Faut-il taxer la viande pour respecter les accords de Paris?

Auteur: aboneobio

L’élevage,  producteur de gaz à effet de serre

Alors que la FAO estime que l’industrie de l’élevage serait responsable aujourd’hui de 14.5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l’impact environnemental de cette industrie est donc à prendre en compte.

D’autant plus qu’avec un consommation de viande et de lait continue au même rythme, plusieurs études attestent que le secteur agricole sera responsable de l’émission de 20 gigatonnes de CO2 par an.

Beaucoup trop, quand on sait que les accords de Paris ont établie une limite de 23 gigatonnes par an. Avec 3 gigatonnes d’émission restant pour les autres acteurs de l’économie mondiale, il faut trouver des méthodes de réduction du carbone. C’est pourquoi plusieurs pistes sont étudiées.

Réduire la consommation de viande

C’est le cas du réseau FAIRR qui a publié un livre blanc le 12 décembre dernier, proposant la mise en place d’une taxe comportementale. Il en existe déjà sur certains produits comme celle applicable sur le sucre ou le tabac. Même si aucune montant n’a été retenu, le rapport propose la mise en place d’un prix fictif interne comme cela est le cas sur le carbone.

La Suède et le Danemark ont déjà étudié cette approche. Copenhague avait d’ailleurs envisagé de mettre en place une taxe de 2.7dollars par kilogramme.

Dans la même approche, Le ministre de la Transition Écologique, Nicolas Hulot, avait émis en novembre dernier un avis favorable pour la mise en place d’un menu végétarien par semaine dans les cantines.

Des économies à la clé, le bien-être animal en plus

L’élevage animal entraine aussi une augmentation des risques d’épidémies animales tel que la grippe aviaire qui ont des conséquences financières et humaines parfois dramatiques. Réduire la consommation, c’est aussi donner la possibilité de réduire la taille des cheptels et de revenir à un élevage qui respecte le bien-être animal. Moins de pertes pour les entreprises, plus de marge pour les producteurs qui pourront valoriser la qualité de leur élevage.

Et c’est sans compter les conséquences induite par cet élevage de masse façon ferme des 1000 vaches. Plus d’animaux signifie plus de risque de maladies. Pour cela, il y a plus de traitements antibiotiques et donc un qualité de viande moindre.

De nombreuses études ont maintenant aussi fait la preuve que consommer trop de viande était mauvais pour la santé: diabète, obésité, trouble cardio-vasculaire…en consommant moins ont réduire le risque de dépenses médicales couteuses. Début 2017, l’ANSE a d’ailleurs réduit ces quantités recommandées de consommation de viande qui ne devrait pas dépasser 500gr par semaine et par adulte.

 

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