européenne prévoyait d’annoncer à l’occasion du salon, son projet d’utiliser 2 millions de tonnes d’agro-kérosène par an, en 2020. Pour cela, près de 3,5 millions d’hectares pourraient être nécessaires – soit la taille de la Belgique – avec des conséquences environnementales graves. KLM et Virgin Atlantic ont déjà procédé à des tests avec différents mélanges d’agrocarburants et la Lufthansa lance son premier vol commercial cette année, peut on lire dans un communiqué de presse.

    nnn

    « L’industrie aéronautique européenne vole à contre courant. Les agrocarburants aggravent la pauvreté et la faim, poussent à l’accaparement des terres et à la déforestation. Ils font flamber les prix alimentaires et risquent de détruire les climats au lieu de les sauver. Ces nouveaux objectifs d’utilisation des agrocarburants ne sont qu’un écran de fumée, destiné à cacher l’expansion de l’industrie aéronautique, mais qui n’apporte en aucun cas les réductions d’émissions nécessaires », déclare Robbie Blake, chargé de la campagne Agrocarburants des Amis de la Terre Europe.

    nnn

    L’étude des Amis de la terre démontre que les plans européens concernant les agrocarburants ont des conséquences sociales et environnementales désastreuses. Parmi les plantes controversées qui doivent être incorporées dans le mélange d’agrocarburants pour les avions, on trouve l’huile de palme – alors que sa production est intimement liée à la destruction des forêts tropicales, à des pertes irrémédiables de biodiversité et à des violations des Droits humains – ainsi que le jatropha présenté comme une plante miracle, alors qu’en réalité c’est un des moteurs de l’accaparement des terres en Inde et en Afrique.

    nnn

    Source : http://www.actualites-news-environn