Le crédit d’impôts des agriculteurs bio en hausse en 2012

Auteur: admin

En fin d’année 2010, l’Etat avait décidé de diminuer de moitié le crédit d’impôts accordé aux agriculteurs bio, passant de 4000 euros à 2000 euros. Là on apprend que le Ministère de l’Ecologie accorde une légère augmentation de 500 euros, soit 2500 euros. Sauf que cette mesure reste insuffisante pour soutenir la filière de l’agriculture bio. Les consommateurs réclament des produits bio dans leur panier, sauf qu’aujourd’hui la France n’arrive pas à fournir, et les importations font recette dans les hypermarchés. Dans le Grenelle de l’environnement, il était pourtant bien prévu de tripler les surfaces cultivées en bio en 2012 pour arriver à 6 % de la surface agricole utilisée. Pour mémo, fin 2009, on en était encore à 2.6 %.

n
nOn a juste oublié que la conversion du convention en bio prend du temps (3 à 5 ans) avec une perte importante pendant cette période, de rendement et de revenus, et sans compensation comment vont ils pouvoir vivre ces agriculteurs ? Certes on réclame une alimentation bio, gage de santé, à la maison comme dans les cantines, mais pourquoi ne pas inverser franchement la tendance et encourager fortement tout ceux qui veulent se lancer dans cette voie ? Pourquoi continuer à maintenir une inégalité dans les subventions accordées aux producteurs ? Le bio (local) est bénéfique pour notre environnement, bénéfique pour notre santé; bénéfique pour la création d’emplois non délocalisables. Et chaque citoyen peut agir aussi par ses achats
n
nPour mémo, je vous invite à relire l’article écrit en fin décembre 2010 :

n

3 réponses à “Le crédit d’impôts des agriculteurs bio en hausse en 2012”

  1. Cathou dit :

    Tu as raison de relever tous les détails de l’article, alors vois-tu Laurence, quand je relis les écologistes craignent les « déserts ruraux » : http://www.lafranceagricole.fr/actu
    net
    n« Il y a des paysans qui sont au bout du rouleau, ils n’ont plus d’argent » : http://www.lavoixeco.com/actualite/

    nnn

    … conclusion : la situation devient vraiment pénible. Ras-le-bol de voir la santé et le bien-être (notre bien commun) bousillés.

  2. Merci Cathou pour le lien 🙂

    Je lis « plus de 10 % des terres agricoles de Paca sont bio, dix fois plus que dans le bassin parisien, la Champagne ou la Picardie. Dans ces terres fertiles aux grandes cultures, les paysans ont du mal à se mettre à l’heure de l’agriculture biologique »… »Économiquement, les cours élevés actuels des céréales n’incitent pas le paysan à changer ses habitudes, d’autant que les rendements sont 30 % inférieurs par rapport à un système utilisant des produits chimiques »… »lors que l’offre peine à décoller, la demande, elle, s’envole. La part du bio n’atteint certes encore que 2 % des dépenses alimentaires des ménages. Mais le marché a progressé de 32 % en 2 ans et la restauration collective a triplé ses achats bio. Résultat, les importations représentent un peu plus du tiers des produits bio consommés en France. »

  3. Cathou dit :

    J’ai pensé à toi, en relevant cet article – Les grandes cultures ont du mal à passer au bio => http://www.lefigaro.fr/conjoncture/