Locavore : et pourquoi pas vous ?

Auteur: aboneobio

Vous vous intéressez à la tendance du locavore. Respect de l’environnement, transparence sur l’origine des aliments, saveurs d’antan, reconnaissance des agriculteurs et artisans du coin… Sur le papier, les idées sont belles ! Mais si la théorie est un pays, la pratique en est un autre. Alors, comment sauter le pas ?

Locavore, pourquoi pas vous ?

Mode de consommation de nos parents et grands-parents, la vente directe chez le producteur, les artisans et les petits commerçants et les razzias au marché, si possibles biologiques, reviennent au goût du jour. Avec un plus côté innovation grâce à l’arrivée des commandes sur internet de produits locaux. A l’heure où toutes les modes ont un nom, cet approvisionnement de proximité s’appelle la tendance du locavore. Pour vous « convertir »…

Sortez de vos habitudes

Le premier pas, le plus difficile à faire… sortir de vos réflexes ! Le choix au supermarché, les aliments ultra-transformés sous-vides, le détour au rayon « livre » ou « cosmétique », tous ces repères disparaîtront si vous consommez local. Commencez donc par faire la moitié de vos courses au supermarché, et le reste en vous approvisionnant auprès des commerçants ou des agriculteurs qui ne vendent que des produits locaux. Ne serait-ce que pour goûter, tester, évaluer l’équilibre de votre budget.

Rappelez-vous que changement ne rime pas forcément avec franche rupture. « Rien n’oblige à changer de régime alimentaire si l’on opte pour les circuits courts », peut-on lire dans l’ouvrage « Et si on mangeait local ? ».  Même si en règle générale, « l’abondance, la variété et le goût des produits de la terre incitent à manger plus de fruits et de légumes ». Autre avantage, avec des produits frais et de saison, le fait maison revient sur le plan de travail. Exit « le recours aux plats tout prêts de l’industrie agroalimentaire, (…) de véritables cauchemars pour les diététiciens ».

Renseignez-vous sur les circuits-courts autour de vous

Étant donné l’ampleur de l’alimentation dite locavore, vous trouverez facilement des contacts d’associations, de boutiques, de ventes à la ferme. En ville, pour trouver l’AMAP* la plus près de chez vous, rendez-vous sur le site Réseau AMAP. Toutes les adresses françaises y sont répertoriées. Pensez aussi aux points de vente collectifs (PVC), rassemblant « une dizaine ou une vingtaine de producteurs en général pour mettre sur pieds un magasin de vente directe ».

Pensez collectif !

Vous pouvez aussi optimiser des collectes à la ferme ou à l’AMAP en prenant le panier pour votre entourage, et changer de responsable chaque semaine. Déplacez-vous à vélo pour aller chercher votre panier si le temps de trajet et le poids de vos provisions le permettent. Ainsi, vous réduisez votre empreinte écologique et allez donc encore plus dans votre démarche.

En chiffres

Dans le top 10 des aliments vendus en circuits-courts, on trouve les légumes (67%), les fruits (45%), la viande (23%), les fromages (13%). Viennent ensuite la volaille (9%), les œufs (6%), le pain (5%) et les yaourts (4%). Enfin, ex-æquo à 2%, les produits de la mer puis le vin et les alcools.

*Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne

Sources : « Et si on mangeait local ? Ce que les circuits courts vont changer dans mon quotidien », Patrick Philipon avec Yuna Chiffoleau et Frédéric Wallet – Editions Quæ, 167 pages

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2 réponses à “Locavore : et pourquoi pas vous ?”

  1. aboneobio dit :

    C’est bien corrigé! Merci Hervé!

  2. Bonjour,

    AMAP signifie Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne 🙂
    Par agriculture paysanne, on entend une agriculture modeste dans ses ambitions, à taille humaine et localisée au plus proche des consommateurs.

    Cordialement.