En 10 ans de bio

17 février 2012
Auteur: admin

Le marché des produits Bio a quadruplé en 10 ans pour approcher les 4 milliards d’euros en 2012 pour la partie alimentaire : 2 fois plus d’exploitations biologiques (23100 contre 10364 en 2001), pour couvrir 950 000 ha (contre 419 750 ha en 2001), avec une part qui reste faible (3.09 % en 2010) loin des promesses du Grenelle (6 % souhaitée en 2012). L’ensemble de la filière a profité de cet essor. Les entreprises de transformation et de distribution bio sont désormais 12 000 (contre 5390 en 2001). Les français sont de plus en plus nombreux à consommer des produits bio et à diversifier leur panier : 40 % consomment au moins 1 produits bio une fois par mois, 6 % tous les jours et 20 % une fois par semaine au minimum. Au cours de l’année 2011 ils auront été 60 % à consommer des produits bio (contre seulement 47 % en 2001). Et la tendance va s’accentuer puisque 96 % de ces consommateurs envisagent de maintenir cette pratique voire même d’augmenter leurs achats en bio (18 %). Le panier aussi a évolué, désormais on y retrouve des produits bio issus de 9 familles différentes. 44 % des français ont acheté des produits bio qui ne sont pas alimentaires : produits d’entretien ménagers (35 %), produits de cosmétique bio, (27 %), produits de jardinage (17 %), et textile (9 %). Si on regarde cette fois uniquement les acheteurs de bio, 63 % d’entre eux achètent des produits ménagers bio et 51 % des cosmétiques bio.

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nLa vente directe séduit de plus en plus les français : elle pèse 392 M€ soit 11% de la valeur du marché bio en 2010, et concerne désormais 1 exploitation sur 2, en prioritairement celles qui proposent des fruits et légumes, des produits d’élevage ou issus de la viticulture. La crise a permis aussi de supprimer certains intermédiaires.
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nEn 2011 le bio, pour les consommateurs français, c’est :

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  • une solution pour contribuer à préserver l’environnement (82 %)
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  • une offre de produits plus naturels car issus d’une culture sans intrants chimiques (82 %)
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  • une qualité nutritionnelle préservée (71 %) et plus de saveurs (61 %)
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  • la nécessité d’une main d’oeuvre plus important pour la production (68%)
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Et pour ceux qui en achètent déjà, le bio c’est :

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  • une solution pour préserver sa santé (93 %)
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  • la sécurité d’avoir des produits sains (90 %)
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  • la garantie d’un bien être animal (77 % contre 66 % en 2006)
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  • une réponse à un souci d’éthique (70 % contre 50 % en 2006)
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  • un bon rapport qualité prix ( 69%)
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Ils achètent où du bio ?
nLes achats en grandes surfaces perdent du terrain avec 65 % des acheteurs ( contre 70 % l’année passée). Les marchés restent ancrés dans la tradition (43 % des consommateurs y achètent leurs produits bio). Viennent ensuite les magasins spécialisés (31% ), les fermes (26 %) …
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logo produits bio marque AB et logo européen
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nA quel logo bio se fier ?
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nLes logos apposés sur les produits bio ne sont pas les mêmes selon les typologies de produits. Pour l’alimentation, actuellement 2 logos sont reconnus par le public majoritairement : La marque AB (89% des Français le reconnaissent, contre seulement 10 % en 1998 et 41 % en 2001). Et 39 % reconnaissent également le logo européen.
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nDu bio dans ma cantine ?
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nLes usagers des cantines d’ entreprises, des écoles, des hôpitaux, …verraient bien plus de bio dans leur assiette. Plus de la moitié des actifs français apprécieraient de pouvoir y gouter. Et pourquoi pas aussi dans les distributeurs automatiques (41%)
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nSource : http://www.agencebio.org/upload/actu/fichier/DPconf_14022012val.pdf

7 réponses à “En 10 ans de bio”

  1. cpolitic dit :

    Sauf que la production française est à la traîne, le lobby agricole (FNSEA et semenciers) n’ayant pas vu (ou voulu voir) la révolution en cours…
    nConsternant d’être obligé d’importer des produits bio, supprimant de facto le côté développement durable avec de longs et couteux transports polluants.
    nUne petite loi: toutes les cantines de primaire ou collège avec 50% de bio.
    nNul doute que ça donnera un coup de fouet et plein d’idées aux maraichers!

  2. la demande augmente mais l’offre ne suit pas et effectivement le bio lié à l’importation ça devient du n’importe quoi. Il vaut mieux se rapprocher des producteurs locaux et faire en sorte de travailler avec eux pour qu’ils réduisent leur part d’entrants chimiques. Si la production était assurée d’être vendue, sur un bassin de proximité, alors ils seraient plus enclin à accepter une évolution des pratiques/ En attendant effectivement vaut mieux regarder la provenance. D’ailleurs c’est un item qui est ressorti fortement dans ce baromètre. Les français accordent de l’importance à l’origine géographique.

  3. Didier dit :

    Bonjour,
    nMerci de tous ces chiffres mais… d’où vient l’étude ? Qui l’a faite ?
    nC’est super intéressant mais, pour pouvoir le diffuser et faire du « bruit » autour de ces bonnes nouvelles, je ne peux pas le faire sans avoir la source…

  4. Didier > vous avez le lien tout en bas de l’article :). Ces données proviennent de l’agence bio

  5. Mike dit :

    Bonjour,

    nnn

    J’ai découvert votre blog car fondé sur la même philosophie que le mien : l’éducation du consommateur 🙂

    nnn

    C’est très important dans la jungle de la consommation !

    nnn

    Bien à vous.

  6. Beaucoup de chiffres qui donnent pas mal d’informations ! Il faut continuer à communiquer sur l’intérêt du bio, ses avantages, sans cacher ses améliorations possibles. Pour cela, nous avons fait un dossier très complet qui fait le tour de nombreuses interrogations que nous en sommes en droit de nous poser ! C’est ici : http://www.natura-sciences.com/agri

  7. Obelligne dit :

    C’est un bon article. Le bio a de plus en plus de succès auprès des consommateurs, cependant, le prix reste tout de même coûteux.

    nnn

    Par contre, comment être sûr qu’un produit porte bien le bon logo et non une copie car j’ai déjà vu des reportages concernant des produits qui étaient bio mais,qui après une étude plus poussée se retrouvaient non conforme.