Pénurie de sable, c’est pour bientôt

Auteur: aboneobio

Le sable est bien souvent synonyme de vacances et bons moments dans l’inconscient collectif. Des premiers châteaux de sables à nos amourettes de vacances, il nous rappelle des souvenirs joyeux! Mais si l’extraction du sable continue sur la même lancée, les générations futures pourront dire adieu aux plages d’ici 2100. 

Le marché doré du sable

Le sable est un élément clé dans notre vie de tous les jours, il entre dans la composition d’une multitude d’objets du quotidien. De la pâte dentifrice aux panneaux solaires, il est omniprésent. Il est devenu aussi précieux que le pétrole, avec une demande qui a augmenté de 360% depuis 30 ans, son accès devient un enjeu majeur.

L’industrie de la construction est le secteur qui consomme le plus de sable.  En effet alors qu’il faut 1/3 d’eau et de ciment pour construire le béton il en faut 2/3 de sable. L’explosion de la demande de sable vient de l’urbanisation et de l’augmentation de la population mondiale. Comme on peut le voir sur l’infographie ci dessus, la courbe de production mondiale de ciment suit de très près le taux d’urbanisation mondial. 60% de la production mondiale de sable est consommée par la Chine. Cette dernière construit depuis des décennies des infrastructures et des villes à la pointe de la technologie.

Le sable marin : objet de toutes les convoitises

Si vous pensiez au sable du désert et bien c’est raté. Seul le sable marin peut être utilisé pour faire du ciment. Malheureusement il représente moins de 5% du sable présent sur terre. L’extraction du sable marin se fait par dragage. Un procédé qui consiste à aspirer le sable à l’aide d’un long bras monté sur un bateau. En aspirant ce sable, les bateaux détruisent l’habitat naturel des animaux. En conclusion, ils ne peuvent plus se nourrir et finissent par mourir.

Sa surconsommation pose un véritable problème environnemental. C’est sans compter sur l’avancée de la mer, qui détruit les habitations au bord de la plage. Après l’air et l’eau, le sable est la ressource la plus consommé au monde. Malheureusement nous en consommons à un rythme plus élevé que la terre n’est capable de produire.

La guerre du sable

Face à la surconsommation de sable certains pays ont pris des mesures. Arrêt de l’exploitation du sable marin ou des exportations, mise en place d’une surveillance du littoral font partis des solutions. Cependant cela ne suffit pas à arrêter l’extraction illégale du sable. Plusieurs cas d’extractions illégales ont été signalé au Maroc, en Indonésie, au Sénégal mais aussi en Ecosse, au Cambodge etc….

Les autorités ont du mal à surveiller le littoral et les revenus provenant de son extraction sont souvent la seule source de revenu pour la population. Chose encore plus grave des mafias du sable opèrent un peu partout dans le monde.

Devant des projets immobiliers de plus en plus gigantesques, la demande ne cesse de croître. Certains pays n’hésitent pas à importer du sable de contrebande. En Indonésie, 25 îles ont déjà disparues à cause de cette surconsommation de sable. Singapour est notamment pointé du doigt. Le pays qu’on appelle la Suisse d’Asie ne cesse d’accroître son territoire sur la mer avec un sable dont la provenance est douteuse.

Comment agir en tant que citoyen ?

De nombreuses alternatives au sable existent. Ainsi, le verre fabriqué à partir de sable siliceux, en le recyclant, on peut remplacer le sable par le sable de verre. Les bâtiments éco-responsables sont aussi une alternative au sable, préférez par exemple l’usage ancestrale de la terre cuite (durable et peu cher) au béton armé.

Engagez-vous dans le combat! L’association le Peuple des Dunes dans la baie de Lannion au Nord de la France en est un bel exemple. Plusieurs projets d’extraction de sable au large on été annulé en invoquant les dégâts écologiques causés par cette activité.

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